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Lauréna Thellier, un MENTAL d’actrice prometteuse !

Du haut de ses 22 ans, Lauréna Thellier a déjà une carrière ciné/série bien remplie et très prometteuse ! Après avoir fait ses débuts au cinéma à l’âge de 16 ans avec un rôle important dans le film de Bruno Dumont intitulé Ma Loute, la jeune comédienne rejoint le monde merveilleux des séries avec Mental en 2019. Son rôle d’Estelle, jeune adolescente internée en centre psychiatrique pour des troubles schizoïdes, la met sous les feux des projecteurs. La série Mental encensée par la critique, décroche le prix de la meilleure série au Festival de La Rochelle et revient pour une saison 2 sur France TV Slash. Un deuxième opus tout aussi bien que le premier mais avec une Estelle qui a beaucoup évolué. Lauréna Thellier vous dit tout sur cette saison 2 de Mental. Découvrez son portrait dans cette interview unique.

 

Quel est le MENTAL de Lauréna Thellier en saison 2 ?

Mental, c’est votre première série, vous, qui êtes plus habituée au cinéma. Qu’est-ce que vous avez aimé et appris lors de ce tournage de série ?

Lauréna Thellier : “Ce que je trouve très intéressant dans une série, c’est qu’on a le temps de suivre l’évolution des personnages donc il y a réellement un point A et un point B qui sont très loin l’un de l’autre, c’est-à-dire, que dans un film le parcours se fait très rapidement mais  les enjeux sont différents. Dans une série, c’est pour ça que je suis très attachée au personnage d’Estelle. J’ai eu le temps de m’attacher à elle et de traverser plein d’émotions bien plus que j’aurais pu le faire dans un long-métrage par exemple. Et aussi l’investissement sur le long terme en termes de durée. Parce que le tournage de Mental saison 1,  saison 2, c’était un vrai sprint parce qu’on n’a pas un budget énorme et on a donc par conséquent, pas un temps de tournage énorme. Mais il y a une espèce d’investissement presque surhumain là-dedans qui fait que l’on est tous focus dans la même direction, dans la même énergie et ça crée quelque chose d’assez magique sur une assez longue durée”.

 

Dans quel état d’esprit est Estelle au début de la saison 2 ? Comment avez-vous travaillé le personnage pour cette saison 2 ?

Lauréna Thellier : “Tout d’abord, on a quand on a commencé à avoir eu vent d’une saison 2 de manière concrète, c’était au festival de La Rochelle. Quand on a eu le prix de la meilleure série. Forcément, ça donne un coup de pouce. C’est là que les choses ont commencé à se mettre en place et les idées. Même s’il me semble que les scénaristes avaient déjà commencé à écrire avant, mais en tout cas rien n’était sûr. Il n’y avait pas eu de ‘Ok on y va’, donc c’était une énorme joie de savoir qu’il y allait avoir une suite. Pour moi, c’était presque évident qu’on n’allait pas se quitter comme ça sur une saison 1. Il y a avait encore plein de choses à raconter, des histoires encore à construire sur le personnage. Donc, j’étais très ravie et j’avais hâte de voir ce que ça allait être la suite. Mon travail de saison 1 et 2 a été hyper différent. En fait,  Estelle je la connais par cœur. Mieux que quiconque. Estelle, Je la connais.  Je l’ai travaillée, je l’ai créée. En saison 1, mon travail consistait à la créer de manière juste vis à vis du trouble qu’elle a. En saison 2, ça s’était acquis. Dans le sens où je savais très bien, j’avais plus besoin de me documenter c’était acquis. En saison 2, ce qui est beau, c’est qu’Estelle a une énorme évolution, donc, c’est sur ça que j’ai travaillé. La petite fille devient une ado et avec tout ce qui s’ensuit et tout ce qu’elle traverse du coup, le travail consistait à rendre Estelle plus mature et à travailler cette évolution.

 

 

Quand on retrouve Estelle au début de la saison 2, on est hyper surpris par son évolution ? La voir en dehors des Primevères c’est étonnant ! Vous comprenez la surprise du téléspectateur ?

Lauréna Thellier : “Chaque personnage a vachement évoluer que ce soit Simon avec son projet cinéma. On a tous une évolution. Concernant Estelle, en fin de saison 1, ça va dans une pente ascendante. En fait, en saison 1, Estelle se coupe les cheveux parce qu’elle en a marre d’être une gamine. Estelle explose Gipsy parce qu’elle ne veut plus le voir. La saison 1 annonce la potentielle l’envie d’indépendance d’Estelle. Donc, c’est pour ça que ça coule de source. On retrouve Estelle en saison 2 en essayant d’être indépendante. essayant“.

 

Comment se passe le travail avec les auteurs de la série ? Avez-vous la possibilité de faire de l’improvisation ?

Lauréna Thellier : “On a une liberté folle. En fait, On fait une lecture avec eux de la base, mais on est très libre. En fait, c’est ça la force Mental aussi. C’est la force de faire confiance aux comédiens et de s’approprier le texte, même de s’approprier des moments […] Estelle n’est pas un rôle, qui permet d’avoir une énorme liberté d’improvisation. Parce qu’elle parle très peu, elle est dans une économie de mots. Donc, ce n’est pas le rôle qui permettra de faire de l’impro sur tout le long. Par exemple, Louis (Peres) qui joue Simon, c’est incroyable de ce qui a au scénario et ce que lui en fait, et je suis fascinée par ça. C’est quelque chose qu’il travaille énormément. Quelque chose qu’il a travaillé avant mais c’est vrai que ça lui apporte une vraie liberté de trouver des expressions du personnage qui ne sont potentiellement pas les siennes mais celles du personnage. Il y a toute cette tambouille qui est hyper intéressante. Et on peut changer les mots. Et on en discute, on propose et on a cette liberté-là”.

 

Petite Aparté dans le Paris Police 1900

Racontez-nous votre voyage dans le temps dans le Paris de 1900 sous les traits d’Henriette Couedon ?

Lauréna Thellier : “J’interprète Henriette Couedon qui est une voyante qui a vraiment existé dans la vie. C’était chouette de pouvoir interpréter un personnage qui a vraiment existé. Ensuite, c’est un personnage très particulier parce que c’est une voyante et que j’avoue que quand j’ai passé le casting, j’ai eu un rôle. Je me suis dit ‘bon. Je ne comprends pas pourquoi j’ai ce rôle’. Je ne sais pas vraiment… physiquement. Ce n’est pas une évidence pour moi. Et en fait, j’ai vraiment passé un temps fou au maquillage. Vous voyez à quoi je ressemble dans la série, je suis totalement transformée. C’était trop bien et c’était trop bien de pouvoir mettre à des costumes d’époque. C’est quelque chose que j’apprécie énormément. Là je viens de faire le film de Mélanie Laurent s’appelle Le Bal des Folles où je suis en costume aussi. J’aime bien par parcimonie faire des films d’époque parce que je trouve ça magnifique et que ça me met dans un univers qui est assez unique”.

 

 

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