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Dans les profondeurs de Loch Ness avec Laura Fraser, Don Gilet et Siobhan Finneran

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Loch Ness, contrairement aux apparences, est une série policière et le monstre de l’histoire c’est le tueur en série qui est recherché par nos trois héros : les policières Annie Redford et Lauren Quigley et le profiler Blake Albrighton. De passage à Paris, ce trio de choc est venu m’en dire plus sur les mystères qui entoure leur série Loch Ness. Interview avec Laura Fraser, Siobhan Finneran et Don Gilet.

 

La plus Loch Ness sur les autres séries policières.

En quoi Loch Ness est série policière différente des autres ?

Siobhan Finneran : “C’est une histoire de meurtre et on ne peut pas la retirer du genre policier. Chaque épisode est l’histoire d’une personne différente d’une certaine manière. Vous voyez progresser nos personnages ensemble mais à chaque épisode, vous en apprenez plus sur quelqu’un du village. Puis, vous avez l’impression que vous avez trouvé la bonne piste et finalement, l’épisode suivant, vous suivez une autre piste. Je crois que c’est l’intérêt de cette série. Ce n’est pas clair. Vous évoluez dans un paysage magnifique et c’est un mystère jusqu’à la fin, ce qui n’arrive pas toujours. Puis, vous pouvez zapper si vous n’appréciez pas” 😀

 

Le saviez-vous micmac dans le titre c’est Loch Ness ou The Loch ?

En France, en Australie et même au Pays-Bas, la série se nomme Loch Ness mais aux Royaume-Uni, elle s’intitule The Loch. Pourquoi le titre de Loch Ness a été changé uniquement pour le Royaume-Uni ?

Laura Fraser : “Je pense qu’ils croyaient que ça allait être rebutant et trop local pour le Royaume-Uni. Mais, pour les autres territoires c’est un argument de vente sur une image avec le monstre et le côté romantique. Au Royaume-Uni, ça fait un peu ringard. Peut-être” ?

Siobhan Finneran : “Toute le monde a entendu parler du Loch Ness, utiliser le titre The Loch fait plus intimiste”.

Don Gilet : “Il y aussi une autre idée à ce choix. Il y a THE Killing, THE Missing, il y a beaucoup ‘The’ et je pense que l’on essaie de suivre cette tendance. C’est pêchu, c’est très concis et c’est compact. C’est aussi facile à se rappeler. Au Royaume-Uni, le Loch Ness a une connotation quelque peu différente parce que l’on pense plus au monstre. On apprécie avoir cette attache au monstre, mais nous cherchons quelque chose d’un peu différent. Nous connaissons ce mot est si commun pour nous, donc ils ont rendu le titre plus sexy, plus claquant. ça vous marque plus The Loch” !

 

Le Mythe du Loch Ness

Même si la série ne parle pas du monstre du Loch Ness, on a quand même l’impression qu’il rôde dans les environs : comment expliquez-vous cette sensation ?

Laura Fraser : “Les images animales ont été pas mal utilisées. Il y a le monstre, la bête de l’intérieur, des moutons sont mutilés, il y a un loup et tout cela est censé représenter le mal à l’intérieur. L’idée c’est d’avoir un monstre derrières les apparences”.

La ville de Lochnafoy n’existe pas dans la réalité, est-ce important d’avoir une ville fictive pour raconter cette histoire ?

Don Gilet : “Je pense que quand vous créez une ville fictive, vous avez la liberté de faire ce que vous voulez avec cette ville et vous pouvez créer sa propre identité. Quand vous vous appuyez sur une ville existante, vous devez faire des compromis. Ce genre de choses ne seraient jamais arrivées dans cette ville. Donc, quand vous la créez de toute pièce, sur une planète qui n’existe pas, que l’on n’a pas découvert, le champ est libre pour mettre vos propres personnages et vos propres étiquettes. Je crois que c’est toujours positif. Vous devez faire plus de recherches si vous faites une série sur une ville existante avec de vrais gens”.

Siobhan Finneran: “Puis, je suis quasi certaine que vous êtes bloqués par des règles sur les noms que vous pouvez utiliser, les rues que vous pouvez emprunter avec une ville existante”.

Considérez-vous l’Ecosse et ses Highlands comme un personnage de la série ?

Laura Fraser : “Cet incroyable paysage n’est pas une simple toile de fond. Ce n’est pas le mythe du Loch Ness qui devient un personnage tremblant sous l’effet du vent. Cela ajoute du trouble dans ce drame sombre et glauque”.

Don Gilet : “Mais la toile de fond avec ses montagnes imposantes en plein jour ou quand le temps est dégagé, c’est somptueux. C’est toujours dramatique mais dans la journée, c’est clair. Quand c’est brumeux, c’est impressionnant et imposant. Vous vous sentez si petit parce que c’est comme si elles venaient presque à vous ces montagnes. ça vous aide pour votre personnage, cette toile de fond troublante et quand la brume arrive, où vous voyez ces silhouettes mais vous ne savez pas ce que c’est assez dramatique voire un peu effrayant. A chaque fois qu’ils montrent une toile de fond brumeuse, ça nous aide parce que nous traitons d’un mystère avec quelque chose qui n’est pas encore claire pour nous. La théorie qui dit que quand vous ne connaissez pas quelques choses et que votre imagination s’emballe, c’est cette idée avec ce qui se passe dans cette ville, qui assassine les gens ? Cela se marie bien avec le look de la série”.

Explication sur la présence de Blake Albrighton, le profiler au milieu de ces deux policières.

Siobhan Finneran : “Si ça avait été un meurtre simple et direct, elle (Lauren Quigley, son personnages dans la série) n’aurait pas eu besoin de l’appeler. Mais, le fait qu’il y ait quelque chose d’étrange sur la manière dont l’individu a été assassiné et sur ce qu’il lui est arrivé. Elle a besoin de quelqu’un qui a ce raisonnement. Elle peut travailler sur des preuves, elle a son corps, c’est sa preuve. Mais, dans la manière dont il a été tué, j’ai besoin de contacter Blake pour comprendre cet état d’esprit”.

 

Pour finir sur la question de la saison 2, Don Gilet a commencé à délirer sur son spin-off sur son personnage Blake Albrighton, le profiler de la série. Siobhan Finneran l’a intitulé Blake’s Chronicles (“Les Chroniques de Blake”) et Don Gilet a rétorqué qu’en disant que maintenant, ce spin-off s’appelait tout simplement Blake. On a bien rigolé 😀 Pas un mot sur une saison 2.

 

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