Lubie en Série

Quand Le Nom de La Rose devient une mini-série !

Après le livre Le Nom de La Rose de l’écrivain italien Umberto Eco, le film du français Jean-Jacques Annaud avec Sean Connery, c’est autour de la mini-série de voir le jour sur OCS ! Cette fois-ci, c’est de nouveau un italien aux commandes avec Giacomo Battiato mais il est à la tête d’une grosse production de 26 millions d’euros et impliquant trois pays que sont l’Italie, la France et l’Allemagne. Une super production qui est la première série originale internationale d’Orange Content. En effet, Orange que l’on connaît pour assurer les télécoms et aussi OCS se lance dans la production de série internationale sous la bannière Orange Content. Le Nom de la Rose est le premier essai d’une longue série du moins on l’espère.

 

Peut-on voir la mini-série Le Nom de la Rose sans avoir ni lu et/ou vu le film ?

OUI ! Sachez que la version de la série est plus proche du livre que du film. Il paraît qu’Umberto Eco aurait validé une ébauche de scénario avant sa mort en 2016. Après, je pense que la ressemblance entre John Turturro et Sean Connery est assez frappante dans ce costume de moine. Ainsi, les amateurs du film ne se sentiront pas totalement dépaysés sans Sean dans le rôle titre car bien évidemment John Turturro s’en sort très bien dans le rôle du célèbre Guillaume de Baskerville. D’ailleurs, l’acteur est non seulement producteur éxécutif de la mini-série et aussi co-scénariste. Quel talent ce John Turturro multi casquette ! En plus, il n’a même pas vu le film voulant créer son propre personnage hors de l’ombre de Sean Connery.

Après avoir vu les deux premiers épisodes en avant-première, je dois dire que cette mini-série a de l’allure. Comme vous le savez si vous suivez ce blog depuis un petit temps, je suis une sériephile avertie mais une cinéphile inculte et donc, je n’ai pas vu le film de Jean-Jacques Annaud. Cependant, j’ai vu tellement d’extraits dans les tops à la télévision que j’ai un peu l’impression de connaître le film sans l’avoir vu. Puis, lors de Canneséries, j’ai écouté volontiers Jean-Jacques Annaud nous parlait des chaussettes bleues de Sean Connery pour le couvrir du froid dans ses sandales. En revanche, je n’ai pas lu le livre d’Umberto Eco.

Maintenant que vous avez le contexte, voici mon sentiment sur ce que j’ai vu. On sent qu’il y a un budget dans cette mini-série et il y a tout plein d’acteurs talentueux aussi bien américains comme John Turturro, Michael Emerson (Lost, Person of Interest), des anglais comme Rupert Evrett, des allemands comme Richard Sammel, Damian Hardung dans le rôle d’Adso de Melk, des français comme Tchéky Karyo et d’autres nationalités dont des italiens évidemment. Tout ce beau monde se retrouve dans l’Italie du Moyen-Âge, plongé dans un somptueux décor autour d’une abbaye où des moines sont assassinés mystérieusement… Tueur en série ou œuvre du démon ? Guillaume de Baskerville est envoyé sur place pour élucider ces crimes infâmes avec l’aide de son acolyte Adso de Melk, futur bénédictin. Vous l’avez compris, Moyen-Âge ou pas, cette mini-série porte autour d’une enquête mystique ou pas, c’est une série de meurtre avant tout aussi atroces soient-ils. Puis, j’ai cette sensation de déjà vu, en ce sens, j’ai tout de suite pensé à une série comme Médicis : Les Maîtres de Florence même si je pousse un peu plus loin  pour l’esthétique je pense à Borgia voire pour aller dans les extrêmes The Young Pope. C’est un peu la même esthétique des coproductions en territoires italiens et pour la comparaison avec les Médicis, il y a cette histoire de meurtre qui occupe l’intrigue principale. Dans les deux cas, c’est des productions à gros budget et le crime est le fer de lance de la mini-série. Le Nom de la Rose est une mini-série prometteuse et qui marchera mais pour moi, elle fait partie de ces supers coproductions qui, malgré avoir élaboré une bonne recette avec des contraintes plus difficiles (celle de la coproduction), ne parviennent pas à me toucher suffisamment. Néanmoins, John Turturro fait encore un travail de maître dans ce rôle mythique de Guillaume de Baskerville et voir Michael Emerson avec la tonsure, ça vaut le détour. Enfin rien que Le Nom de La Rose, il faut regarder cette mini-série !

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