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Florent Peyre et Emilie Caen présentent Papa ou Maman la série !

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Vous avez vu et aimé les films Papa ou Maman au cinéma avec Marina Foïs et Laurent Laffite ? Mais allez-vous tout autant adoré Papa ou Maman la série ? Sur M6, on change de famille, on passe des Leroy au Mendes et on change de duo Emilie Caen et Florent Peyre. D’ailleurs entre l’avant-première de Papa ou Maman la série au Festival de La Fiction TV de La Rochelle et l’événement influenceur prévu chez M6, j’ai pu rencontrer et interviewer le papa Florent Peyre et la maman Emilie Caen. J’ai pas eu à choisir et j’ai préféré le « et » au « ou ».

Il faut savoir que Florent Peyre a été le premier engagé et il a fait des tests avec plusieurs « Isabelle » et c’est finalement Emilie Caen avec laquelle l’alchimie a été parfaite. En plus, les auditions ont été faites exceptionnellement un samedi car la comédienne avait des obligations de tournage. Un heureux hasard puisqu’elle a été prise.

Quand vous avez entendu parler du casting pour Papa ou Maman la série, vous avez sauté sur l’opportunité ?

Florent Peyre : « ça me donnait très envie. Après je n’ai jamais réussi un casting à part celui-ci.[…] Comme j’étais fan des films et que c’est les mêmes auteurs. J’avais lu le texte des essais pour le casting qui était déjà aussi bien écrit que pour la série. ça sentait très très bon et je mourrais évidemment d’être pris. Puis, j’ai été pris ».

Pour le téléspectateur, quelle sera la différence majeure entre Papa ou Maman le film et Papa ou Maman la série ?

Florent Peyre : «  »Le temps. Le fait d’avoir 6 fois 52 minutes ça permet de développer L’ADN qui a dans la série. Effectivement, il y a l’ADN de Papa ou Maman dedans mais le fait que ça soit du 6 x 52 minutes, ça fait 3/4 films pour développer les personnages principaux, plus les personnages autour plus les situations folles, gaguesques et folles tout autour. C’est tout plus parce qu’on a plus de temps ».

Emilie Caen : « La série permet de développer des intrigues secondaires et des personnages secondaires qui ont une importance très forte. Je pense que c’est surtout ça en fait. ça permet de décliner, d’allonger les situations que l’on ne pourrait pas créer en 1h50 de film. Le ton est le même, les situations sont étirées donc c’est assez agréable en tant que spectateur de voir parce que moi j’ai des gens autour de moi qui se séparent et tout d’un coup, les gens basculent. On ne peut pas imaginer des gens mariés puissent se confronter comme ça. Là, c’est des situations étirées donc c’est ça qui assez jouissif ».

La série, une première expérience pour vous ! Qu’est-ce qui vous a changé du cinéma ?

Florent Peyre : « C’est le rythme. Mais comme on m’avait beaucoup prévenu en me disant tu sais les rythmes de séries… sachant que c’était un rythme de série un peu confort parce qu’on avait un jour ou deux de plus que la moyenne sur les épisodes. Au moins sur les deux premiers, le temps de prendre nos marques. On va très vite, c’est pas le cinéma, on n’a pas le temps de faire mille prises donc je m’étais beaucoup préparé en amont sur le texte au cordeau évidemment mais surtout en ayant bien bossé le personnage. Pas pour être enfermé. Mais être le plus malléable possible en ayant bien travaillé pour que si Frédéric (Balekdjian, réalisateur) me dit ‘bon, écoutes, c’est pas vraiment ça, on va ailleurs’. J’ai tellement exploré le personnage et le texte pour pouvoir changer vite. Je crois que c’est ce qui s’est passé. Mais surtout Emilie et moi on a jamais eu la sensation qu’un moment on nous ait dit ‘ça aurait mérité, une ou deux prises de plus mais on le fait pas car on n’a pas le temps‘. On s’est jamais retrouvé là-dedans. Il y a une véritable alchimie. En fait, on a travaillé chacun de son côté avant ce qui a fait qu’on a pu travailler vite. Me semble-t-il ? Mais ça c’est sûr ça va plus vite qu’au cinéma. ça fait des grosses journées mais tellement riches. L’écriture est tellement riche que j’ai des souvenirs de journée où je rentrais chez moi le soir. J’ai fait une scène d’engueulade, j’ai fait une scène d’émotion, j’ai fait une scène où je tombe de ma chaise, j’ai fait une scène de bagarre dans la même journée. Et après, je relisais la feuille de service pour le lendemain, je me frottais les mains parce que c’est vraiment génial ».

Dans les séries, on peut suivre un personnage sur le long terme, c’est quelque chose que vous appréciez ?

Emilie Caen : « C’est ça qui est génial qui détend vachement parce qu’on ne se dit pas ‘tiens il faut tout montrer dans cette scène parce que sinon il y aura plus l’occasion’. On se dit tranquille en fait. On peut montrer une petite facette, puis on en montrera une autre ailleurs. C’est très agréable de construire un personnage sur la longueur ».

Isabelle, c’est une femme qui a un désir légitime de vouloir travailler, est-ce que ce rôle de femme moderne vous a parlé à l’écriture du script ?

Emilie Caen : « Non pas particulièrement parce que pour les essais, on avait qu’une scène qui était écrite pour les essais. On a rien lu, on a accepté juste sur le principe. Après, je suis contente de jouer et défendre ce personnage parce que je le trouve multiple, courageux, moderne et je suis contente de l’incarner ça c’est sûr ».

Emilie Caen, c’est l’inverse de Florent Peyre, elle joue une scène d’émotion comme celle du pilote chez Prameco en une prise et quand il s’agit de faire du comique pur, elle redoute davantage ces scènes comme une scène de fou rire ou une scène où son personnage est bourré. Alors que son co-équipier  redoute tout l’inverse. En revanche, quand il faut passer au-dessus d’un portail, on ne rigole pas pour Emilie Caen qui a le vertige !

Sachez que si vous adhérez Papa ou Maman la série, la saison 2 est en cours d’écriture et Florent Peyre et Emilie Caen sont déjà excités à l’idée d’y retourner.

© PASCALITO/M6

Avis sur Papa ou Maman la série

Si vous vouliez voir le concept Papa ou Maman le film d’entrée de jeu, à savoir des parents divorcés que se refilent les enfants comme des boulets, il faudra patienter. L’épisode introductif même si très correct avec un enchaînement de vannes a aussi un côté déceptif pour ceux qui s’attendaient à retrouver d’emblée l’esprit du film. Même en n’ayant pas vu le film (mais la volonté de le voir un jour), je m’attendais évidemment à retrouver le concept dès le départ. Disons que les scénaristes prennent leur temps pour nous expliquer pourquoi les Mendes en sont arrivés là. Il y a un souhait d’installer cette famille durablement. Un peu comme le Fais Pas Ci, Fais Pas Ça pour M6 et au début c’est jamais simple d’installer une série et peut-être encore plus une série familiale. Il faut vraiment se couper de l’idée, je retrouve le film dans la série et juste se dire que seul le titre reste. Les Mendes vivent un divorce qui ne se passe pas à l’amiable et ça arrive à plein de gens. Même si parfois, il y a des tentatives de rabibochages agaçantes. Je pense que cette famille gagne à être connue sans l’ombre des Leroy qui plane au-dessus de leurs têtes. Emilie Caen et Florent Peyre sont parfaits dans leurs rôles et il y a une réelle alchimie entre eux. C’était pas facile de trouver ce duo qui allait porter la série. En plus, ils sont accompagnés d’une ribambelle de personnages secondaires intéressants comme Tania interprétée par la talentueuse Eye Haïdara. Mention spéciale aux enfants dont c’est leur premier tournage qui assurent comme des pros. Mon conseil : sortez du film et appréciez les Mendes à leur juste valeur. C’est une comédie mignonne où l’écriture est correcte et jouée avec de bons acteurs ayant un sens de la comédie.

Ma note : 
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