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PRISE AU PIÈGE : rencontre avec l’équipe !

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Prise au Piège est une série de M6 librement adaptée de la série espagnole Vis a Vis (traduite en français par Derrière Les Barreaux et diffusée sur Téva) et créée par Ivan Escobar, Daniel Écija, Alex Pina et Esther Martinez Lobato. Ces deux derniers noms vous évoquent forcément quelque chose car ce sont les deux créateurs de la La Casa de Papel. L’adaptation française a été faite par Cécile Berger et Olivier Kohn pour M6. Comment l’équipe de Prise au Piège a fait pour adapter la série espagnole pour le public français ? Éléments de réponse en compagnie de l’équipe présente au Festival de la Fiction TV de La Rochelle : les producteurs Iris Bucher et Roman Turlure, le réalisateur Karim Ouaret et les actrices Elodie Fontan et Manon Azem.

Le pitch de Prise au Piège : Anna Rivière est arrêtée pour un meurtre… qu’elle n’a pas commis. Sauf que tout l’accuse. Envoyée en détention provisoire, Anna risque une lourde peine. Piégée dans un monde aux antipodes du sien, au milieu de la violence et des trafics, Anna est une proie facile qui va devoir apprendre à transgresser les règles pour survivre. Franchir la ligne jaune au risque d’y perdre son âme… Son seul espoir repose sur son père et son frère qui s’ignorent depuis 10 ans. Ils sont les seuls à pouvoir prouver son innocence.

 

Prise Au Piège : l’adaptation à la française

Parfois, une adaptation de séries passe par un changement radical de format, c’est qu’explique la productrice Iris Bucher : « C’est l’adaptation d’une série espagnole qui s’appelle Vis a Vis qui nous a été proposé par M6, ici même à La Rochelle, il y a trois ans, qu’on a très librement adapté avec Cécile Berger et Olivier Kohn. On a changé de format, c’est déjà un premier point important quand on fait ce genre de travail. On est passé de 13 x 70 minutes à 6 x 52 minutes. La série espagnole avait un aspect bien plus soap qui tirait un peu en longueur l’histoire. On a tout resserré et on s’est concentré sur le drame que vit Anna qui est incarcéré à tort et aussi du contexte familial ».

Après il faut trouver le lieu de tournage principal : la prison. Mais, il a fallu partir aux Pays-Bas dans la prison de Breda pour tourner Prise au Piège, Iris Bucher dit :  « Il y a une politique carcérale aux Pays-Bas très novatrice, très moderne qui est de fermer les prisons et de mettre des bracelets éléctroniques aux detenus ce qui fait que d’un coup, il y avait plein de prisons vides ce qui a permis de trouver ce décor qui était très difficile à trouver en France parce qu’on ne peut pas tourner plus d’un jour ou deux dans une prison existantes en France ». Roman Turlure ajoute : « Breda est une prison qu’on a fait passer pour une prison du sud de la France ».

Une fois la prison idéale trouvée, la question de l’uniforme s’est posée ! Si vous vous demandez pourquoi des uniformes jaunes dans Prise au Piège ? Comme vous le savez en France, nos détenus ne portent pas d’uniforme. C’est les séries américaines qui ont mis dans notre inconscient collectif que les détenus avaient des uniformes mais en France, ce n’est pas le cas. Cette question de l’uniforme a été un vrai débat au sein de l’équipe. C’est Iris Bucher, la productrice, qui a trouvé la solution en interrogeant le garçon de café lors d’une réunion autour de la série. A la question est-ce que les détenus en France portent des uniformes, le garçon de café a répondu : « non, mais ils devraient »! Donc, les équipes de Prise au Piège ont opté pour la version uniforme jaune.

De là, il faut assumer un genre particulier et c’est le producteur Roman Turlure qui en parle et dit : « On est dans thriller glamour comme on a appelé ça. On n’est pas dans un réalisme pur. On a voulu vraiment aller vers un genre assumé thriller glamour ». Alors, ne cherchez pas une quelconque ressemblance avec notre réalité française, la série assume ce parti pris.

Enfin, dans l’écriture, Prise au Piège permet au téléspectateur de respirer et de ne pas être en permanence enfermé dans cette prison avec son héroïne. Iris Bucher explique : « C’était une demande de M6 d’aérer. C’est vraiment le mot qu’ils ont utilisé. A l’écriture, prévoir ces moments de respiration avec le duo père/fils qui sont beaucoup plus présent dans notre version que celle espagnole ».

 

Le point de vue d’Elodie Fontan et Manon Azem

Les actrices n’ont pas voulu regarder la version espagnole. Elodie Fontan dit : « Je n’ai pas voulu la voir avant car j’avais peur d’être influencée par le personnage et donc de m’en rapprocher inconsciemment. J’ai rien voulu voir avant. Bon, j’ai regardé une bande-annonce mais j’ai pas regardé la série ».

Elodie, vous changez de registre avec Prise au Piège de la comédie où on vous connait bien au drame ?

Elodie Fontan : « Cela faisait un petit moment que je faisais des comédies. Mais, j’avais vraiment envie de revenir dans quelque chose de très différent. ça faisait qu’on en parlait depuis un moment avec mon agent. Dès que j’ai lu le projet, c’est vrai que j’ai adoré. Je n’ai pas eu tous les scénarios de tous les épisodes, ce qui était très frustrant car j’étais là à dire mais la suite, la suite, la suite… J’ai beaucoup aimé comme c’était traité. J’ai beaucoup aimé l’émotion du personnage, sa descente aux enfers et sa façon d’y survivre. Il y avait beaucoup de personnages, c’était très riche et beaucoup de personnages très intéressants ».

Manon, vous jouez un personnage de badass en prison, vous êtes-vous inspiré de personnages de séries ou de films dans le genre ?

Manon Azem : « J’ai commencé sur Netflix à regarder les documentaires de jeunes filles en prison, je crois qu’il y en a un qui s’appelle Jeunes Filles en Prison. Un truc américain. C’est compliqué parce qu’aux Etats-Unis, il y a un rapport avec les communautés que nous on n’a pas en France. Donc, je ne pouvais pas être une latina, une renoir. C’était compliqué de trouver la case que j’avais envie de créer pour Malika. Le vrai travail que j’ai eu c’était avec Karim. On ne voulait pas un truc trop cliché de la méchante, mais en même temps, elle a un passé donc il faut que j’arrive à la défendre humainement. Ce n’est pas juste une méchante gratuitement, elle a forcément vécu quelque chose. C’était trouver un bon dosage et on l’a fait aussi sur le plateau. J’ai essayé de regarder des choses, des films mais c’est compliqué j’avais envie de créer mon personnage ».

Manon Azem a travaillé sur sa voix et constamment baisser sa voix pour lui donner un ton plus grave demandé par le réalisateur Karim Ouaret. au départ, son tatouage devait être une panthère au lieu d’un serpent. Finalement, le serpent a été préféré et la pose de ce tatouage nécessite 30 minutes de préparation avant tournage.

 

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