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American Crime Saison 2 : la vérité que les gens doivent croire…

Il m’a fallu un épisode de la saison 2 d’American Crime pour être captivée et avoir cette furieuse envie de voir la suite. Les 3 autres épisodes vus ont confirmé ma première impression.

Mêmes acteurs, même scénariste, histoire différente. La saison 2 propose une nouvelle histoire complètement indépendante de la saison 1. Seuls les acteurs restent les mêmes mais leur rôles sont différents. Ainsi, Felicity Huffman devient Leslie Graham, proviseur d’école, Timothy Hutton devient Coach Dan Sullivan entraîneur de football américain, Regina King enlève le voile et devient Terri Delacroix, mère de Kevin, capitaine de l’équipe de football américain du lycée et d’autres visages vus dans la saison 1 ont un rôle différent. Au départ, c’est perturbant car on a toujours en tête leurs personnages dans la saison 1 mais rapidement, l’histoire passionnante fait oublier leurs identités précédentes pour en accepter de nouvelles.

Toujours dans cette idée d’être dans une histoire très américaine pointant du doigt les failles d’un système. Cette saison 2 s’intéresse à un viol celui d’un garçon lors d’une soirée organisée par les leaders de l’équipe de football américain du lycée. Comme le souligne plusieurs protagonistes parler de viol pour un homme est peu commun. Par exemple, la première réaction de Terri Delacroix sur le sujet est éloquente (saison 2 épisode 3) :

Terri : It didn’t happen because boys don’t get raped. First of all, boys don’t do that to other boys.

Terri : Ce n’est pas arrivé car les garçons ne se font pas violer. Tout d’abord, les garçons ne font pas ça à d’autres garçons.

Une réaction pas si étonnante au final. En effet, dans nos sociétés le mot « viol » implique souvent la gente féminine. American Crime aborde encore un sujet tabou : le viol au masculin. Ainsi, du racisme et ses conséquences en saison 1, John Ridley, créateur de la série, s’intéresse à l’identité sexuelle et les inégalités du système éducatif américain.

Tout commence par des suppositions d’une mère qui n’a pas l’information complète qui sous-entend que son fils Taylor a été violenté lors de cette soirée lycéenne.

Anne Blaine : My son was assaulted.
Leslie Graham : Let’s talk about it. Tell me what you believe happened thank you.

Anne Blaine : Mon fils a été agressé
Leslie Graham : Discutons-en. Dites-moi ce que vous croyez qu’il s’est passé, merci.

Elle s’appuie sur des photos de son fils en sale état qui circulent sur le web et un aveu à demi-mot de son fils. Quand elle s’adresse à l’école, elle ne trouve pas les réponses suffisantes et contacte la police. D’une affaire discrète à régler en interne, l’école se voit sous les feux des projecteurs. Il est très intéressant de suivre la démarche des pontes de l’école centralisé en la personne de la directrice Leslie Graham. Un seul objectif au tableau : garder les apparences et éviter le scandale.

Mais, de suppositions, on en arrive à des évidences révélées avec fracas dans l’épisode 3 :

Detective : The testing’s come back from Taylor Blaine’s clothes. We found semen belonging to another individual. Someone ejaculated on Mr. Blaine. We also found traces of blood, indicating forced contact. We are officially looking at this as a rape.

Détective : Les résultats sont arrivés pour les vêtements de Taylor Blaine. On a trouvé du sperme appartenant à un autre individu. Quelqu’un a éjaculé sur M. Blaine. On a également trouver des traces de sang indiquant un contact forcé. On traite officiellement cette affaire comme un viol.

Et là, le sourire de Leslie Graham efficace subitement à cette annonce finale d’épisode 3 qui donne encore plus envie de voir la suite. L’épisode 4 est bien également pas aussi prenant que les trois premiers épisodes. Il semblerait que l’affaire Taylor Blaine dépasse l’affaire de viol et que la réputation de l’école risque d’en prendre un sacré coup. Comment sa directrice et son personnel vont-ils réagir ? Leslie Graham arrivera-t-elle à faire accepter SA vérité :

Leslie : That’s the truth people need to believe.

Leslie : C’est la vérité que les gens doivent croire.

L’affaire American Crime saison est à suivre sur Canal + Série

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