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Indiscrétions à Versailles !

Lors d’un événement blogueurs dans des appartements royaux de la Capitale, j’ai pu rencontré le réalisateur de Versailles, Jalil Lespert, la jeune et pétillante actrice Noémie Schmidt alias Henriette et la british Anna Brewster alias Madame de Montespan. Puis, sur un écran en direct de Londres via Skype, 3 acteurs royaux de la série : George Blagden alias Louis XIV, Alexander Vlahos alias Monsieur et Elisa Lasowski alias la Reine. Un échange intéressant entre Londres et Paris et les aléas de la connexion Internet.

Pouvez-vous nous parler de votre expérience de réalisateur français au sein d’une co-production internationale comme Versailles ?

Jalil Lespert : “Les anglo-saxons ont une manière différente de travailler d’ailleurs, les réalisateurs ont une place moins importante qu’en France. Il a fallu qu’on construise un pont entre une manière de faire et une autre et ça c’est fait très simplement et au fur et à mesure et tous les jours en se disant qu’on avait un projet unique voire hybride et ce challenge là qui nous intéressait. Mon but c’était de comprendre leurs ambitions et de rester à cette place de réalisateur et ne pas empiéter sur leur travail d’auteur. Et eux (Simon Mirren et David Wolstencroft, showrunners) qui laissent un peu de savoir-faire artistique parce que pour eux, c’était aussi un peu nouveau pour eux d’être aussi proche du plateau et de la mise en scène”.

Pour vous les acteurs, quels sont les principaux défis à jouer des personnages aussi emblématiques et historiquement connus ?

George Blagden : “C’est la responsabilité de jouer quelqu’un qui a vraiment existé. Puis, nous jouons des personnages d’une période historique très documentée donc il y a beaucoup d’infos sur comment les gens vivaient à l’époque. Vous devez interpréter toutes ces informations et être le plus juste”.

Elisa Lasowski : “Un des défis, c’est aussi de jouer des personnages qui ont autant de pouvoir et puis, aussi un des challenges, c’est de savoir si le public vous trouve crédible dans ce rôle”.

Naomi Schmidt : “Ce qui est intéressant c’est le fait que les choses ont changé mais au niveau du pouvoir et dans les relations entre les hommes et les femmes, les choses n’ont pas tellement changé. Dans la modernité de la série, vous pouvez montrer ce qui se passe actuellement maintenant. La relation entre le roi et son frère est très moderne car on s’intéresse à leurs psychologies et la psychologie est quelque chose d’intemporelle. Ce qui est intéressant c’est de faire des liens entre ce qui se passe aujourd’hui et l’époque. C’est ce que Jalil nous a promis et aidé à faire en tant que personnage de rechercher de la modernité et les fondements psychologiques de base de chaque personnage. Évidemment, ce sont des personnes emblématiques, des icônes mais en même temps ce sont des gens qui ont leurs faiblesses”.

Anna Brewster : “Je suis assez d’accord avec tout le monde. Ces personnages ressentent tous de la souffrance, de l’amour auxquels on peut se référer. En tant qu’acteur, des émotions que l’on connait tous”.

Jalil Lespert : “Moi, je rajouterai même si je n’ai pas joué des autres personnages, ce qui nous a tout de suite marqué c’est la jeunesse des personnages donc pendant qu’on faisait le casting, on remarquait que cette jeunesse nous sautait à la figure. Ce vent de liberté, cet esprit de liberté, c’est unique quand on a 20 ans et c’est vrai qu’on a du mal à se livrer mais il faut imaginer un roi et ses ministres qui n’avaient pas trente ans et le pouvoir absolu”.

Est-ce quand on fait une série sur Versailles, le sexe est indispensable ?

Jalil Lespert : “À l’époque, le sexe est une arme et quand on connaît les habitude et l’appétit qu’avait Louis XIV pour les femmes, c’était évident un aspect important mais pas essentiel justement on a pas mal retenu les choses par rapport à d’autres séries où un moment ça y aillait avec vraiment beaucoup de scènes de sexe. Ne serait-ce que dans mes épisodes, il y avait une scène ou deux de plus voire deux ou trois et on les a coupé au montage car on s’est dit ‘bon ça va on a compris’. On n’avait pas envie de s’enfermer dans la violence ou dans le sexe”.

Noémie Schmidt : “Par exemple, ce qui est intéressant avec mon personnage, c’est qu’elle couche avec les deux personnages donc le frère et le roi cristallisait la jalousie entre le roi et son frère. C’est une partie très importante de la relation entre les deux et c’était ça qui était intéressant à jouer au-delà d’une scène de sexe pour attirer le public. C’était la cristallisation de tout ce qui se passe psychologiquement dans le rendu de cette relation hyper compliquée et de ces deux personnages qui sont en compétition”.

George Blagden : comment passe-t-on de Vikings à Louis XIV à Versailles ?

George Blagden : “C’est très intéressant 🙂 J’ai décroché le rôle de Versailles pendant que je tournais Vikings en Irlande. Lors de mon premier entretien avec les producteurs, il voulait voir leur Louis mais je suis arrivé avec mes cheveux rasés et une queue de cheval et ils se sont dit ‘Oh mon Dieu qu’avons-nous fait’? C’était très étrange car j’ai fini de tourner Vikings le vendredi, je suis arrivé en France le samedi et j’ai répété tout le week-end avec Jalil, Simon (Mirren) et David (Wolstencroft). Puis, Jalil a débuté le tournage le lundi. C’était très rapide. C’était génial de passer de personnage si différent, de monde si différent aussi rapidement”.

Bonus

Quand on essaie de s’entendre entre Londres et Paris, ça donne une vidéo rigolote avec une grimace de George Blagden en prime :

Anecdotes à Versailles !

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