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Sharp Objects : aurez-vous Amy Adams dans la peau ?

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Sharp Objects, c’est la nouvelle mini-série de HBO et qui comme Big Little Lies est une adaptation de roman à succès (Sur Ma Peau en français écrit par Gillian Flynn), comporte une star de cinéma dans le rôle principal à savoir Amy Adams et qui est réalisée par le canadien Jean-Marc Vallée. D’ailleurs, ces quelques similitudes font qu’elle est fortement comparée Big Little Lies mais après avoir vu sept épisodes sur huit grâce à OCS qui diffuse la mini-série sur son antenne, je peux vous assurer que c’est bien deux univers différents (même si on reconnaît le style Vallée dans l’image).

 

Sharp Objects, le Big Little Lies bis ?

Tout d’abord, on ne rentre pas dans Sharp Objects aussi facilement que dans Big Little Lies. Personnellement, il m’a fallu 3 épisodes complets pour rentrer dans l’histoire. Comme vous le savez quand on me parle de meurtre, je ne suis pas tout de suite captivée car trop vu. Or, Sharp Objects, c’est l’histoire de Camille Preacker (Amy Adams), une journaliste obligé de revenir à Wine Gap, ville de son enfance pour écrire un article sur le meurtre de deux jeunes filles. Une ville qu’elle a fuit à cause des traumatismes de son passé dont la mort de sa soeur Marian.

Sharp Objects est moins accessible que Big Little Lies. Elle séduira sûrement moins le public de masse, je la trouve plus proche de True Detective que de Big Little Lies. En effet, l’atmosphère est lourde, poisseuse et l’action est très lente. C’est une série qui est très dans la contemplation et clairement l’action n’est pas ce qui domine ni même les dialogues qui sont plutôt courts. C’est un style mais avec persévérance, on y rentre.

Patricia Clarkson plus fascinante qu’Amy Adams

Amy Adams est plus connue pour sa carrière au cinéma que ses guests dans des séries (comme celle de Charmed dans la saison 2 épisode 16). Dans Sharp Objects, elle est actrice principale d’une mini-série (car il faut pas lui en demander trop sa priorité reste le cinéma) et elle est productrice exécutrice. Dans le rôle de Camille, elle s’en sort très bien et elle est loin des princesses qu’elle joue au cinéma, c’est un personnage torturé qu’elle joue. Mais, même si Amy Adams occupe l’écran et que sa prestation est remarquable, moi, c’est Patricia Clarkson qui m’a subjugué. Le personnage d’Adora est fascinant. Patricia Clarkson rend ce personnage captivant.  Adora est complexe, malade, folle, hystérique et insupportable. Le genre de mère que l’on a envie de fuir, c’est d’ailleurs ce qu’a fait Camille dès qu’elle le pouvait. Dans sa folie et son comportement incohérent, Adora intrigue. Chaque intervention de sa part, je me demandais ce qu’elle allait sortir. Une femme jamais heureuse et qui passe son temps à vouloir soigner les apparences dans sa ville de Wine Gap. Adora n’est pas simple à comprendre et c’est ce qui fait le charme de ce personnage envahissant auprès de ses filles. Mais envahissante au point de les tuer ? Je ne sais pas si c’est le cas. Tout ce que l’on sait c’est qu’Adora souffre de “syndrome de Münchhausen par procuration”. Ce sont des mères qui inventent des maladies à leur enfant pour pouvoir s’en occuper mais dans Sharp Objects, la question est de savoir à quel point Adora rend ses maladies réelles pour combler son besoin de prendre soin de son enfant… fascinante Adora, je vous dis !

 

Ne comparez pas Sharp Objects à Big Little Lies car malgré quelques caractéristiques communes, ce ne sont pas du tout le même style d’histoire. Sharp Objects est une série d’atmosphère mélangée à une affaire de meurtre. Rentrer à Wine Gap n’est pas si évident. Maintenant, la question est de savoir si cette mini-série aura autant de succès que Big Little Lies pour avoir une saison 2 et changer de catégorie aux Emmys ?

 

La fin expliquée de Sharp Objects

maj 27/08/2018

Je viens de voir le final de Shap Objects et au moment où j’écris ses lignes, je suis encore bouleversée par le final de Sharp Objects. Je crois que cette dernière réplique finale “Don’t tell Mama” est la plus glauque jamais entendu. Elle veut dire tellement de chose en à peine trois mots. Adora, la mère de Camille et Amma est en prison accusée d’avoir empoisonnée sa fille Marian ainsi que des filles Nash et Natalee Keene. Or, si Adora est responsable de la mort de Marian dû à son “syndrome de Münchhausen par procuration” qui a causé le décès de la jeune fille par overdose, elle n’est en aucun cas responsable de la mort de Nash et Natalee. La dame blanche est Amma ! C’est elle avec l’aide de ses copines en patins à roulettes qu’elle a forcé à tuer ses deux pauvres innocentes et à leur arracher les dents. Puis, elle a continué avec Mae, sa nouvelle copine de Saint-Louis pas pour longtemps. Cette dernière a eu le malheur d’éprouver de l’intérêt pour le métier de journaliste de sa soeur.

 

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La mise en scène est juste parfaite ! Pensant à un happy ending entre les deux soeurs Camille et Amma loin de leur mère enfermée à tout jamais, le téléspectateur se résilie doucement mais sûrement à cette fin bercé par la musique mise quelques minutes auparavant. Mais, c’est pour mieux nous endormir et nous balancer cette dernière scène finale où Camille découvre une dent humaine dans la maison de poupée de sa soeur et que celle-ci lui dis ne pas le dire à leur mère. Puis, là vous digérez l’information avec le générique en état choc. Mais, c’est pas fini des images restent à voir les visages des filles torturées par une Amma furieusement cruelle et une dernière scène d’Amma dans le costume de la dame blanche. En fait, la pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre et Amma est le digne fruit de sa mère perturbée. Derrière la petite fille modèle se cachait un monstre…

Je vous fais pars de la trouvaille assez dingue de Vulture, Amma, c’est l’anagramme de mama !

 

Ma note :

 

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