Lubie en Série

House of Cards saison 4 : garder le pouvoir à tout prix !

Et détruire le moindre obstacle…

Une saison 4 plus convaincante que la saison 3. Le premier épisode de la saison commence par de ce que l’on peut qualifier de “prison porn” où Lucas Goodwin raconte une histoire salace à son compagnon de prison tout simplement en train de se masturber. Une entrée en matière surprenante mais au fina très House of Cards dans le style car Frank nous l’a dit au chapitre 9 le sexe, c’est le pouvoir.

Puis, les Underwood apparaissent à l’écran loin de l’autre plusieurs jours après la dernière scène de la saison 3 avec une Claire qui quitte son époux, le président. Une véritable guerre froide se joue pendant 6 épisodes. Toujours dans une forme de respect, des coups bas quand même, rien de grandiose une Guerre Froide cordiale mais nécessaire entre les deux amants. C’est dans ces temps critiques que Claire fait un aveu glaçant au vice President en disant ne ressentir pas grand chose quant à l’état alarmant de son mari sur un lit d’hôpital. D’ailleurs, la période d’hospitalisation n’est pas la plus intéressante de la saison 4, c’est avant tout un prétexte pour faire revenir des personnes clefs : Zoe Barnes (Kate Mara) et Peter Russo (Corey Stoll). Les fantômes du passé de Frank, ses petits meurtres.

Après ce moment de flottement entre la vie et la mort soulignant une baisse d’intensité brève dans la narration, le couple Underwood est reparti avec un nouveau cap. Ensemble ils affrontent les obstacles et comptent bien écraser tout le monde sur leur passage. C’est la force des Underwood leur duo l’un sans l’autre ils sont faibles ensemble, c’est définitivement leur force et cette saison 4 a su confirmer ce point. La réplique finale en est la preuve  et la première fois que Claire Underwood fait face à la caméra comme son mari. Peut-être s’adressa-t-elle directement aux téléspectateurs en saison 5 ?

Dans la deuxième partie de saison 4, l’étau se resserre autour des Underwood avec Tom qui approche de plus en plus du but. Cette accélération des événements est prenante et l’envie de connaitre la réaction du couple est dévorante alors seul moyen enchaîner les épisodes. Dans l’ensemble la saison 4 est une bonne saison évitant l’écueil des longueurs de la saison 3. Le comeback des Underwood est assuré et Kevin Spacey et Robin Wright sont toujours aussi talentueux dans ses deux rôles splendides. Des personnages moralement dérangeants mais très attachants peu importe leurs caprices.

C’est dans cette saison 4 que Frank nous raconte une belle histoire celle de son voisin Walter. Voici la tirade au compte et la traduction française :

You know, there was a boy that lived down the street from me in Gaffney. About my age. His name was Walter Wryson. He used to run away from home all the time and come to our house. Not for any good reason. His daddy didn’t beat him. He had clothes on his back. The Wrysons had way more money than we did, but run away he would, at least once a month and come straight to our place. Now, usually, my mother would call his mother and she’d come and fetch him. But about the ninth or tenth time this happened, Walter ran outside, climbed up into a tree in our backyard, and wouldn’t come down for nothing. Now, my mama said to his mama, “Why don’t you let us keep him for a while, until he feels like coming home?” But man, oh, man, that boy was stubborn. Night came, and he was still up there. No food, no water no toilet. And just before I went to bed, I looked out my window and I heard him crying. And I said, “Walter, why don’t you come on down?” And he just shook his head no. Well, the next morning, I woke up, I looked out the window and Walter was still up in that tree. So after breakfast, I walked over with a plate of eggs and I asked him if he wanted some. And again, he just shook his head. And I got angry. That boy had a good house, a good family, the sort I would’ve killed for, and he didn’t even realize it. So I went into the tool shed and I took out an ax. And I said to Walter “You want to know what it’s really like to live at my house?” And I gave that tree a good whack. And Walter cried out, but I kept on. I mean, you’ve never heard screams like the one coming from Walter as I chopped at that tree. He pissed his pants, and it came raining down on the ground, but I didn’t pay it no mind. I just kept whacking away. Well it didn’t take long before Walter was on the ground and running back to his house. You see, all he needed was a little motivation. So I’ll give Claire some time. But for her sake, I hope she comes out of her tree before I have to bring out my ax.

Vous savez, il y avait un petit garçon qui vivait dans la même rue que moi un peu plus bas à Gaffney. Il avait à peu près mon âge. Son nom était Walter Wryson. Il avait l’habitude de fuir sa maison et venir chez nous. Sans aucune raison. Son père ne le frappait pas. Il avait des vêtements sur le dos. Les Wryson avaient plus d’argent que moi, mais il fuguait quand même, au moins une fois par moi et se rendait chez nous. Alors, habituellement, ma mère appelait sa mère et elle venait le chercher. Mais, la neuvième ou dixième fois, Walter a couru dehors et il a grimpé dans un arbre de notre jardin et il ne voulait pas descendre pour un sous. Alors, ma mère a dit à sa mère “Pourquoi vous nous le laissait pas un moment, jusqu’à qu’il ressente le besoin de revenir chez vous”  ? Mais, oh, mon dieu, ce petit garçon était têtu. La nuit arriva, et il était toujours perché. Pas de nourriture, ni d’eau ni le besoin d’aller aux toilettes. Et juste avant d’aller me coucher, j’ai regardé à travers la fenêtre et  je l’ai entendu pleuré. Et je lui ai dit “Walter, pourquoi tu ne descends pas”? Et il secoua pour dire non. Le lendemain, je me levai, je regardai à travers ma fenêtre et Walter était toujours sur cet arbre. Alors après le petit-déjeuner, je suis venu lui apporter une assiette d’oeufs et je lui ai demandé s’il en voulait. Et encore, il secoua sa tête pour dire non. Et je suis devenu furieux. Ce garçon avait une bonne maison, une bonne famille, celle que j’aurai tué pour l’avoir et il ne réalisé pas sa chance. Alors, je suis allé dans la cabane à outils et j’ai pris une hache. Et j’ai dit à Walter “Tu veux savoir vraiment ce que c’est de vivre dans ma maison”? Et j’ai donné un grand coup de hache à cet arbre. Il a pissé dans son froc et ça continuait de s’écouler le long de l’arbre, mais je m’en fichais. Je continuais de donner des grands coups de hache. Cela n’a pas pris trop de temps pour que Walter se retrouve par terre et il courut chez lui. Vous voyez, tout ce dont il avait besoin, c’est un peu de motivation. Donc, je donnerai un peu de temps à Claire. Mais pour son bien, j’espère qu’elle descendra de son arbre avant que je doive sortir la hache.

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