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CANNESERIES saison 4 : la compétition officielle internationale !

compétition séries canneseries

La compétition officielle internationale du festival Canneseries compte 10 séries sélectionnées. Ces séries soigneusement choisies sont évaluées par un jury prestigieux composé de Salvatore Esposito, Marco Prince, Sigal Avin, Naidra Ayadi, et présidé par l’acteur Nikolaj Coster-Waldau. La compétition officielle d’un festival est toujours à surveiller car ce sont les pépites qui envahiront sûrement vos écrans bientôt ! J’ai vu l’ensemble des séries en compétition et je vous donne mon avis sur cette sélection internationale de Canneseries saison 4.

 

AWAKE

Le pitch (10×50 min – Serbie) : Le suicide du fils d’un homme de pouvoir local à Subotica, capitale serbe des suicides, n’apparait pas comme un cas compliqué aux yeux de la police. Personne d’autre que Sonja Kljun, jeune détective envoyée depuis Belgrade, ne peut consoler ce père. Son séjour à Subotica va bouleverser la vie de Sonja. Surtout lorsqu’elle et sa fille vont faire d’horribles rêves, dont certains se réaliseront. En acceptant son étrange don, Sonja va percer à jour la conspiration à l’origine du soi-disant suicide mais aussi découvrir un secret de son propre passé.

Difficile de rester éveillé devant Awake. On sent que cette série est novatrice pour la Serbie mais quand on a vu beaucoup de séries à travers le monde, il est compliqué de trouver une originalité dans Awake. Cependant, la visibilité du festival permet d’encourager la création sérielle serbe et de nous montrer une culture différente mais le scénario est fragile et non révolutionnaire. Pour info, la personnage principal devait être un homme et finalement, c’est une femme ce qui est novateur pour la Serbie et une bonne chose puisque l’actrice Ivana Vukovic fait un travail remarque en peu de temps de préparation même pas un mois.

Avis :

 

CHRISTIAN

Le pitch (6×50 min – Italie) : Christian vit dans un logement social et gagne sa vie en faisant le sale boulot de Lino, chef de la mafia du coin. Lorsque les stigmates apparaissent sur ses mains, il se découvre d’étranges pouvoirs de guérison, qui lui permettent de se défendre contre Lino. Mais Matteo, mystérieux postulateur du Vatican à la recherche de confirmations et de signes, le retrouve et se rapproche d’une vérité qui pourrait bouleverser sa vie et celle du monde entier.

Un mélange de mafia et de mystique. On ne comprend pas bien au bout de deux épisodes où la série veut en venir. C’est très étrange de voir ce mafia qui soudainement se retrouve avec les plaies du Christ. Une forme de rédemption très bizarre d’un mafia vers la lumière.

Avis :

 

COUNTRYMEN

Le pitch (8×45 min – Norvège) : Quatre hommes aux plans douteux emménagent dans une ferme à la campagne. Ils finissent par être, plus ou moins contre leur gré, les fondateurs de la première entreprise de fromage halal de Norvège.

C’est une histoire totalement loufoque avec des musulmans bras-cassés qui se retrouvent à la campagne à élever des chèvres. Les face-caméras peuvent accentuer la partie comique mais ils sont utilisés de façon inégale parfois à outrance ce qui nuit à la lisibilité de la scène.

Bientôt sur Arte.

Avis :

 

DREAMS OF ALICE

Le pitch (8×48 min – Russie) : Dans cette petite ville du nord de la Russie, proche d’une base militaire secrète, on y trouve les habituels école, hôpital, et magasin, mais quelque chose d’étrange s’y dégage. C’est un lieu régi par des règles tacites. Une jeune fille, Alice, y vit et rencontre des problèmes à l’école et avec sa mère, comme beaucoup d’adolescents. Mais elle est accablée par d’horribles rêves et souhaite s’enfuir avec sa seule amie. Arriveront-t-elles à s’échapper de cet endroit qui ne laisse partir personne ?

L’image est sombre comme bien souvent dans les séries russes mais là celle donne une certaine élégance à la série. Même si on sent une proposition originale pour le pays, il y a un souci de structure. On n’a pas parfois du mal à comprendre où vont les personnages et la fine limite entre le rêve prémonitoire et la réalité est bien trop floue pour être compréhensible.

Avis :

 

LIMBO…… HASTA QUE LO DECIDA

Le pitch (10×45 min – Argentine) : Sofia est une jeune héritière millionnaire qui semble tout avoir : un mode de vie glamour et une famille qui lui laisse tout passer. Elle doit retourner à Buenos Aires, la ville où elle est née, lorsqu’elle apprend la mort de son père. Dès son retour, elle est forcée de lutter contre un héritage compliqué qui va révéler une partie sombre de son passé. Poussée par son envie de montrer qu’elle est plus qu’une jolie et chère décoration, Sofia se lance dans un chemin pavé d’entraves et de révélations.

Sofia a tout ce qu’il faut pour qu’on la déteste mais on s’attache à cette jeune fille, certes, riche mais profondément endeuillée. Le parcours initiatique de Sofia sera semé d’embûches et on a envie de savoir lesquelles. Néanmoins, la série a quelques lenteurs qui parfois font perdre le fil de l’histoire.

bientôt sur Disney + Star.

Avis :

 

MISTER 8

Le pitch (8×30 min – Finlande) : La vie est belle pour Maria. Elle est PDG d’une entreprise familiale et il y a bien assez d’amour dans sa vie. Ce n’est pas étonnant car Maria a sept conjoints, un homme différent pour chaque jour de la semaine. Maria tombe amoureuse de Juho, qui vient d’emménager en ville. Mais malheureusement, il n’y a pas huit jours par semaine.

Le propos est intéressant avoir une compagnon pour chaque jour de la semaine et au final quand on rencontre un huitième et qu’il bouleverse l’héroïne c’est le début d’un amour ? Maintenant, que je sais après interview que le noir et blanc a été choisi pour donner un effet « femme fatale » je relativise sur ce choix artistique. Mais, je pense tout de même que la couleur n’aurait pas été une mauvaise chose.

Avis :

 

SAD CITY GIRLS

Le pitch (10×30 min – Israël) : Quand vous avez la vingtaine, votre meilleure amie est comme une chanson que vous ne pouvez pas arrêter d’écouter en boucle, jusqu’à ce que vous ne vouliez plus jamais l’entendre.

Les joies de la colocation ! Cette comédie enchaîne les scènes savoureuses tout en proposant une réflexion sur la jeunesse d’aujourd’hui. Maya Landsmann est une actrice très prometteuse et son personnage est excellent.

Avis :

 

THE ALLEGATION

Le pitch (7×30 min – Allemagne) : 25 accusés, 300 jours de procès et un scandale juridique qui est entré dans l’histoire de la jurisprudence : dans ce drame juridique palpitant, l’auteur à succès Ferdinand von Schirach transpose dans notre époque le « procès Worms », un scandale juridique allemand des années 90.

On pressent le scandale mais il est difficile à comprendre au bout de deux épisodes. La série a un bon sujet et une vraie réflexion sur cette affaire mais elle a quelques difficultés à embarquer les non-connaisseurs dans celle-ci, en ce sens, que l’on soit français ou d’une autre nationalités qu’allemande, on ne saisit pas encore bien les enjeux et l’impact retentissant qu’a eu cette affaire en Allemagne.

Avis :

 

TOTEMS

Le pitch (8×52 min – France) : Se déroulant en 1965, en pleine Guerre froide, Totems suit Francis Mareuil, scientifique français, qui s’apprête à devenir espion. Tandis qu’il travaille pour les services secrets français et la CIA, il rencontre Lyudmila Goloubeva, une pianiste contrainte de collaborer avec le KGB. C’est le début d’une histoire d’amour… Mais comment savoir si les sentiments qui semblent les animer sont sincères ou guidés par des intérêts politiques ?

Une vraie belle histoire d’espionnage au temps de la Guerre Froide made in France. On sent qu’il y a du budget et ça se voit à l’écran. Même si l’épisode 1 d’introduction des personnages met un peu de temps à démarrer, on est vite happé par l’action notamment dans l’épisode 2. Ce qui est certain c’est qu’on a envie de continuer l’aventure de ces héros comme tout le monde qui devienne espion malgré eux dans une période charnière de l’Histoire de notre monde. Totems a des petits airs de The Americans donc pour les amateurs du genre, vous ne serez pas déçu.

Avis :

 

UNKNOWNS

Le pitch (9×50 min – Israël) : L’histoire d’un groupe de jeunes garçons vivant en marge de la société israélienne, qui passe son temps dans une école pour jeunes à risque. Lorsqu’une jeune fille est violée, ils deviennent immédiatement suspects, et leurs vies déjà déséquilibrées se voient totalement chamboulées.

Après Our Boys, Tawfik Abu Wael propose une série moins impactante mais tout aussi merveilleuse. C’est un drame humain et authentique qui s’interroge sur le déterminisme. Wasa, le jeune accusé du viol, a été désigné coupable sans preuves tangibles mais sa couleur de peau et son placement dans un centre en réinsertion jouent contre lui. C’est une injustice criante et les deux premiers épisodes montrent l’absurdité de celle-ci. Dès le début, le téléspectateur s’interroge et se révolte. Cependant, l’action met un peu de temps à démarrer.

Avis :

 

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