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American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace ou le vrai visage de son serial killer !

Après la très controversée affaire O.J Simpson, Ryan Murphy et ses équipes American Crime Story s’attaque à une autre affaire de meurtre bien sombre et célèbre ayant défrayée la chronique en son temps. Là aussi comme pour le cas O.J Simpson dans l’assassination de Gianni Versace, un mystère demeure sur les motivations de son tueur Andrew Cunanan suffisamment pour que le mythe Gianni Versace se crée. Grâce à Canal + qui diffuse la série, j’ai pu dévorer les 9 épisodes passionnants de cette anthologie qui fonctionne toujours aussi bien appliquée à une autre affaire sordide…

 

L’assassinat de Gianni Versace, un prétexte dans l’histoire American Crime Story

Le sous-titre de cette saison 2 d’American Crime Story laisse sous-entendre que l’objet des 9 épisodes à venir sera sur Gianni Versace. Qui est cet homme ? Ce grand couturier italien ? Pourquoi a-t-il été assassiné ? D’ailleurs, le premier épisode va dans ce sens. Ce n’est qu’à partir du deuxième épisode que vous comprenez que l’angle choisi n’est pas Gianni Versace mais un autre homme sont assassin. Étonnant au départ mais très vite passionnant.

Versace et son entourage avec la sulfureuse Donatella jouée par l’actrice Penelope Cruz, sont loin d’être le sujet de cette saison d’American Crime Story. C’est un prétexte car avec le businessman magnat de l’immobilier, Lee Minglin, Gianni Versace est la personnalité la plus importante qu’Andrew Cunanan porte à son “tableau de chasse” de serial killer (si on peut dire) . Cette saison 2 serait inspirée du livre de Maureen Orth intitulé en anglais Vulgar Favors: Andrew Cunanan, Gianni Versace, and the Largest Failed Manhunt in U.S. History. Le vrai sujet, c’est Andrew Cunanan et sa personnalité assez délirante.

Mais pas que car en filigrane que ce soit avec victimes de Cunanan ou lui-même, la série raconte la vision péjorative de la société sur l’homosexualité dans les années 90. Chaque victime de Cunanan en dehors de Versace cherche à cacher son homosexualité qu’il soit homme marié, militaire ou tout simplement un enfant qui cache le secret à sa famille. Par exemple, la façon désintéressée dont le meurtre d’un officier homosexuel est traitée par la police montre bien le sentiment de l’opinion sur la question ou encore lorsque Gianni décide de faire la couverture d’un magazine gay, sa seour désapprouve tout de suite et tente de l’en dissuader. Les années 90, ce n’était pas si loin pourtant…

Ainsi, ne vous attendez pas à une série sur la vie et l’oeuvre de monsieur Gianni Versace, c’est son assassinat qui fait la une de la série et plus particulièrement son assassin. Le scénario est très bon et tient bien sur la longueur même un dixième épisode n’aurait pas fait de mal. On redemande car cette saison 2 est très réussie et on est captivé du début jusqu’à la toute fin. Combien de fois, j’ai checké la biographie sinistre d’Andrew Cunanan pour m’apercevoir que beaucoup trop de faits n’étaient pas que de la pure fiction. Fascinant et inquiétant !

 

Darren Criss époustouflant !

Une autre réussite de la série, son casting et tout spécialement Darren Criss qui est excellent dans le rôle d’Andrew Cunanan. Déjà dans Glee, sa performance autant en chanteur qu’acteur dans le rôle Blaine était très bonne mais là dans American Crime story : The Assassination of Gianni Versace, il est tout simplement époustouflant ! Alors, vous allez me dire c’est glauque, il joue un serial killer. Alors oui, mais il le joue bien et il semble totalement coller à ce que j’ai lu du vrai Cunanan. Donc non, Darren Criss n’en fait pas trop, il épouse à la perfection la personnalité de ce dérangé qui a décidé de tuer Gianni Versace. Un homme qui s’est créé milles vies sans en vivre une seule. Un manipulateur hors pair et surtout un personnage très flippant ! Darren Criss joue parfaitement cet idéaliste fou sans faire le bouffon de pacotille. Honnêtement, Darren Criss mérite un Emmy pour sa prestation.

Quant au reste du casting, il est à la hauteur le copule Edgar Ramirez et Ricky Martin dans les rôles respectifs de Gianni Versace et Antonio D’Amico sont très bien. Au moins eux maîtrisent mieux l’accent italien pour des hispanophones que leur collègue Penelope Cruz… Disons que Donatella Versace est soudainement devenue espagnole ! C’est surprenant et on tique sur accent pendant tout la durée de la série. On sent que Penelope Cruz tente quelque chose mais ça ne marche pas, elle reste très espagnole. En revanche, en dehors de l’accent, l’actrice s’en sort pas trop mal sur le jeu. Mais, l’accent gâche beaucoup de chose.

American Crime story : The Assassination of Gianni Versace est une très bonne saison 2 pour la série d’anthologie American Crime Story. Même si Versace est un prétexte, Andrew Cunanan en devient fascinant par son dessein morbide comme si on suivait la vie d’un serial killer en puissance sans avoir les réponses que l’on ne saura jamais pourquoi tous ces meurtres pour un brillant élève destiné à un futur bien plus fabuleux.

 

Ma note saison : 

 

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