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ACCESS, la série : Amir El Kacem vous raconte les coulisses !

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ACCESS, c’est la série d’Ahmed Sylla ! Lors de l’avant-première sur Paris, le patron de C8 Franck Appietto a expliqué que les spectacles d’Ahmed Sylla avaient cartonné sur l’antenne et que quand le comédien est venu avec son équipe ACCESSS (Thomas Pone, Moussa Sylla et Varante Soudjian) lui présenter son projet de série, il n’a pas hésité longtemps avant de signer. C’est une série au format 26 minutes qui compte 20 épisodes pour la première saison.

ACCESS suit la vie et le travail de Yanis, jeune star d’Internet, dont le duo qu’il formait avec Tristan vient de prendre fin. Fraîchement recruté dans l’émission TV en perte de vitesse « Sketchs & Associés », Yanis n’a d’autres choix que de s’imposer au sein d’une nouvelle équipe qui lui cache difficilement son scepticisme et de conforter le choix d’embauche d’une productrice qui semble beaucoup (trop) miser sur lui… J’ai vu 6 épisodes de la série en tout et rencontré Amir El Kacem qui joue le rôle de Tom. L’acteur m’a raconté les coulisses de la série en interview !

© Caroline Dubois

Tout d’abord, comment êtes-vous arrivé sur le projet ACCESS ?

Amir El Kacem : « Tout a commencé le jour où je me retrouve sur le film de Ludovic Bernard, L’Ascension. Un film avec Ahmed Sylla. Mon agent me propose pour un des rôles d’ami d’enfance d’Ahmed dans le film. Je suis ravi de le faire, le projet m’intéresse. J’avais une petite participation dans ce film mais je rencontre un mec en off, dans les loges, une vraie rencontre. On commence à faire les fous pendant 3-4 jours et il y a un truc qui s’installe, une amitié. Au début, on n’y croit pas parce qu’on vient à peine de se rencontrer. Il y a un vrai coup de foudre. Les choses passent. On reste en contact. On s’appelle de temps en temps, il est très occupé, il a sa tournée. Il a plein de bonnes choses qui lui arrivent. Il me rappelle au mois d’avril-mai, Amir, il faut que je te parle t’es où ? Je lui dis que je suis au téléphone sur un autre film dans lequel tu serais peut-être. Il me dit : ‘Ecoutes, laisse tomber j’ai un rôle pour toi dans la série que j’ai écrite, c’est un des rôles principaux’. Il m’a dit ça, j’étais dans la rue. Je ne savais rien de où, quoi, comment, j’avais aucune info. Ensuite, de fil en aiguille, on se rencontre, on commence à lire et on se rend compte que c’est juste un personnage sur-mesure. Il l’a écrit  un personnage en pensant à moi. Il me l’a dit après, les auteurs ont pensé à moi, de ce qu’ils savaient de moi. A chaque fois je dis merci à Ahmed de m’avoir donné ce rôle et il me dit ‘Mais, non ne me remercie pas si t’es là, c’est parce que tu es bon’. . Moi, ça me touche qu’il me dise ça parce que ce n’est pas juste un geste pour me faire plaisir. On ne fait pas plaisir dans ce métier. Moi, j’ai pris ça pour un truc d’amitié mais il y a encore plus que ça le mec me fait confiance en tant qu’acteur. Je suis doublement flatté, doublement heureux. On a passé plus que 80 jours sur cette série ensemble ».

Dans la série, Tom c’est un peu l’ancien Yanis de la bande et maintenant, il fait ce qu’il a subi par les deux autres à Yanis. Qu’en pensez-vous ?

Amir El Kacem : « Tom, c’est un mec qui n’a pas du tout confiance en lui. Il voit arriver ce mec, il le sent tout de suite très talentueux. Il voit que Valérie lui fait du gringue, ça le met plus en déroute. ça le rend nerveux donc il s’en prend à lui, il le rabaisse. Mais au fur et à mesure des épisodes, il y a quand même une vraie complicité entre les deux. Il voit en lui un vrai rival autant sur le plan professionnel que sentimental. Il ne supporte pas que Valérie pose les yeux sur quelqu’un d’autre parce que jusque-là, c’était le seul sur qui elle posait ses yeux ».

Une des particularités ACCESS, c’est les sketchs. Comment avez-vous travaillé cette particularité ?

Amir El Kacem : « Pour nous, les sketchs c’était l’occasion de se lâcher complètement, de sortir des codes du jeu. On tire les traits au maximum. C’était l’occasion de quitter le sérieux du jeu de la série. On avait l’occasion de raconter ce que l’on peut pas raconter dans un film. De tirer de façon grotesque ce que l’on peut pas dire, ce qui est facilement censurable. Le sketch, c’était l’occasion de dire ce que l’on avait envie de dénoncer tout en tirant au maximum en étant un peu dans le subliminal. Mais, il ne faut pas que ça le soit trop parce qu’il faut qu’on sente qu’on est dans du second degré qu’on se moque de ce que l’on est entrain de raconter. C’était l’occasion de contrer ce que l’on pouvait nous dire ‘ah mais vous avez pas honte de faire ça’ mais nous on le joue, on en rit du coup, on peut rien dire parce qu’on le dénonce en riant de ça. Toutes les frustrations que l’on pourrait avoir on les bazarde dans les sketchs ».

Avez-vous proposé des sketchs ?

Amir El Kacem : « Oui. Il y en a qui sont crées sur le moment. Créer par nous, par tout le monde. Un moment je disais il faudrait absolument qu’on fasse ça, ça, ça et ça état crée de toute pièce. Les auteurs étaient toujours là toujours à l’écoute pour dire ça c’est un truc qu’on pourrait faire. Ils étaient toujours là à nous observer derrière l’écran, derrière le combo. Ils étaient tout le temps entrain de créer car tout n’a pas été écrit avant. Ils créent au fur et à mesure en fonction de la matière et des personnages. Moi, mon personnage a évolué. Tous les personnages ont évolué. C’est quasi du temps réel ».

Il y a un épisode qui sur une gestion de crise face à un bad buzz et les clichés fusent dans cet épisode. Ne craignez-vous pas que le public mal-interprète les clichés ?

Amir El Kacem : « ça peut être mal interprété. Il y en a qui le prendront mal. Mais à partir du moment où il me voit en jouer. Parce que si je me vexe tout le long de la scène, j’arrête de parler, je sors et je claque la porte. Si je suis encore là et que je passe par un autre truc ce que je veux laisser entendre, c’est que ça rentre par une oreille et ça ressort par l’autre. C’est vexant, mais il faut s’adapter. Personne aujourd’hui me dit des trucs comme ça. Peut-être que certains le pensent, certains font ce genre d’amalgame. Aujourd’hui, j’ai la chance de le jouer parce que je n’inspire pas du tout ça. J’en suis convaincu. J’ai comme encore un capital confiance. Moi, Amir dans la vie, je sais que je n’inspire pas ce genre de pensée. La façon dont Tom le joue, ça montre que le mec a un petit malaise et que ça le touche et que si ça le touche c’est qu’il a une petite faille. Moi, j’en joue. Le personnage doit en jouer. Pour que celui qui a dit ça passe pour quelqu’un de ridicule ».

On est d’accord, il faut prendre la série au second degré ?

Amir El Kacem : « Obligé. Surtout les sketchs il y a pas une seule fois où on se prend au sérieux à les faire

Alors, je confirme il faut regarder la série avec beaucoup de second degré voire du quatrième degré ! Parce que même si le concept de la série est intéressant et qu’Ahmed Sylla et ses comparses dont Amir El Kacem sont bons,  il y a des blagues lourdes et parfois, très gênantes. L’épisode 2, le mot « macaque » m’est resté en travers de la gorge surtout vu dans le contexte dans lequel il est prononcé, une battle de rap. C’est un style d’humour très spécial même si parfois, il y a de bonnes blagues dans certains épisodes comme celui qui s’attaque aux journalistes. Les épisodes sont très inégaux tout comme l’humour qui encore une fois doit être pris au second degré impérativement. D’ailleurs, Amir El Kacem le dit lui-même. La tentative de Yanis de se faire un nom dans le milieu est valable et c’est d’actualité surtout chez les jeunes. Heureusement, c’est la cible de la série donc il est fort possible qu’ACCESS leur parle. Mais le monde dans lequel évolue le personnage de Yanis est bien trop cliché. Quant Ahmed Sylla, il est excellent dans ce rôle sur mesure !

 

 
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