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Darren Criss : « Chaque rôle que j’ai eu, j’ai l’impression d’avoir gagné à la loterie »

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Darren Criss, on le connaît bien depuis Glee où il a été révélé au grand public avec le rôle Blaine, le charismatique petite ami de Kurt. L’acteur a de nouveau fait parler de lui en jouant le rôle Andrew Cunanan dans la série American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace. La saison 2 de la série d’anthologie de Ryan Murphy où l’acteur y joue un tueur en série, qui a entre autre, ôté la vie au célèbre couturier Gianni Versace. De passage au 58ème Festival de Télévision de Monte-Carlo, j’ai pu échanger en tête à tête avec Darren Criss sur sa carrière et son rôle spectaculaire dans American Crime Story.

Est-ce que c’est Ryan Murphy qui vous appelez pour vous demander de jouer le rôle d’Andrew Cunanan ?

Darren Criss : « On en a discuté. On a déjeuné ensemble il y a quatre ans. On a parlé de ce projet, il y a longtemps et je lui avais dit ‘ça me semble incroyable, j’adorerais faire ça mais ce ne dépend pas de moi, Ryan, ça dépend de toi, donc fais-le mois savoir’. Puis, j’ai attendu trois ans ».

N’etiez-vous pas effrayé de jouer un tueur en série ?

Darren Criss : « Non, pourquoi je serais effrayé » ?

Parce qu’il s’agit d’une personne bien réelle.

Darren Criss : « Sûrement. C’est une bonne question. Je pense que ce qui est vraiment effrayant c’est que c’est une personne réelle mais pas le fait que c’est quelqu’un qui a fait des choses horribles. Je pense au projet avant tout plus qu’au personnage, vous savez ressusciter quelque chose qui est si dérangeant pour les gens qui peuvent être déçu. Ça le serait si ce que nous faisons était pour tirer un profit, et si on transformait en produit une tragédie dans le but d’en faire un spectacle, ça aurait été discordant. Ce n’est pas ce que nous faisons, on explore des thèmes plus profonds et on explore et enquête sur une période très spécifique et une véritable homophobie dans les années 90 dans tous les milieux que ce soit dans l’armée, que ce soit dans la haute société de Chicago, que ce soit chez un enfant intelligent à San Diego, on explore beaucoup plus d’éléments et on peint un portrait plus large. C’est ce qui rend le projet intéressant, donc non ce n’était pas ma volonté, et en particulier avec Ryan, son palmarès est si puissant qu’il a une crédibilité quand il vous demande quelque chose et si je ne connaissais pas Ryan et qu’il n’avait pas ce CV, alors, oui peut-être que j’aurais été hésitant ».

 

Mais, en réalité, je trouve que la série traite davantage de l’homophobie que d’un tueur en série ?

Darren Criss : « C’est ça mais c’est ce qu’est American Crime Story. Avez-vous O.J Simpson v. The People « ?

Oui, j’ai adoré !

Darren Criss : « Des gens disent que O.J Simpson v. The People n’était pas sur O.J. Cela traite du racisme à Los Angeles et ce que cela signifie l’identité noire du point de vue national et tout particulièrement en Amérique et c’est centralisé à Los Angeles. Que cela signifie d’avoir un homme célèbre noir face à un jury composé de noir, il y a beaucoup de questions soulevées et beaucoup de conflits d’identité qui sont abordés. Puis, nous évoquons le système traditionnel, Marcia Clark, le plafond de verre et il y a beaucoup de thèmes vraiment intéressants qui sont discutés et tout est concentré dans le procès  O.J. C’est similaire à notre série qui se centralise sur le meurtre de Gianni Versace et le meurtre de ces vies innocentes. Mais, c’est vraiment une étude e personnage entre Gianni et Andrew, ces deux esprits brillants et comment, vous savez ils sont très similaires, ils se battent beaucoup sur les mêmes obstacles, sauf que comme vous le savez l’un devient un créateur et une force positive et l’autre devient un destructeur avec une force négative et c’est sur cette bipolarité que notre histoire s’appuie ».

Encensé par la critique et le public pour votre rôle dans American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace, voyez-vous ce rôle comme le rôle de votre carrière , d’une vie ? Peut-être un Emmy en vue ?

Darren Criss : « On en est loin, jusqu’à présent. Cela ne dépend pas de moi. Mais, vous savez les acteurs sont uniquement aussi bons que les moments qu’ils obtiennent. Nous sommes tous assis dans une boîte à outils et on chante ‘choisis-moi, utilises-moi, je peux le faire, je suis utile, je peux faire ça’. Il faut vraiment quelqu’un comme Ryan pour dire ‘ok, cool, allez on va utiliser’. Heureusement, ce n’est pas le rôle de ma vie car heureusement ma carrière est encore longue et il y a d’autres choses que j’ai en moi mais chaque rôle que j’ai eu, j’ai l’impression d’avoir gagné à la loterie. J’ai eu d’autres rôles vraiment bons mais ils n’ont pas eu la même notoriété. Hedwig* était le rôle de ma vie parce que c’était un de mes spectacles favoris et c’est un rôle que j’adore. Mais, est-ce que des millions de gens ont vu le show à travers le monde, non. Glee a été un rôle de ma vie, en ce sens, cela m’a fourni une plateforme que je n’aurais jamais pu imaginer. Donc, chaque rôle est vraiment spécial à sa manière. Ce rôle étant le plus récent a un avantage de l’être maintenant et d’être la seconde saison d’une première saison très populaire, donc cela y ajoute beaucoup de cachet. C’est plus grand que le rôle en lui-même, c’est davantage le projet d’une vie peut-être ? Parce que le projet est si cool. J’ai du mal à penser à une autre situation où je serais aussi animé par quelque chose. Mais j’espère que cela se reproduira, si ce n’est pas le cas, ce sera juste ».

*Hedwig and the Angry Inch. C’est un spectacle de Broadway.

Une question très spécifique sur une scène dans American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace celle où Andrew tue au marteau le militaire Jeffrey Trail. Dans quel état d’esprit quand on joue ce genre de scène sanglante ?

Darren Criss : « Je crois que c’est plus difficile à voir que ça ne l’est de la réaliser parce que sur le plateau, c’est très technique. C’est vrai, c’est assez horrible d’en parler parce que c’est une vraie personne qui est morte de façon très réelle, alors je suis très mal à l’aise quand je pense à des gens qui le connaissaient peut-être en train de lire ça. Mais pour ce genre de choses inconfortables, c’est tellement technique, vous savez, vous devez faire des choses si spécifiques pour la caméra, de ce fait que cela vous sauve presque d’être présent à ce moment-là. Et puis il y a des centaines de personnes autour de vous, vous savez, ce qui rend ces choses si terrifiantes, c’est quand il y a seulement vous et la personne en colère et personne d’autre. Mais quand il y a plusieurs personnes dans une pièce, c’est comme si le casque était retiré donc vous sentez comme protégé. Ce qui me fait peur, c’est davantage la guerre psychologique, des mots que vous dites, vous regardez quelqu’un dans les yeux et vous dites quelque chose de terrible. C’est le genre de choses qui vous et moi, vous met mal à l’aise. Mais les moments les plus choc de la série ceux qui sont choquants pour le public sont juste très  technique pour nous ».

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