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MOTHERFATHERSON à travers la caméra du réalisateur James Kent !

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Présentée dans la sélection panorama international du festival Séries Mania, MotherFatherSon est une série britannique de la BBC à découvrir chez nous sur Starzplay avec Richard Gere et Helen McCrory dans le rôle de parents particuliers… En effet, ce sont des parents qui ont détruit la vie de leur fils enfermé dans la drogue et autres abus. Un grave accident va faire de leurs fils, un jeune enfant sans défense et offrir une seconde chance à ses parents de mieux faire ? James Kent a rejoint le projet au titre de réalisateur en chef et j’ai pu m’entretenir avec lui en face à face sur son travail de réalisation. James Kent a réalisé quatre épisodes de MotherFatherSon (épisode 1,2, 7 & 8).

 

MotherFatherSon : un casting de stars à diriger

Comment vous êtes-vous retrouvé sur le projet MotherFatherSon ? Qu’est-ce qui vous a séduit dans le script de la série ?

James Kent : “Les producteurs exécutifs m’ont demandé de réaliser. Bien sûr, le script y est pour quelque chose, un script sur la famille, le pouvoir et l’amour. J’adorais vraiment la manière d’écrire de Tom (Rob Smith, créateur de la série). C’est inhabituel, indirect mais aussi assez sombre et très surprenant. Ce n’est pas le ton de quelque de déjà vu à la télévision. Puis, il y aussi l’envie de travailler avec Richard Gere. Cependant, il n’avait pas signé quand j’ai rejoint la série. J’ai eu la chance de faire connaissance avec lui et il a été d’accord pour faire la série. C’était une véritable plus de ce projet”.

Vous avez un casting impressionnant de stars Richard Gere, Helen McCrory, Sarah Lancashire et bien d’autres. Comment dirige-t-on des acteurs comme ceux-ci ? En plus, Richard Gere qui n’avait pas fait de série depuis plus de 30 ans !

James Kent : “En fait, son dernier rôle à la télévision était un petit rôle*. C’est son premier rôle principal dans une série de toute sa carrière. Vous savez diriger des célébrités de renom, ce n’est pas plus compliqué que de diriger n’importe quel acteur. Au final, ils veulent tous faire du bon travail. J’ai réalisé quelques films avec Alicia Vikander, Kit Harrington de Game of Thrones, Keira Knightley, Alexander Skarsgård. Donc, Richard n’était pas la première célébrité de renom avec laquelle je travaillais. Quand vous êtes sur le tournage entrain de filmer, tous les extras que les grosses célébrités ont, la loge, le maquillage, c’est oublié, c’est vraiment le travail et le jeu qui prédominent”.

James Kent m’a expliqué avoir aidé Richard Gere à s’adapter au tournage long de 6 mois de la série et de son rythme effréné.

*Kojak dans le rôle de Gene Papas saison 4 épisode 1 en 1976

 

Le métier de réalisateur à l’anglaise !

Vous êtes le réalisateur en chef de MotherFatherSon, un rôle que vous partagez avec Charles Sturridge, donc vous êtes celui qui donne le ton de la série ? Parlez-nous de cet exercice ?

James Kent : “Habituellement, je suis le réalisateur du milieu donc je sais comment ça marche de la perspective d’un ou une réalisateur(trice). Vous devez garder le ton de la série, vous ne pouvez pas le changer radicalement. Mais, vous pouvez vous glisser dedans en apportant votre propre enthousiasme et votre saveur à votre épisode. Pour moi, c’était génial d’être le réalisateur en chef parce que vous pouvez voir d’autres films et être inspiré. Vous êtes celui qui engage les compositeurs, les costumes, les maquilleurs, les décorateurs, le directeur de la photographie. Vous engagez la plupart des acteurs. Avec mon âge et mon expérience, c’est formidable d’avoir cette chance. L’autre réalisateur Charles (Sturridge) est aussi expérimenté et il était plus que ravi que de suivre mes instructions”.

Mais James Kent reconnaît que ça aurait été difficile pour lui d’assumer les huit heures de série d’où ce partage de la tâche avec son collègue Charles Sturridge, il dit :  “J’aurais voulu faire les 8 heures. Mais, c’est toujours formidable de faire le début et la fin. C’est la solution parfaite. La fin, c’est comment on finit la série, quelle est la meilleure fin ? Ce qui veut dire que je suis là pour la première scène de tournage et pour la dernière scène de tournage.”

Mais, ce n’est pas trop difficile pour un réalisateur de prêter sa série le temps de quatre épisodes à un autre ? N’aviez-vous pas peur que le ton de MotherFatherSon diffère d’un épisode à l’autre ?

James Kent : “Je n’étais pas nerveux à l’idée qu’il ne garde pas le ton de la série mais c’est ça se joue davantage sur les choix qu’il fait. Il a fait un super travail et je suis content de celui-ci. J’étais stressé sur les lieux choisis ou les acteurs qui seraient des choix que je n’aurais pas approuvé. C’est comme ça que la machine fonctionne. Huit heures, c’est tellement de drama que vous devez le partager entre deux personnes. Aux États-Unis, vous faites bien souvent un seul épisode”.

 

Le travail entre James Kent, réalisateur et Tom Rob Smith, créateur de la série

MotherFatherSon, une série au ton impoli ! James Kent : “Tom et moi étions d’accord que ce n’était une série polie. Le saviez-vous, il a écrit American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace, une autre grosse série sur FX. Il a remporté de nombreux prix pour ça. Tom a aussi écrit cette série. Vous voyez le même auteur derrière ces projets”.

La relation réalisateur/auteur. James Kent : “Les scénaristes ou showrunneurs, peu importe comment vous les appelez, ont différent niveau d’implication. Tom est très impliqué avec les costumes, les lieux de tournage, le casting et assurément avec le script. Je suis arrivé sur le projet MotherFatherSon à peu près trois mois avant de tourner. Il y avait encore du temps pour faire des notes sur le script ou le changer”.

James Kent conclut avec ces mots : “La télévision est un média davantage dans le partage contrairement au cinéma où le réalisateur est roi”.

 

 

MotherFatherSon est à voir sur STARZPLAY, disponible sur l’application gratuite Apple TV, sur le service Amazon Prime Video Channels, sur la TV d’Orange et sur l’application STARZPLAY pour iOS et Android.

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