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Rencontre Nicolas Gob – Un Village Français

Appelé le « Boucher de Villeneuve », Jean Marchetti est un personnage décrié, flic véreux et père et amoureux d’une juive. Nicolas Gob revient sur ce rôle sulfureux dans Un Village Français.

© Tetra Media

Le fait que Marchetti soit tombé amoureux de Rita : est-ce une faiblesse du personnage ?

Nicolas Gob : « Non, je ne sais pas si tomber amoureux est une faiblesse. Mais par rapport à ce que l’on peut en voir ça le sauve quelque part. C’est ce qui le déculpabilise d’être une enflure, c’est d’être amoureux, d’avoir un enfant, c’est d’être encore dans les sentiments humains. Il tue quelqu’un mais derrière, il trouve quelqu’un qui l’aime. C’est ce qui fait qu’on s’y attache ».

Pensez-vous que Marchetti est un bon père ?

Nicolas Gob : « S’il avait eu le temps, la chance d’avoir dans un autre contexte. Oui, il aurait pu apprendre à devenir un bon père mais ce n’est pas quelque chose qu’il a naturellement, instinctivement ».

Et si Rita n’était pas d’origine juive, Marchetti aurait été un autre homme ?

Nicolas Gob : « C’est ça qui nous réduit de nouveau aux sentiments humains, c’est ça qui est très bien fait. Si ça avait été une française, une non juive bon ok. Mais là il tombe amoureux d’une juive donc toute la contradiction du personnage est traduite dans une phrase ou alors dans un sentiment. Super bien écrit, très judicieux. Ça traduit les sentiments humains les plus bruts, on tombe amoureux peu importe la personne, la couleur, la religion, on n’a rien à secouer le sentiment est brut. Puis, ce qui montre que ce n’est pas artificiel, c’est qu’on joue sur les âges. Ce qui prouve que ça tombe du ciel. Il tombe amoureux de cette femme à ce moment-là ».

La pendaison de Marie où Marchetti met fin au jour de cette dernière : quel état d’esprit pour votre personnage ?

Nicolas Gob : « Quand il le fait, il est complétement perdu. Mais, il aimerait beaucoup qu’on le tue à ce moment-là avant ou après mais ça se finisse. Il n’a pas le courage de se suicider, d’ailleurs, il le dit, mais il aimerait qu’on le fasse pour lui donc plus ça sera une ordure, plus on aura envie de le tuer ».

Vous êtes vous intéressez appuyé sur des témoignages de policier pour le rôle ?

Nicolas Gob : « Non. Je m’appuie essentiellement sur ce qui est écrit. Ça parait un peu simpliste, mais j’ai en tête pour ce projet-là de ne pas m’encombrer la tête de ce que j’aurais pu savoir puisque c’est la  ligne directrice du projet au départ car c’était qu’est-ce que les gens auraient bien pu faire ».

Ce sont les scénaristes et l’historien qui assurent le travail de recherche.

Avez-vous un personnage en dehors du vôtre que vous appréciez particulièrement ?

Nicolas Gob : « Je les aime tous. Je trouve qu’ils ont tous légitimité à être dans la série. Au delà de la légitimité, on a envie de tous les voir. Et il y a un truc particulier, c’est pas bien , mais je me réserve le plaisir de les découvrir car je ne lis les scénarios. Donc, je découvre tous les autres au moment de la diffusion ».

Non loin de Nicolas Gob, Emmanuel Daucé, producteur de la série, parle du retour de personnages décédés sous la forme de flashbacks pour la saison 7 !

Direction Villeneuve dans Un Village Français sur France 3 !

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