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LA FAUTE À ROUSSEAU : philosophie de cour d’école !

Philosophons ! C’est ce que vous proposez France 2 avec sa série LA FAUTE À ROUSSEAU ! Après nous avoir conté Les Aventures du Jeune Voltaire en mini-série de 4 épisodes, la chaîne publique a décidé de nous parler d’un autre révolutionnaire : Rousseau. Mais, pas de perruques et de fards d’antan, nous revenons dans notre siècle. Même si le choix du titre de la série a sûrement à voir avec la célèbre chanson de Gavroche dans Les Misérables de Victor Hugo et ce couplet illustre : « Je suis tombé par terre, C’est la faute à Voltaire, Le nez dans le ruisseau, C’est la faute à Rousseau. » La série La Faute à Rousseau met surtout en lumière un professeur de philosophie, révolutionnaire dans ses méthodes d’apprentissage, Benjamin Roussau. C’est le nouveau prof de philo du lycée La Fontaine mais qui n’est en rien philosophe. Il penche plutôt du côté incontrôlable et irrévérencieux. C’est un esprit libre qui est animé par la passion de la vérité. Le professeur Rousseau  aide ces jeunes élèves à avancer, mais lui fait du surplace dans sa propre vie. Que ce soit avec les femmes, ou avec son fils de 17 ans, Théo. L’ironie du sort ou finalité ? Pour le savoir, suivez les cours sur France 2 !

La Faute À Rousseau est une adaptation de la série catalane Merli. La version française compte 8 épisodes réalisés par Adeline Darraux et Octave Raspail et elle est écrite par Thomas Boulle, Agathe Robilliard, Ludovic Abgrall, Laura Raynaud, Laure Mentzel, Joris Morio et Cécile Polard. Charlie Dupont incarne Benjamin le héros et sa mère est incarnée par Annie Duperey.

 

Pourquoi regarder la série LA FAUTE À ROUSSEAU ?

Réviser ses cours de philo ! Offrez-vous des cours de philo gratuitement avec un professeur assez génial. Vous verrez avec La Faute À Rousseau on révise ses classiques et ça ne fait pas de mal. Même on s’interroge sur des concepts sur lesquels on a bachoté dur jadis. Pour les bacheliers, c’est tout bénef, une série qui vous fait réviser la philo avec humour et cas pratique à la clef !

Le duo Charlie Dupont et Annie Duperey ! Charlie Dupont est un acteur belge que l’on ne voit pas assez sur nos écrans. Dans cette série, il porte avec brio le rôle principal. Il a cette nonchalance sympathique qui lui donnerait le bon Dieu sans confession. En plus, il a pour partenaire de jeu la brillante Annie Duperey. Il faut dire que les meilleures scènes sont celles où mère et fils s’écharpent.

Aborder des sujets de société ! La série est très actuelle et essaie de répondre aux problématiques des jeunes. Le cours de philo de Rousseau est un moyen de réfléchir à un cas concret et amène à la réflexion l’élève mais nous aussi téléspectateur en nous interrogeant de façon intelligente.

 

Charlie DUPONT
© Jean-Philippe Baltel

 

Après avoir vu 6 épisodes sur 8 de La Faute À Rousseau, j’ai pu avoir une bonne idée de qui était ce personnage fantasque mais attachant qu’est Benjamin Rousseau. En fait, la force de la série, c’est le duo Charlie Dupont et Annie Duperey. Lui est excellent dans son rôle de prof loufoque, peu conventionnel un brin Jem’enfoutiste  et elle dans son rôle de mère agacée par ce fils complètement à côté de la plaque mais grand-mère passionnée et attentionné par son petit-fils Théo. Sinon, on est dans une sorte de comédie sociale avec des problèmes d’ado sclassiques et dont les résolutions sont très prévisibles.

En revanche, deux éléments m’ont particulièrement gêné. Le jeu de l’acteur de Louis Duneton qui joue Théo Rousseau. Le personnage de Théo doit être un personnage clef pour pouvoir pousser le héros, Benjamin dans ses retranchements. Mais, ça ne fonctionne pas car le jeu d’acteur de Louis Duneton est bien trop faible. Il est peut-être meilleur sur d’autres rôles mais pas dans celui de Théo Rousseau. L’acteur a des réactions étranges notamment dans les scènes d’énervements, on dirait des crises d’un enfant de quatre ans. C’est tout de même gênant quand le personnage a tout une intrigue personnelle à développer et que l’on n’y croit pas une seconde ne serait-ce qu’émotionnellement…

Deuxième élément, l’épisode 5 intitulé “Aïcha et La Justice” est très perturbant. Même si le personnage d’Aïcha est l’un des meilleurs côté élève, bravo à son interprète Myra Tyllian, reproduire la scène d’agonie de George Flyod, c’est déplacé ! En plus, les auteurs ont utilisé la phrase terrifiante prononcée par George Flyod entrain de se faire étranglé par un policier américain “je ne peux pas respirer”. Pourquoi cette scène ? Il y avait mille façons de traiter des violences policières mais pourquoi avoir choisi de rejouer une scène d’horreur qui elle est bien réelle dans notre réalité. C’est vraiment indécent et j’ai été très mal à l’aise en voyant cette scène. Alors, suivre cet épisode n’a pas été évident et pourtant, Aïcha est un personnage que je trouve vraiment intéressant. C’est dommage !

Alors, je n’ai pas pu comparer avec la série d’origine Merlí disponible sur Amazon Prime Video sous le titre de “Philo”. C’est un oeil neuf que j’offre dans cette critique de La Faute À Rousseau sans comparaison. Sachez que les italiens sont entrain de préparer leur version de Merlí pour la Raï.

 

Ma note :

La Faute à Rousseau à voir sur France 2

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