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Power : une drogue en série ?

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Power parle de drogue et étrangement, Power deviendra votre drogue. J’ai succombé alors que ce n’était pas gagné d’avance. Si vous relisez ma critique du pilote de Power, elle n’est pas très positive : ici. En effet, j’ai classé le pilote en rédhibitoire. Mais, il faut dire que ce pilote n’est pas à la hauteur de l’addiction dont vous allez souffrir par la suite. Elle vient lentement mais sûrement et plus précisément à partir de l’épisode 7 saison 1 soit un épisode avant la fin de la saison qui en compte 8. Mais comme dit l’adage, mieux vaut tard que jamais !

Ce qui m’a motivé à voir Power dans son ensemble, c’est la venue d’Omari Hardwick et 50 Cent au Festival de Télévision de Monte-Carlo, je me suis dit que j’avais sûrement rater le coche parce que c’est une série dont mes lecteurs me parlent et comme 50 Cent insiste bien dessus, Power est la séries la seconde séries la plus vues sur le câble premium américain après Game of Thrones de HBO. Ainsi, la série affole les compteurs de la chaîne Starz qui la diffuse Outre-Atlantique. Chez nous, Power se fait plus discrète mais tout de même présente sur OCS. Partant du principe que je ne fais pas toujours les bons choix en séries, j’ai regardé attentivement les trois premières saisons, puis, mon attention s’est transformé en véritable passion.

En fait, il faut passer le cap de la lenteur de la saison 1, il y a une sorte de déclic à partir de ce fameux épisode 7 où vous comprenez subitement tout le cheminement amener laborieusement auparavant et cette histoire aux apparences complexes et classiques devient un drama passionnel. La saison 2, ma favorite, est celle des conséquences, celle où Angela, la sainte, découvre l’envers du décor et la réelle identité de Ghost, son amant. A partir de là, on peut penser qu’une fois la révélation faite tout allait s’essouffler mais non parce que Kanan alias 50 Cent rôde dans les parages, les ennemis sont toujours à l’affût du butin et puis, avec Tommy, les affaires se corsent. En saison 3, l’ennemi s’appelle Lobos et il donne du fil à retordre à nos héros. Bref, tout devient intense et l’attention est captivée.

 

 

Les personnages de la série

Les acteurs ne sont pas les plus merveilleux d’Hollywood mais leurs personnages sont tellement riches que vous mettrez de côté les quelques maladresses de jeu. Ils sont excessifs, violents (voire très violent Kanan avec son fils shawn des frissons rien que d’y penser), jurent à longueur de journée (le terme “motherfucker” = enculé veut limite dire bonjour) et ils adorent les scènes de sexe torrides mais on les aime quand même. Ghost / James Saint-Patrick pour sa schizophrénie, ce personnage au double visage amoureux épris, père attentif mais aussi baron de la drogue intransigeant.  Son meilleur ami, Tommy est un impulsif, déconneur mais réglo en business. Les deux associés et amis ensemble se sont des scènes mémorables. Quand les deux s’embrouillent, on est inquiet et on espère une réconciliation au plus vite. Kanan, impossible de s’attacher, ce type est horrible donc on adore le détester. Puis, côté féminin à vous de choisir votre camp entre Tasha, l’épouse de Ghost ou Angela, son amante de policière. Comme la plupart des fans, je vote Tasha parce qu’Angela, on a envie de la frapper parfois, elle est niaise et c’est une enquiquineuse qui ne sait pas ce qu’elle veut. Ils sont peut-être caricaturaux mais il y a quelque chose avec ses personnages. Même si on a l’impression de revoir des traits de caractère vu dans Empire, Power reste moins dans l’excès du personnage totalement barré. Tasha est excentrique mais ce n’est pas Coockie Lions. De toute façon, les deux actrices ne sont pas du même niveau.

 

Une femme derrière Power

Sexe et violence font partie de l’ADN de Power. Alors, vous dites que c’est un homme qui doit être le showrunner de cette série. Et si c’était une showrunneuse ? Quelle surprise de découvrir que c’est une femme du nom de Courtney Kemp Agboh qui a imaginé la série et l’a écrite. Oui, c’est une showrunneuse qui a créé une série sur le milieu de la drogue à New-York, qui écrit des scènes d’une violence inouïe (cf le sort de Shawn encore) et qui montre du sexe à quasi chaque épisode (même si je pense que Starz insiste sur cette partie). Créditée en tant que productrice et scénariste, Courtney Kemp Agboh est davantage une habituée des network avant de se lancer dans Power. Elle a écrit des épisodes de The Good Wife et elle a été productrice également de la série. Disons qu’avec les King, elle a été formé à bonne école. Elle a d’autres crédits sur d’autres séries qui ont souvent pas dépasser les 13 épisodes. Bref, tout ça pour dire que les a priori sont parfois trompeurs et Courtney Kemp Agboh s’en sort plus que bien avec Power.

 


Les meilleures moments des trois premières saisons de Power

Power a une saison 4 en cours et une saison déjà assurée mais ce n’est peut-être pas fini parce que la série a vraiment toujours beaucoup de succès au fil des saisons. Moi, j’assume je suis droguée au Power.

 

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