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Rencontre avec Poldark alias Aidan Turner !

Des livres de Winston Graham (1945) à la série de la BBC des années 70, Poldark revient sur le petit éctan et c’est Aidan Turner qui interprète le héros légendaire ! Lors du Festival de Télévision de Monte-Carlo, autour d’une table ronde et lors de la conférence des nommés, j’ai pu échanger avec l’acteur irlandais agréablement surpris du succès de Poldark.

 

Poldark, naissance d’un héros britannique légendaire !

Debbie Horsfield, scénariste et productrice de Poldark a pensé à vous dès le départ pour le rôle : avez-vous été flatté par cette décision ?

Aidan Turner :  « Je ne la crois, je pense que j’étais le choix numéro 10. Elle a toujours dit que j’étais son premier choix et j’en suis très flatté même plutôt surpris à vrai dire. Je ne pense pas en avoir fait assez pour ça. Elle m’a vu dans les bonnes séries. Debbie est une fan de Tolkien et elle a vu le Seigneur des Anneaux. J’étais aussi dans une série Desperate Romantics et c’est là où j’ai eu cette voix anglaise. C’était une série historique et donc peut-être qu’elle a fait l’association ou peut-être que c’est Being Human aussi. Elle a vu les bonnes séries et je crois sincèrement que j’étais son premier choix et je suis très flatté. C’est une bonne manière de commencer une série quand on sait que le scénariste est de votre côté et que vous n’êtes pas le choix numéro 6″.

Comment définiriez-vous la série Poldark : une histoire d’amour ou une série historique ?

Aidan Turner : « Je pense que c’est difficile. La série semble couvrir plusieurs genres. Ce n’est pas juste une saga romantique et ce n’est pas juste une drame politico-historique ou un drame de moeurs. Parfois, c’est un film de pote et parfois, c’est dans les mines et on parle business tout le temps. Ça ressemble à un micmac de genres mais ça fonctionne bien pour la série et je pense que c’est pour ça que le public anglais a été séduit. Nous avons de si bonnes audiences donc il semblerait que nous ayons quelque chose de différent ».

Comment vous êtes-vous préparé pour le rôle ?

Aidan Turner : « J’ai été chanceux car j’avais beaucoup de temps pour me préparer pour le job, j’avais trois mois de congés. Ce qui est impressionnant car je me disais qu’est-ce que je vais faire pendant tout ce temps car ils attendent tellement de moi. C’était très bien, on avait tous les scripts de Debbie et tous les livres. Les deux premiers livres correspondent à la première saison. J’en ai lu 4 ou 5. Puis, il y avait l’entraînement physique. J’avais une vision de Ross sculpté d’une certaine façon, c’est une personne en bonne forme physique. J’ai fait beaucoup de préparation à cheval car je n’étais pas si bon à cheval que ça et j’ai menti sur cette compétence. Quand je suis revenu de Nouvelle-Zélande, j’ai dit que je montais à cheval donc donnez-moi le rôle. Il est si bon à cheval. Les filles de la série sont bonnes à cheval mais les hommes sont de terribles cavaliers 🙂 J’ai dû être bon à cheval vraiment très vite et de le prétendre. Ce n’est pas juste monter sur le cheval et trotter, il doit sauter sur le cheval et galoper. Mon premier jour et ma première scène, c’était de sauter sur un cheval et partir au galop. Je me suis dit que le cheval allait me jeter et il a rien de pire que cette pression. Il faut se concentrer car je ne voulais pas me blesser et qu’un autre acteur me remplace. Je ne laisserai pas faire ça.Vous devez être bon vraiment vite, vous devez l’être. Il avait beaucoup de travail. Il y a aussi le travail de l’accent qui devait être bon. La première se fait devant une audience britannique et je suis irlandais. Beaucoup de choses devaient être travaillées. Du temps pour se préparer mais beaucoup de travail ».

Histoire d’un héros !

Ce qui est surprenant dans le pilote Poldark, c’est que malgré ses malheurs (la mort de son père, son patrimoine ruiné et son amour promis à un autre), il gère assez bien et vite la situation ?

Aidan Turner : « Il a été aigri pendant un bon bout de temps. C’est ce qui m’a intéressé quand il revient de la Guerre Civile et qu’il discute avec Elizabeth. Elle pensait qu’il était mort. Il était loin pendant 3-4 ans. Je comprends la situation, ce n’est pas évident de revenir lors d’une cérémonie de fiançailles où votre amour se fiance à votre cousin. C’est difficile à avaler comme situation. Mais vues les circonstances, c’est compréhensible quand personne ne vous attend ».

Le Poldark des années 70, Robin Ellis apparaît avec vous : vous a-t-il conseillé ?

Aidan Turner : « Robin est super. Il joue dans la série, le rôle du révérend Halse. Je lui avais parlé avant le tournage. Il y a une scène où ildéfend un personnage appelé Jim Carter, qui braconne et Ross le défend pour qu’il soit libéré. Dans cette scène, Robin Ellis joue le juge et Robin est venu me voir en me disant ‘Je me souviens bien de cette scène il y a 40 ans. Je me souviens avoir jouer cette scène essayant de défendre Jim Carter en étant Ross et ayant ce dialogue avec ce juge. C’est si réel pour moi’. Puis, Robin m’a dit : ‘Dans quelques années, tu joueras le révérend Halse et ça va compléter le cercle’. Robin n’est pas quelqu’un qui va s’imposer en vous donnant des conseils, il est très humble. Très généreux de partager son temps et simplement discuter avec lui me suffisait. De parler des conditions de l’époque, de ce que la technologie a apporté ».

Saison 1 et 2 de Poldark sur Netflix

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