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Canneseries saison 1 – Jour #6

canneseries gael garcia bernal

Poursuite de la découverte des séries en compétition officielle à Canneseries. Une série coréenne, une mexicaine et une italienne. Mais avant c’est les conférences de presse des séries vues la vieille à savoir Killing Eve et When Heroes Fly. Alors pendant la conférence Killing Eve, il ne fallait mieux pas poser de question sur Grey’s Anatomy et Sandra Oh l’a fait savoir quand elle a rembarré avec classe une journaliste italienne qui a tenté la chose en deuxième question de la conférence : « pensez-vous revenir dans Grey’s Anatomy pour le dernier épisode quand il en sera question » ? Sandra Oh rétorque : « Comme on parle de Killing Eve, je dirai non »! ça s’est fait ! L’actrice qui aime beaucoup son personnage d’Eve, une femme mûre qui se remet en question. Puis, elle adore surtout le style d’écriture de Phoebe Waller-Bridge qui, selon, elle fait toute la différence ce qui fait qu’on s’arrête sur cette série.

Pour When Heroes Fly, on apprend que la série s’appuie sur un roman et que c’est une véritable étude sur le symptôme post-traumatique qui arrive à certains soldats revenus de guerre. L’acteur Tomer Kapon ayant fait l’armée, en plus, du service militaire obligatoire imposé en Israël, il raconte qu’il a puisé dans son expérience pour le rôle et celui de ses amis qui pour certains ont souffert de la maladie. Il dit même que ses amis avaient plus de mal à lui en parler que s’il avait été un étranger. Le choix du tournage en Colombie n’était pas prévu car le livre parle de Chicago mais leurs moyens ne permettaient pas d’envisager les Etats-Unis du coup, ils se sont rabattus sur l’Amérique Latine.

Mother

avis : L’histoire est touchante et intéressante. Après le traitement est particulier car il y a des réactions disproportionnées et des musiques un peu ringardes. C’est un style mais une fois passé ce détail, le scénario suscite l’émotion. La jeune actrice Yeo Hul est tout simplement impressionnante si jeune et tellement de talent.

série coréenne
16 x 60 min

Conférence de presse : Il s’agit d’une adaptation d’une série japonaise du même nom et d’ailleurs, le producteur de celle-ci était présent à la conférence de presse. Intéressant, la version japonaise a été écrite par un homme alors que la version coréenne est écrite par des femmes. Contrairement à la série japonaise, la fin de Mother version Corée est heureuse.

 

Aqui en la Tierra

avis : Très mitigée sur cette série. En fait, j’ai été captivée jusqu’au meurtre et après j’avoue j’ai un peu décroché. L’acteur qui joue Don Mario est très bon. Le deuxième m’a pas tellement convaincu trop lent, fouillis et perte de vue du fil conducteur trop rapidement. Les effets de ralenti silencieux sont pas forcément bénéfiques à l’œuvre. Il y a une idée, une recherche à faire de la qualité mais la mise en oeuvre est brouillon. J’ajouterai que le sujet est mal exposé, mal défini et donc difficilement identifiable pour le téléspectateur. Il y a une volonté de bien faire qui en devient confuse.

série mexicaine
8 x 58 min

 

The Hunter – Il Cacciatore

 

avis : Je crois qu’il y a un style BETA Film car leurs séries ont souvent les mêmes codes. Pour cette série italienne, l’histoire de ce procureur de Palerme est intéressante et il y a un vrai potentiel. Le pilote est un peu long, il est correct mais ça ne suscite pas l’admiration non plus. C’est un bon début sans étincelles pour autant. En effet, c’est pas mauvais mais très classique.

série italienne
12 x 52 min

Masterclass Michael Kenneth Williams

On le connaît bien sous les traits d’Omar Little dans The Wire / Sur Ecoute, le rôle qui l’a fait connaître du grand public, Michael Kenneth Williams est revenu en masterclass sur son parcours vers le succès. Cet enfant de Brooklyn qui ne regrette pas ces 22 premières années difficiles dans son quartier. Moment d’émotions quand il dit que « mes cicatrices sont toutes intérieures » alors que l’on sait que l’acteur a un cicatrice visible sur le visage et qui fait son charme car il s’est fait arrêter par de nombreux photographes dans les rues de New-York dont le célèbre David Lachapelle. C’est ce qui lui a rendu confiance car Michael Kenneth Williams, excellent danseur, présent dans les clips de Janette Jackson ne pouvait plus assurer le job à cause de son visage altéré par cette cicatrice.

C’est cette confiance en soi retrouvée qu’il lui permet de décrocher le rôle d’Omar Little dans The Wire. Il dit : « j’ai beaucoup grandi avec The Wire » en ce sens, il s’est formé en tant qu’acteur. C’est à partir la saison 3 de The Wire que Michael Kenneth Williams a compris l’entreprise de David Chase et que The Wire n’existe pas uniquement à Baltimore, mais que c’est l’histoire des Etats-Unis et que cette histoire peut arriver n’importe où dans le pays.

Quant à Boardwalk Empire, Michael Kenneth Williams a été appelé par Martin Scosese pour passer le casting. Il a joué trois personnages avec trois émotions différentes. Martin Scorsese, alors présente avec son directeur de casting a dit : « Tu es un putain de bon acteur, tu es engagé ! Prends le rôle que tu veux ». Un beau message d’espoir cette masterclass avec Monsieur Michael Kenneth Williams.

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