Lubie en Série

GLOW : quand les femmes brillent au Catch !

Après Kingdom saison 2, je suis restée dans la même thématique de l’art du combat en passant au Catch avec GLOW. Un sport bien moins dangereux car c’est du combat de spectacle, en ce sens, les coups ne sont pas réels et tout est chorégraphié et scénarisé. Dans GLOW, on suit des femmes, actrices pour certaines comme notre héroïne Ruth Wilder, qui se lancent dans le catch. La saison 1 suit l’apprentissage de ces participantes jusqu’au rendu final. Bien sûr, ce qui est intéressant, c’est de suivre leur progression mais aussi les raisons de leur présence, la création d’un groupe et le tout se déroule dans les années 80. Un petit côté retro qui ajoute du glamour à cette histoire inspirée de la réalité. En effet,  la série GLOW s’inspire de l’histoire vraie de la ligue américaine de catch féminin.

 

GLOW à voir d’un coup !

Cette série de 10 épisodes de 30 minutes vaut le coup d’être binge-watcher et c’est peut-être mieux si l’on souhaite s’accrocher. Même si le pilote est efficace et parvient à captiver, la série s’essouffle assez vite car elle dépend trop du conflit entre Ruth (Allison Brie) et Debbie (Betty Gilpin). En restant le centre de l’histoire laissant peu de place aux autres protagonistes, GLOW perd de sa brillance. Si cela fonctionne sur les premiers épisodes, rapidement on se lasse de cette querelle de bonnes femmes et comme les autres intrigues ne sont pas assez fortes comme celle de Justine et son livreur de pizza, ou Carmen et sa famille de catcheur envahissante ou Sam et Rhonda, pour faire le contre-poids. Alors, on regarde histoire de finir la saison 1 pour voir le résultat du spectacle GLOW et espérer un potentiel rebondissement. Même si je salue le choix de n’a pas avoir cédé à la facilité avec un happy ending entre Debbie et Ruth, ce n’est pas assez pour créer cette envie irrésistible de saison 2.

Néanmoins, ce que l’on apprécie dans GLOW c’est aussi l’univers années 80 et la plongée dans ce monde féminin du catch assez divertissant à voir. Je trouve que les ingénieurs du son ont géré car chaque fois qu’une fille tombe à terre, on a ce bruit distinctif qui donne l’impression que la fille s’est brisée le dos en deux. Mais non, c’est du spectacle tout simplement.

 

La transformation d’Allison Brie

Alison Brie, une actrice de série bien connue que ce soit pour la parfaite Trudy Campbell dans Mad Men ou bien la studieuse et rigolote Annie Edison dans Community. Préparez-vous à avoir un choc dans GLOW ! Son personnage de Ruth Wilder est à des kilomètres des deux précédents qui l’ont rendu célèbre sur le petit écran. Loin de la fille propre sur elle comme Trudy ou Annie, dans la peau de Ruth, Alison Brie jure, dévoile son corps et n’est pas apprêtée, toute mignonne comme à son habitude. J’ai lu dans une interview que l’actrice souhaitait casser son image de femme parfaite avec ce rôle. C’est réussi et je dirais même ce qui vaut plus le détour dans cette série. Alison Brie est excellente dans ce rôle de catcheuse où elle révèle encore de nouveaux talents. J’imagine un entraînement intensif pour un résultat impressionnant. Même si Ruth est agaçante parfois, on s’attache à notre héroïne tout de même et c’est bien grâce à la fantastique Alison Brie.

En co-star, Alison Brie donne la réplique à Betty Gilpin qui joue Debbie, sa copine, ancienne actrice de soap-opera et dont elle trahit la confiance en couchant avec son mari. Betty Gilpin, une actrice qui monte depuis son apparition dans Nurse Jackie. On la voit de plus en plus à la télévision et dans GLOW, elle assure tout autant qu’Alison Brie. Ce qui est marrant, c’est de voir que Betty Gilpin récolte souvent les rôles de cocu car dans American Gods, son personnage d’Aubrey, se retrouve aussi dans une situation similaire. J’y ai vu un écho étrangement.

 

 

GLOW épisode 8 : épisode clef ?

Sachez-le, il y a un épisode qui a fait parler la presse américaine, c’est l’épisode 8 intitulé “Maybe It’s All The Disco” qui a interpellé pour son traitement du sujet de l’avortement. En réalité, c’est l’association de planification parentale qui a félicité cet épisode. Donc, bien évidemment commençant à perdre la foi en GLOW vers la fin, j’attendais cet épisode avec impatience. Je crois que je m’attendais à un chef d’oeuvre et donc, j’ai été un peu déçue. Certes, contrairement à certaines séries de networks par exemple, l’avortement devient une option envisageable dans GLOW mais, je n’ai pas trouvé le traitement du sujet extraordinaire. En effet, Alison Brie est touchante dans cet épisode et le rapprochement de Sam, le réalisateur, et Ruth, sa comédienne est intéressant pour l’occasion mais cette histoire arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et expédiée d’un coup de balai donc pas le temps de prendre conscience de l’impact de la décision de Ruth.

GLOW assure le spectacle mais il ne faut pas trop en demander à la série parce que le scénario tient difficilement sur la longueur. GLOW, c’est une bonne leçon de catch au féminin avec un peu d’humour et de glamour dans le style rétro de la série. Une série qui brille mais pas trop non plus.

 

Ma note saison 1 :

 

 

A voir sur Netflix !

 

 

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