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Le Bureau des Légendes saison 2

Avant de vous parler de la formidable saison 2 du Bureau des Légendes, j’ai eu la chance de me retrouver sur le plateau de tournage de la série avec d’autres blogueurs et cette fois-ci en présence des acteurs : Jean-Pierre Darroussin, Mathieu Kasovitz, Zineb Triki, le producteur Alexis Berger et le showrunner Eric Rochant.

Rencontre avec les acteurs du Bureau !

Alexis Berger, Jean-Pierre Darroussin, Mathieu Kassovitz et Zineb Triki.

Comment on reprend son rôle pour une saison 2 ?

Jean-Pierre Darroussin : « En lisant les scénarios déjà. Avec des lectures au préalable qui nous permettent de reprendre contact avec les gens : les partenaires, avec l’écriture, avec la sensation qu’on peut avoir des personnages. Imaginer ce qui va se passer sur tous les épisodes qui vont se dérouler. on absorbe déjà la pression que les personnages vont avoir à gérer tout au long de ses épisodes. C’est assez simple comme des acteurs, on joue la première scène, puis la deuxième scène, puis la troisième et petit à petit si c’est bien écrit ça se passe pas si mal. On essaie de ne pas trop se faire d’idée à l’avance. Ce qui est important c’est de faire partie de quelque chose qui nous a plu sur une première saison qui a eu un certain  retentissement. Ça met en confiance et quand on est en confiance, on est en confiance pour l’écriture, pour le jeu. C’est plus facile de donner le meilleur de soi-même quand on est en confiance ».

Zineb Triki : « Je pense que ça se fait assez naturellement à la lecture. Puis, suivant ce que l’on a joué, c’est le même personnage mais dans des situations différentes plus dures en saison 2 pour le personnage de Nadia. Mais, ça se fait assez naturellement.

Mathieu Kassovitz : « Moi, je suis d’accord avec eux deux ».

Y a-t-il une difficulté particulière à revenir en saison 2 en tant que producteur  ?

Alexis Berger : « Pour la production, il y a un espèce de timer qui se met en route dès la diffusion car on est déjà aujourd’hui entrain de préparer la saison 3. C’est une espèce de course permanente. Ce qui est important c’est de faire en sorte que cette production puisse se faire et que l’on puisse avoir un rendez-vous chaque printemps avec le public. Qu’on puisse livrer comme le font les américains, une saison par an. C’est une organisation qu’Eric (Rochant) et moi avons mis en place. Juste ça c’est pas simple. C’est une course. Je dis toujours ça, c’est un peu comme dans studio 60 on The Sunset Trip, qui était une série d’Aaron Sorkin et qui parlait du Saturday Nght Live et on voyait à chaque fois un compteur qui marquait 6 jours et 59 minutes. Pour la production, on vise ça c’est-à-dire qu’on est dans un mouvement perpétuel pendant qu’on finit la post-production, l’écriture a déjà commencé depuis le début du tournage donc c’est un mouvement constant. D’avoir pu mettre en place ce système en France, c’est une grande satisfaction et c’est aussi bien fatiguant. Mais, Eric a mis ça en place dès le développement. C’est un espèce de mouvement perpétuel mais c’est assez génial. On ne démonte pas le décor, on le rafraîchit. Les acteurs ont leur rôle. C’est assez vivifiant de voir comment chacun d’eux viennent apporter aux réalisateurs ce personnage et la richesse de chaque personnage. C’est intense et c’est bien que Canal + est relevé le défi ».

Combien de saisons voyez-vous pour Le Bureau des Légendes ?

Eric Rochant : « On a réfléchi pour un minimum de trois […]  Vouloir faire une série, c’est vouloir faire plusieurs saisons. Or, deux c’est pas plusieurs. Plusieurs saisons c’est à partir de trois. C’est le minimum sinon, ce n’est pas vraiment une série. Effectivement, on peut aller plus loin. On pense déjà trois. Après, on verra ensuite ».

La saison 3 est-elle confirmée ?

Eric Rochant : « C’est un peu compliqué car avec le truc qu’on a mis en place, on attend pas d’avoir le feu vert pour commencer. Si on attend le feu vert pour commencer, on ne livre pas une saison par an. Donc, nous on s’est donné le feu vert. Mais, on a le feu vert de l’écriture parce qu’on écrit sous commande de Canal +. Quand on commence à produire une saison, à tourner une saison comme la saison 2 par exemple obligatoirement ça va avec l’écriture de la saison 3. C’est pour ça qu’on a presque la moitié de la saison 3 en écriture alors que la saison 2 est livrée. Et si on a le feu vert de la saison 3, normalement, on devrait commencer l’écriture de la saison 4 si il y en a une. Nous, on décide que ça va se faire, c’est le pari qu’il faut faire sinon, on fait comme à l’ancienne on attend que les gens soient contents et quand les gens sont contents, on commande le truc puis quand on commande le truc, on commence à le faire et donc ça fait une saison tous les deux ans et demi »

Avez-vous des retours dans d’agents de la DGSE ?

Mathieu Kassovitz : « On est toujours en vie. C’est notre référentiel : il y a personne qui manque ce matin » ?

La vision de Mathieu Kasovitz sur l’évolution des personnages à travers les saisons ?

Mathieu Kassovitz : « L’intérêt c’est de trouver la clef psychologiques qui fait qu’ils sont comme ça. Ce qui est intéressant, c’est qu’il a lancé des personnages en saison 1. Les deux-trois premiers épisodes on se dit est-ce que c’est la bonne direction et on ne sait pas. C’est intéressant parce que n’importe direction qu’on prend aujourd’hui que ce soit un petit peu rouge ou un petit peu bleu, c’est la direction qu’eux vont devoir faire eux ensuite adapter pour faire évoluer les personnages d’une manière organique et naturelle. On se renvoyait la balle comme ça et nous, on laissait faire. Plusieurs fois, on s’est dit on prend cette direction et on verra plus tard peut-être dans dix épisodes ce qu’on vient de faire là aura une ramification avec ce qui va se passer plus tard mais pour l’instant, on ne peut pas parce qu’eux ne savaient pas dans la saison 1 ce qu’il allait faire dans la saison 2. Ils avaient une idée approximative et ils ne savaient pas ce qu’ils allaient faire de la saison 3 ».

Eric Rochant, est-ce que c’est votre voix quand on entend parler le président ?

Eric Rochant : « Oui, c’est ma voix. C’est mon côté mégalo » 🙂

Retour sur la saison 2 du Bureau des Légendes !

Eric Rochant a une ambition : faire des séries françaises au rythme américain et il tient sa promesse en proposant une saison 2 de qualité. En effet, il y a une maîtrise de l’exercice, un peu inédit chez nous, et qui donne espoir pour les autres séries françaises. La saison 2 du Bureau des Légendes est tout simplement tout aussi captivante que la saison 1.

Tout en poursuivant les intrigues avec la saison 1, la saison 2 embarque nos légendes dans d’autres aventures passionnantes. Difficile de regarder un seul épisode sans avoir cette tentation d’en savoir plus. Nadia et Malotru vont-ils se retrouver et vivre enfin leur amour ? Marina Loiseau va-t-elle assurer sa mission en Iran ? Comment va se profiler la petite guéguerre entre la CIA et la DGSE ? Des questions posaient dès le premier épisode incitant à poursuivre l’aventure.

Comme dans la saison 1, le premier épisode s’attache à bien poser les bases et donc manque un peu de dynamisme à certains instants. Une lenteur vite rattrapée par la suite des épisodes qui proposent une évolution constante et cohérente de la situation de nos personnages. Les dialogues sont toujours aussi bons avec des traits d’humour bien souvent incarnés avec le personnage d’Henri Duflot. La réalisation assure et le téléspectateur vit un véritable voyage en Orient.

C’est un plaisir de retrouver l’univers de la DGSE et ses légendes. L’évolution de Marina Loiseau est surprenante. Fille fragile au premier abord, elle est devenue un légende en puissance. Un personnage très attachant qu’on aime à suivre et son lien et travail avec Marie-Jeanne est tout aussi intéressant. Guillaume DeBailly quant à lui confirme sa décision. Ce sacrifice pour une femme, Nadia, qui devient froide et dure envers lui. Même si elle a vécu un enfer, certains dialogues sont glaciaux alors que Guillaume est plein de bienveillance et d’amour envers elle. Puis, il trahit une amitié celle avec Duflot et c’est tout aussi difficile à voir. Ces deux-là forment à un beau duo à la DGSE.

L’affaire avec les américains n’est pas celle qui retient le plus l’attention car ils apparaissent de façon éparses dans la saison 2 mais c’est surtout l’impact sur la vie des légendes qui est intéressant. Marina et Shapur en feront les frais. Comme le dit Duflot, la DGSE a des alliés pas des amis.

Très actuelle, Le Bureau des Légendes explore le fléau terroriste avec une plongée dans cet univers angoissant et c’est le loyal Raymond Sisteron qui paiera cher son incursion en territoire ennemi. Cette mission avec la soeur du djhadiste est passionnante : de la traque à la supercherie. Des instants de sueurs froides mémorables.

Une saison 2 qui tient en haleine grâce à ces personnages forts qu’on a plaisir à retrouver pour une saison 2 voire attendus avec impatience. Même les nouveaux deviennent attachants. Heureusement, il a suffit d’attendre seulement une saison pour avoir la suite des aventures de Malotru et ses comparses ce qui renforce le lien de proximité créé en saison 1. Retrouvez votre badge de la DGSE, il est temps de réactiver votre légende une deuxième fois !

Le Bureau des Légendes saison 2 sur Canal +

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