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Chernobyl la mini-série sur la tragédie de 1986 !

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Dans la nuit du 26 avril 1986, le réacteur N°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl située en Ukraine, alors sous égide soviétique, surchauffe et explose sonnant le début de la plus grave catastrophe nucléaire de l’histoire de l’humanité. C’est le pitch de la mini-série Chernobyl. Après Sally 4 Ever et Gentleman Jack, les chaînes HBO et Sky renouvellent leur collaboration pour cette mini-série de 5 épisodes diffusée en France sur OCS City.

Qui ne connaît pas le nom de Tchernobyl ? (en français, on met un “T”devant pas comme les anglais mais comme c’est de l’écriture cyrillique, on ne va pas contester). Cette tragédie des années 80 est encore dans tous les esprits même si malheureusement d’autres événements impliquant des centrales nucléaires ont également défrayés la chronique plus récemment, Tchernobyl est une ville tristement connue de tous. Mais, c’est surtout la première vraie catastrophe de grande ampleur impliquant une centrale nucléaire et c’est la gestion de la crise qui interroge. Rappelez-vous de cette soi-disant phrase reprise dans les médias français de l’époque et attribuée à Pierre Pellerin le nuage de Tchernobyl s’est arrêté à la frontière française”.  Quand vous verrez la série, vous comprendrez l’ânerie de cette phrase qui a d’ailleurs suscité moultes discussions à l’époque. La mini-série Chernobyl vous plonge au coeur de la catastrophe du point de vue politique et scientifique et aussi en suivant des êtres humains qui font face au désastre.

 

Chernobyl : catastrophe nucléaire, politique et scientifique ?

Regardez la mini-série Chernbyl, c’est une plongée dans une univers sombre et gris. Tout est fait pour vous mettre dans l’ambiance de la tragédie que vous allez découvrir au fur et à mesure heures par heures. C’est l’histoire d’une véritable catastrophe que l’on va vous raconter. Le ciel d’Ukraine est gris et deviendra encore plus sombre au fil du temps avec ce fameux nuage de particules. Un choix judicieux du réalisateur Johan Renck, connu pour avoir réalisé des épisodes de Breaking Bad ou The Walking Dead, qui parvient à créer une atmosphère lourde et angoissante comme on imagine l’ambiance dans laquelle se trouvait les gens de l’époque. Mais, surtout c’est qui est frappant, c’est que les gens ne réalisent pas tout à fait de la catastrophe qu’ils viennent de vivre avec ce réacteur numéro 4 qui vient d’exploser. Les civils ne se rendent pas compte tous comme les scientifiques ou les politiques de l’époque. Même si un personnage comme Valery Legasov, physicien, va tout faire pour essayer de faire comprendre les conséquences de cette tragédie sur les populations, il va se heurter à des politiques réfractaires dont l’objectif est de minimiser l’affaire. Sachant qu’un mot de travers et le goulag ou autres tortures n’est pas loin… En 1986, c’est l’URSS qui règne en maître sur l’Europe de l’est et Ukraine inclus.

Ainsi, le téléspectateur a les coulisses des autorités mais aussi il peut s’attacher à des civils comme Lyudmilla Ignatenko qui vivent la catastrophe en direct sans vraiment savoir ce qui leur arrive, sans comprendre même ce qui se passe à part voir un nuage noir au-dessus de leurs têtes, des morts autour d’elle et des ordres d’évacuation. Que cache-t-on à la population ?

Grâce à OCS, j’ai pu voir 3 épisodes sur 5 et j’ai eu l’impression de rattraper un bout de l’histoire qu’à deux ans près je n’ai pas vécu. J’ai entendu parler de Tchernobyl mais sans l’avoir vécu. La mini-série semble bien documentée et assez réaliste pour un sujet pas évident à traiter. Cependant, il n’a pas été évident de s’attacher aux personnages ce qui dérange un peu sur le long-terme. Instructif dans mes recherches, j’ai découvert que la mini-série a été tournée à Vilnius en Lituanie parce que le site de Tchernobyl est toujours fermé plus de 30 ans plus tard…

Ma note :
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