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Powers saison 1 : en mal d’héroïsme

Adaptation du comics du même nom imaginé par Brian Michael Bendis, Powers s’intéresse à un monde où les humains et les superhéros coexistent. Christian Walker, ancien superhéros du nom de Diamond,  ayant perdu son pouvoir à cause du vilain Wolfe, enquête avec sa co-équipière Deena Pilgrim sur les crimes impliquant les superhéros.

Alors, la série prend un côté policier même si les superhéros restent au coeur de l’intrigue. D’ailleurs, Deena très à cheval sur son travail le rappelle constamment à son co-équipier plus intéressé par récupérer son pouvoir perdu que lutter contre la criminalité. C’est ainsi, qu’il n’hésite pas à tenter de mettre en danger les autres pour retrouver ce pouvoir auprès de son ex-ami devenu ennemi de tous : Wolfe.

En effet, Powers raconte également le parcours de trois amis : Christian Walker, Johnny Royalle et Wolfe. Ce dernier vire au monstre sanguinaire car il mange littéralement ses victimes et s’approprie les pouvoirs des autres comme celui de Diamond. Très étrange quand il y a des flashbacks comme dans l’épisode 5, Eddie Izzard (Wolfe) et Michelle Forbes (Retro Girl) incarnent leur personnage plus jeunes alors que Sharlto Copley (Christian) et Noah Taylor (Johnny) sont interprétés par d’autres acteurs plus jeunes. Ces scènes sont troublantes : y a-t-il un sens caché ?

Même si Wolfe est censé être le grand méchant de l’histoire, ses amis sont loin d’être des héros… C’est Christian qui en fait l’aveu à Deena dans l’épisode 4 :

Killers can’t be heroes.

Capturing Wolfe made me a hero.

It made me famous.

Les assassins ne peuvent pas être des héros. Capturer Wolfe a fait de moi un héros. Cela m’a rendu célèbre.

Son pouvoir, c’est la faille de Christian sans lui, le héros n’est plus superhéros. Dans Powers, les superhéros sont des professionnels du marketing comme Retro Girl qui maîtrise la chose avant un certain pétage de plombs et Zora découvre le système dans sa quête de gloire. Christian est aussi attiré par cette gloire du superhéros à laquelle il a du mal à renoncer depuis la perte de son pouvoir. Cette faille de l’enquêteur fait de lui un personnage intéressant. Est-il fiable même en superhéros ? Peut-on douter d’eux ? La série aborde maladroitement la question mais tente l’exercice.

Le casting de la série est assez lourd dans deux rôles clefs des pointures : Eddie Izzard et Michelle Forbes. Le duo de flic Christian et Deena interprétés respectivement par Sharlto Copley et Susan Heyward brillent moins, en particulier, cette dernière qui fait toujours la tête. Alors, certes, son personnage est très sérieux mais peut-être trop, elle est la moins attachante du groupe. Puis, il y a les jeunes comme Calista (Olesya Rulin) et Krispin (Max Fowler) qui jouent bien mais semblent en dehors de l’intrigue principale du moins pour cette saison… En effet, Calista apparaît comme un personnage clef de la suite des aventures de Powers. Mais, chaque scènes impliquant ces jeunes ne sont pas les plus passionnantes.

Concernant l’intrigue, le pilote est mitigé mais laissant envie de poursuivre. La suite de la saison 1 a une construction, un peu étonnante entre Wolfe qui s’échappe et (c’était évidemment prévisible dès le départ) et Wolfe qui retourne en cellule. À partir de l’épisode 4, Wolfe devient une véritable menace et l’action est au rendez-vous mais il regagne sa prison assez vite, s’ensuit une période de latence, puis l’action revient quand un autre objectif est déterminé et deux fronts d’attaque envisagés. Une fin de saison tranquille avec quand même un quart d’heure sur Christian qui vient saluer tous les protagonistes impliqués dans cette quête. Un peu comme un général qui salue ses troupes sauf qu’on aurait pu s’en passer.

Petit détail : Le pouvoir de Zora est visuellement représenté par des petits carrés violets qui s’entrechoquent et quand Wolfe pique les pouvoirs de ses victimes, il émet des ronds rouges. Ces formes géométriques évoquent fortement les symboles que l’on retrouve traditionnellement sur une manette de Playstation : le carré magenta et le rond rouge. Coïncidence ? Pour rappel, Powers est la première série de Playstation, marque de console jeux vidéos ! Une saison 2 est prévue.

Test DVD Powers saison 1

Ce coffret se compose de 3 disques assez simplistes mais efficaces car tout est écrit donc, il suffit de lire. Test en version anglaise mais en français, ça marche bien aussi. Détail rigolo, les petits éclairs rouges pour sélectionner un éléments. Visuellement, ça rend bien et ça correspond au thème de la série.

Le petit plus : quand on choisit le mode épisode par épisode, il y a la possibilité de voir le résumé des épisodes précédents ou pas. Idéal pour ceux qui ont besoin d’un rappel avant un épisode ou pratique pour ceux qui souhaitent échapper à ce traditionnel « précédemment » et rentrer directement dans l’histoire.

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