Site icon Lubie en Série

Rellik : quand le polar est raconté à l’envers !

rellik polar série avis critique

Rellik est le palindrome du mot killer en anglais qui signifie tueur. Un palindrome de génie pour un concept original ! En effet, Rellik propose une nouvelle forme d’écriture de polar en proposant une lecture à l’envers de l’histoire. Ainsi, on suit les aventures du détective Gabriel Markham et son équipe à la recherche d’un serial killer mais l’enquête est racontée à l’envers. C’est une idée des frères Williams Jack et Harry que vous connaissez bien pour des belles séries comme The Missing ou Liar. Grâce à 13ème Rue, j’ai pu voir les 6 épisodes de la série dans l’ordre et je vous explique ma chronologie de Rellik.

 

Rellik : un nouvelle façon de raconter une série policière

Le thème de cette série, c’est le passé est ce qui vous façonne en tant qu’être humain et hier est essentiel. De ce concept, Rellik propose une enquête classique sur un tueur en série sauf que tout l’histoire est racontée à l’envers. Il faut accepter que l’histoire avance à l’envers avec des retours constants sur des moments clefs de l’histoire qui expliquent le présent. Parce que le motif du crime se trouve toujours dans le passé. Alors, pour comprendre le présent, il faut connaître le passé et les motifs qui ont poussé telle ou telle personne à agir  de telle manière. Dès lors, il est possible de revenir soit 2h avant, soit 4 mois plus tôt ou bien 21 ans. Le temps est la clef de la série et il faut être attentif pour bien se repérer dans la chronologie de la série.

De plus, pour corser l’intrigue, le serial killer choisit une signature particulière : il défigure ses victimes avec l’acide afin qu’elles ne soient plus reconnaissables pour ensuite, mieux les tuer… Sympa comme concept pour un tueur en série. Cela donne un côté très sombre à l’histoire, en plus, du fait que Gabriel Markham, ne soit pas le genre de policier le plus appréciable du monde et que le sexe et la violence font foi dans cette série.

 

Accrochez-vous ! Il faut passer le premier épisode de Rellik pour rentrer dedans

C’est peut-être l’étape la plus difficile passer le pilote de Rellik. En effet, à la fin de l’épisode vous pourriez être tenter de vous dire, je ne comprends rien, je lâche l’affaire. Je peux vous comprendre et je conçois le fait que l’on préfère un style de narration plus classique comme Les Experts. Mais, ne faut-il pas changer de style pour une fois ? Essayez un style de narration plus challengeant où vos méninges doivent véritablement travailler le temps d’un épisode de 52 minutes.

Parfois, il est possible que vous soyez totalement perdu mais un moment où un autre, les wagons vont se raccrocher. Il faut juste bien se concentrer sur la chronologie et bien assimilé les données qui vous sont données lors d’un retour en arrière. Sachez que les retours en arrière sont toujours là pour vous expliquer la situation du présent et ils ne sont pas le fruit du hasard.

 

Mais Rellik une série à trous ?

Cependant, malgré un concept original et une réinvention du polar, Rellik deçoit dans son exécution trop confuse et hasardeuse. La fin laisse bien trop de questions en suspens et beaucoup trop de relations cause à effet ne sont pas crédibles. C’est comme si les frères Williams tenaient un bon concept mais ils s’emmêlent les pinceaux de dedans ce qui provoque une fin très mitigée dans l’esprit du téléspectateur. Moi-même, j’ai dû faire des recherches sur des sites anglais car il y a des pans de l’histoire que je n’avais pas compris et pourtant, j’ai bien vu avec grande attention les 6 épisodes.

De plus, les personnages ne sont pas attachants même si je reconnais le travail assez incroyables de Richard Dormer dans le rôle de Gabriel Markham, son personnage lui ne touche et il est plutôt repoussant pas uniquement physiquement. Sa personnalité ne suscite aucune empathie même en tant qu’anti-héros, Gabriel ne crée pas d’attache avec le téléspectateur. Quant à Jodie Balfour même si son personnage d’Elaine est cool, elle ne suscite elle non plus aucune attache réelle.

Attention ! Vous rentrez en zone de spoilers !!!

Le dernier épisode est prenant avec un dynamisme haletant et cette envie de découvrir le fin mot de l’histoire, enfin, savoir qui est le tueur en série à l’acide ! Pour comprendre, il faut revenir en arrière, évidemment, mais faire un bond dans le temps conséquent, le plus grand de la série, revenir 21 ans en arrière. Alors, que le jeune policier Gabriel Markham sauve une petite fille, Helena, âgée de 10 ans d’un abus sexuel en hôpital psychiatrique. Il tue l’agresseur et ce sera acté pour de la légitime défense. Or, Helena, c’est Elaine, la collègue de Gabriel dans le présent ! Depuis qu’elle a été sauvée par Gabriel, la jeune femme voue un culte à son héros et tue à l’acide tous ceux qui lui ont fait du mal quand elle était plus jeune de son psychologue à ses collègues et autres personnes l’ayant touché de près ou de loin. Ah oui, Helena était en hôpital psychiatrique car elle a vu son père tuée sa mère de 18 coups de couteau devant ses yeux…. Une enfance horrible dont elle se venge adulte. Un motif comme un autre pour un serial killer. Donc, première question qui vient à l’esprit : pourquoi a-t-elle balancé de l’acide sur la figure de son amour, son héros ? D’après ce que j’ai lu, c’était pour le garder près d’elle par amour ??? Personnellement, je reste perplexe… Mais, si c’était la seule question que je me posais sur la série. On voit Gabriel vivant mais grand brûlé à l’hôpital, qu’en est-il d’Elaine en vie ou morte ? Après avoir reçu de l’acide et après du feu, a-t-on encore un semblant de visage ? Comment Gabriel a-t-il pu sortir d’une maison en flamme avec Elaine dans ses bras alors qu’il était blessé à l’épaule ? Comment Gabriel n’a pas pu rencontrer le psychiatre Isaac plus tôt lors de l’incident à l’hôpital psychiatre avec Helena ? Bref, trop de questions qui me laissent penser que toutes les ficelles de l’intrigue ne sont pas raccordées comme il faut. Rien que la vidéo où on voit une image floue qui se transforme en une image hyper nette avec une manipulation informatique, laisse penser que trop de détails ont été un peu bâclés. C’est bien dommage car le concept du polar inversé est vraiment brillant !

Ma note :

 

13ème Rue

 

 

 

Quitter la version mobile