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Al Dorsey : Interview du duo Alban Casterman & Guillaume Ducreux

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Al Dorsey est le seul détective privé de Tahiti parce que là-bas les enquêtes se font rares, tout le monde est content et heureux ! Même le meilleur ami d’Al Dorsey, Sando, rencontre des difficulutés à exercer son métier d’inspecteur de police car le calme règne en Polynésie française. Lors de l’avant-première parisienne de la série Al Dorsey, j’ai eu la chance de rencontrer le duo Al Dorsey et Sando ou Alban Casterman et Guillaume Ducreux, tous deux m’ont raconté cette incroyable aventure qu’ils ont vécu à 24h d’avion de Paris en Polynésie française pour un beau projet celui de la première série réalisée à Tahiti !

 

Al Dorsey et Sando : un duo très spécial !

Comment vous êtes retrouvé sur le projet Al Dorsey ?

Alban Casterman : « En fait, la directrice de casting est une personne avec qui j’avais déjà travaillé à plusieurs reprises et qui a pensé à moi. Donc, j’ai passé des essais et j’ai eu la chance d’être celui qui a été choisi et pouvoir partir à l’autre bout du monde ».

Guillaume Ducreux : « Tout simplement par mon agent en passant des castings ».

Quelle a été votre première impression à la lecture du script ?

Alban Casterman : « Cela a été décidé assez tardivement. J’ai été confirmé quinze jours avant de partir. Alors, quand j’ai reçu les scripts, j’ai eu un grand moment d’effroi car je me suis dit qu’il y aurait beaucoup de travail sur finalement peu de temps. On a tourné sur 37 jours pour un 6×52 minutes, c’est hyper rapide. Ce qui était important pour moi, c’est de garder une ligne directrice du personnage et laisser les autres graviter. Si je vais trop loin dans le truc, je vais me perdre dedans parce que c’est trop dense sur si peu de temps. Il faillait laisser les autres faire monter la sauce ».

Qu’est-ce qui vous a plu dans le personnage d’Al Dorsey ?

Alban Casterman : « C’est son envie de trouver les réponses et d’aller de l’avant en permanence. Il a des boulets aux pieds que ce soit de sa famille ou de ses amis. Sando, son meilleur ami, va un peu l’utiliser. Il va utiliser ses contacts et ses moyens d’information pour pouvoir lui gérer sa propre enquête. Finalement, il trahit un peu l’amitié de cet ami d’enfance. Cette envie de se battre et d’aller toujours de l’avant quoiqu’il arrive parce que ça touche des cercles beaucoup plus grand avec sa femme qui va être kidnappée. Il est obligé de tenir et il se met comme un vrai challenge d’aller au bout ».

Pourquoi le rôle de Sando et pas celui d’Al Dorsey ?

Guillaume Ducreux : »Parce qu’on m’a casté pour le rôle de Sando et pas pour l’autre. C’est comme tous les castings, ils ont une recherche par rapport à l’énergie de la personne, au physique, il y a plein de chose qui sont indépendantes de ma volonté. Après une fois que j’étais casté dans ce personnage-là, en lisant les scènes, je pense que naturellement Sando me correspondait plus par rapport à mon énergie. Sando est plus proche de moi que Al Dorey naturellement. ça tombait bien que ça tombe sur ce personnage pour moi ».

Comment avez-vous travaillé le duo Al Dorsey et Sando ?

Guillaume Ducreux : « C’est un tournage où il faut aller vite, on arrive deux semaines avant le tournage. C’est des grosses journées donc il faut être tout de suite dedans. On n’est pas comme sur un long-métrage où on va tourner 2-3 minutes jour, là il faut rentabiliser les journées. On n’a peut-être pas le temps de bosser à fond à deux. Mais l’avantage que j’ai eu avec Alban, c’est qu’on s’est tout de suite bien entendu et on s’entend très bien même aujourd’hui. On est devenu ami. Donc, naturellement il y a une complicité. On était tout le temps ensemble là-bas.

 

Al Dorsey : le tournage paradisiaque en Polynésie Française !

Le tournage en Polynésie française, un rêve ?

Alban Casterman : « Je ne pensais qu’on me demanderait d’aller à l’autre bout du monde pour tourner. C’est un cadeau incroyable. C’est la première fois que je découvrais la Polynésie, un vrai coup de coeur. Je vous cache pas que j’espère qu’on aura l’occasion d’y retourner. Je souhaite à tout le monde de pouvoir aller mettre les pieds là-bas ».

Guillaume Ducreux : « C’est l’autre bout du monde, on y va qu’une fois dans sa vie. C’est quand même 24h de voyage, 12h de décalage horaire. C’est deux mois de tournage. C’était fort ! Surtout que j’ai été prévenu deux semaines avant le tournage ».

Question tournage : des différences majeures ?

Alban Casterman : « Il faut comprendre que géographiquement, on est au milieu du Pacifique, des petits îles. La Polynésie c’est de la taille de l’Europe quand on prend les extrémités mais en terme d’île c’est tout petit partout. On sent vraiment qu’il y a de la débrouille. Il y avait un technicien sur le plateau qui trouvait toujours un moyen de faire les plans qu’on voulait faire. Je pense qu’il y a beaucoup de technicien en France qui ne penserait pas forcément à ça. Alors, c’est peut-être parce qu’ils sont aussi obligé de se débrouiller. Faire venir du matériel au milieu du Pacifique, c’est pas simple et il y a des coûts. Donc, on essaie d’être un peu à la débrouille et pour le coup, ils trouvent des solutions qui sont juste hallucinantes. Moi, j’ai vraiment eu le sentiment de fabriquer un film. D’être vraiment au coeur du truc, on participait. Il m’est arrivé parfois d’éclairer ma propre scène parce qu’on avait pas assez de projecteur. Je faisais partie de l’équipe artistique. C’était hyper plaisant de jouer sur ce tableau là, ce que l’on ne fait pas en France ».

Une anecdote de tournage ?

Alban Casterman : « Dans le premier épisode, j’arrive chez Toti en voiture, c’était notre premier jour de tournage. En fait, on avait beaucoup de mal à trouver la voiture parce que dans le livre, il a un 4L sauf qu’en Polynésie des 4L il n’y en a pas. En fait, il y en a deux. Il y a une qui était sur une autre île et c’était compliqué et il y avait celle-là qui était dans un état lamentable. Le premier jour de tournage, je tournais avec la 4L. La veille, on me dit la 4L est arrivée, est-ce que tu veux l’essayer ? Je l’essaie et je me rends que ça va pas. Je passe les vitesses, ça cale donc je me dis ça va être compliqué de jouer et gérer la voiture. Finalement, le premier jour de tournage, on a dû se débrouiller. En fait, il y a cinq techniciens qui me poussent dans un plan en pente et je fais semblant d’arriver avec la voiture. Et on voit rien du tout ».

Avez-vous ressenti une certaine pression d’être le héros de la première série réalisée à Tahiti ?

Alban Casterman : « Pas du tout. A partir du moment où on part sur un projet que ce soit le premier ou le vingtième quoique ce soit à partir du moment où on nous fait confiance et qu’il faut y aller à chaque fois, il y a un défi. Le but, c’est de faire du mieux possible avec les possibilités et les moyens qu’on a ».

Guillaume Ducreux : « Moi, pas du tout. La série a été diffusée sur Polynésie Première donc les tahitiens l’ont vu. J’ai eu des retours de l’équipe de Tahiti qui nous dit que les retours sont très bons là-bas. La pression, j’espère ne pas faire honte à Tahiti. Moi, je suis là pour défendre un personnage. Les retours que j’ai eu, je n’ai pas eu les retours de toute l’île, les gens trouvent que leur île est assez bien représentée ».

S’il y a une saison 2 vous repartez ?

Alban Casterman : « Ma valise est prête ».

Guillaume Ducreux : « Comment dire non » ?

 

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N.B: France Ô est une chaîne accessible sur la TNT en appuyant sur la canal 19.

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