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HASHTAG BOOMER : interview intergénérationnelle de l’équipe de la série !

hashtag Boomer ocs

La révolution numérique a parfois renversé les rôles, et les enfants doivent souvent expliquer la vie aux Boomers. Hassan, Dany, Margot et Raoul gèrent au quotidien leurs vies mais aussi leurs parents ! Hashtag Boomer est une création originale OCS en 8 épisodes de 26 minutes créée par Constance Maillet dont c’est la première série. Lors du festival de la fiction TV de La Rochelle, la série était présentée en avant-première et l’équipe avait fait le déplacement. Lors de tables rondes, j’ai pu échanger avec l’équipe de la série : les acteurs Manon Azem (Dany), Allison Chassagne (Margot) et Bellamine Abdelmalek (Hassane) ainsi que les productrices de Mesdames Production Maïtena Biraben et Alexandra Crucq mais aussi la créatrice de la série Constance Maillet.

Maïtena Biraben, Constance Maillet, Manon Azem, Allison Chassagne & Bellamine Abdelmalek
© Lubie en Série

#LesPersonnages de la série

Hashtag Boomer suit un quatuor :

Hassan, métisse algérien sur le point d’avoir un enfant avec une catho Solognote. Futur père et fils d’André et Noor. Personnage interprété par Bellamine Abdelmalek.
Bellamine Addelmalek dit sur son personnage : « C’est un trentenaire qui va être papa. Il est un peu terrifié à l’idée d’être papa car il a modèle familial qu »il a l’impression d’être chaotique »

Dany, fille de Christiane, est une jeune femme qui parle comme une kaira, elle est bisexuelle, elle tacle ses potes à la moindre occasion…Tout en étant aussi la maman de chacun. Personnage interprété par Manon Azem.
Manon Azem avait la meilleure des raisons pour accepter de jouer dans la série Hashtag Booomer de Constance Maillet comme elle le dit : « Constance est ma meilleure amie. La genèse de ce projet est née sur mon canapé avec nos deux anciens amoureux, on a parlé de personnages. Elle a créé ce personnage mais évidemment elle s’est inspiré de choses qui sont un peu vraies pas que. Elle a mis des choses qui me sont chères ».  La meilleure amie et créatrice de la série, Constance Maillet : « Certes, j’écris mais c’est aussi nos échanges qui font grandir le personnage vers ce que tu en pensais. C’était un travail d’équipe ». Manon Azem semble avoir bien aimé jouer Dany avec son look particulier, l’actrice confie : « En tant qu’actrice, je trouve que nos looks vestimentaires sont très ressemblants de série en série, on ne prend pas de risque. Avec Constance, on avait une idée du look assez pointu. On avait écrit quelque chose de différent. L’idée des dreads c’est Constance ». Alors Manon Azem s’est retrouvé avec 1,3 kg de dreads sur la tête !
J’ai également interrogé Manon Azem sur sa relation avec sa mère à l’écran Christine Citti, la comédienne dit : « La relation était très présente à l’écriture. Moi avec ma maman j’ai une relation extrêmement proche. Ma mère m’appelle 12 fois par jour si ce n’est pas 22 fois et vice versa. Moi déjà c’est quelque chose que je connaissais et à l’écriture, c’était extrêmement écrit. Puis, avec Christine Citti on s’est rencontré. C’est une femme qui est formidable. Souvent quand c’est évident à l’écrit, c’est souvent évident sur le plateau ». Constance Maillet ajoute : « le scénario s’inspire beaucoup de la relation de Manon avec sa propre mère ».

Margot, fille de Laurence et Marc, est douce, discrète, elle vit encore chez ses parents où les ondes téléphoniques, internet, et autres révolutions numériques sont proscrites. Personnage interprété par Allison Chassagne.
Margot, c’est le personnage un peu perché. Comme le dit Allison Chassagne : « Elle a un monde intérieur assez riche, Margot ». Mais tout va être bousculer puisque : « Dans la série, elle va commencer à penser à elle et elle va essayer de couper le cordon » dit Alisson Chassagne.

Raoul, fils d’Amanda et XXX, Si Raoul s’habille au rayon femme, il aime pourtant les femmes. Mais n’assume pas que la femme de sa vie, sa mère, Amanda Lear, ait été un sex symbol. Pour résoudre ses interrogations autour du « no gender », il pratique la psychanalyse de manière intensive. Personnage interprété par Jules Sagot.

 

Manon Azem, Constance Maillet et Alexandra Crucq
© Lubie en Série

#LaCréatrice de la série

Avec son label OCS Signature, OCS a le pouvoir de mettre en avant des jeunes talents qui n’ont pas forcément accès aux diffuseurs plus traditionnels. Constance Maillet fait partie de ce vivier de talents. Avec Hashtag Boomer, la jeune femme est à la tête de sa première série où elle est à la fois à l’écriture et à la réalisation ! Lors de cet échange, Constance Maillet nous en dit plus sur son parcours : « Je suis réalisatrice depuis 8 ans mais je fais principalement du clip et de la pub. ça fait 12 ans que j’écris quasiment tous les jours mais pas l’occasion de me faire lire. J’écris depuis très longtemps donc j’ai une endurance d’écriture et surtout c’est ma première passion avant la réalisation. C’est vraiment ce qui m’anime. Quand j’ai eu la chance de me faire lire par Mesdames Production. J’ai décidé de partir seule en écriture parce que c’était un rêve et une ambition que j’avais ». Pourquoi faire une série sur le conflit intergénérationnel, Constance Maillet dit : « Les sources d’inspiration sont le quotidien, la réalité, les parents. Puis, il y avait une volonté parce que moi mon quotidien est différent sur la dépendance des parents peuvent avoir avec leurs enfants. C’était important pour moi de changer ma vie en comédie. C’est une manière de dédramatiser mon quotidien ».

 

Bellamine Abdelmalek, Allison Chassagne & Maïtena Biraben
© Lubie en Série

Hashtag Boomer une fiction produite par Maïtena Biraben

Maïtena Biraben est connue en tant qu’animatrice et moins en tant que productrice de fiction. C’est normal puisque Hashtag Boomer est sa première incursion dans le monde de la fiction. Avec une autre productrice de flux, Alexandra Crucq, elles ont monté une boîte de production intitulée Mesdames Production. Si on comprend bien le duo, il y en a une qui est consciente et l’autre inconsciente 😆 Voici la vision de Maïtena Biraben sur cette première expérience de production en fiction : « Moi je suis complètement inconsciente donc je m’en fous. Si vous posez la question à mon associée, elle vous dira que c’est un gros challenge. Moi, je suis inconsciente donc voilà. Je commence à réaliser et je ne regrette pas. Moi, je pense que la vie va s’arrêter et donc je pense qu’il faut faire ce qu’on a envie de faire quand on a envie de le faire. Si on s’en donne les moyens et qu’on bosse il n’y a aucune raison qu’on y arrive pas ». Et sur pourquoi se lancer dans la fiction, Maïtena Biraben ajoute : « Nous on a ouvert notre boîte avec Alexandra pour continuer de vivre l’extraordinaire aventure au quotidien qu’on vit quand on travaille dans les médias. C’est une place extraordinaire pour regarder la société et la raconter. Ce que l’on racontait en documentaire ou en magazines, maintenant, on le raconte en fiction ».

 

Hashtag BoomerOCS

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