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SMILF saison 2 : quand une mère célibataire perd la foi ?

La mère célibataire la plus célèbre du câble américain est de retour ! Brigette Bird et son adorable Larry reviennent à l’écran pour de nouvelles aventures dans SMILF et chez nous, ça se passe sur Canal + SERIES. C’est parti pour la saison 2 de SMILF avec le show de Frankie Shaw. Grâce à Canal +, j’ai pu voir les 5 premiers épisodes de cette saison 2 et voici ce que je peux vous en dire…

 

SMILF saison 2 : Frankie Shaw et ses étranges tentatives ?

Dans les cinq épisodes que j’ai vu, j’ai cherché en vain la cohérence. Il semblerait que le feuilletonnant soit délaissé au profit de tentatives plus ou moins artistiques de la showrunneuse Frankie Shaw. En effet, on ne comprend pas bien ce qu’elle essaie de faire. Le personnage de Bridgette Bird stagne à tel point que l’épisode 3 est dédié à d’autres personnages de la série comme Ally ou Ida. Puis, on revient aussi dans le passé avec l’épisode 5 et on rêve de façon délirante dans l’épisode 4. D’ailleurs, cet épisode 4 est très spécial et reflète aussi un défaut de cette saison, celui de Frankie Shaw de faire dans le cru, sombre et violent àtout prix. Comme si la showrunneuse voulait justifier que sa série est audacieuse et de niveau premium. Ainsi, l’émotion ou rares moments de bonheur sont stoppés net par quelque chose de glauque sorti de nulle part. C’est bien dommage parce que cette série en saison 1 avait une véritable ambition que l’on retrouve moins en saison 2.

SMILF, c’est aussi une série d’actualité et si cette fois, ce n’est pas Donald Trump, c’est le producteur déchu Harvey Weinstein. C’est très perturbant car Bridgette voit et rêve d’un homme portant un masque à l’effigie d’Harvey Weinstein. Pour l’effet inconfortable, Frankie Shaw a totalement réussi son coup mais pour le propos exprimé derrière c’est à revoir. Ces scènes semblent plus être là pour provoquer, choquer mais pas réellement interpeller, questionner le téléspectateur. Au final, cette saison 2 est très étrange si on la compare à la première voire un peu décevante. En plus, Larry est moins présent, tout comme les problèmes de sa mère, cette femme célibataire avec un enfant à charge qui nous intéressait dans ses difficultés de vie…

Cependant, Frankie Shaw et sa troupe dont Connie Britton version comique, restent drôles. Il y a quelques scènes qui sont assez rigolotes surtout avec Bridgette Bird maladroite comme elle est. Il y a également de belles scènes dans cette saison 2 de SMILF. On retrouve un état d’esprit propre à la série et ce qui fait son charme.

frankie shaw smilf saison 2
© Showtime – Frankie Shaw

Management et série ? Le cas SMILF

Alors que la saison 2 n’avait pas encore commencé sur Showtime, une polémique autour de la série s’est propagée. Frankie Shaw, showrunneuse de SMILF aurait été un vrai tyran avec son équipe de tournage ainsi que les comédiens de la série. D’ailleurs, l’actrice Samara Weaving a quitté la série suite à des clauses de nudité non respectées par Frankie Shaw et le comportement de son employeuse. La showrunneuse s’est exprimée sur le sujet chez Seth Meyers (vidéo) et elle s’est excusée pour ses erreurs. Rappelant que gérer 200 personnes n’était pas si évident pour elle dont c’est sa première expérience. Frankie Shaw dit : « Je suis passée de tourner des courts-métrages dans ma cave à diriger 200 personnes ». Alors, le présentateur Seth Meyers a soulevé un point intéressant. Est-ce que les chaînes ne devraient-elle pas investir dans des cours de management pour ces artistes qui deviennent showrunner du jour au lendemain comme Frankie Shaw et bien d’autres ? Diriger des gens et avoir des responsabilités, cela peut s’apprendre. Seth Meyers constate que personne n’a dit à Frankie Shaw comme manager une équipe. C’est une très bonne remarque selon moi. Un artiste ne peut pas tout maitriser ! Déjà maîtriser son art, c’est déjà du boulot mais gérer des gens pour donner vie à son art, c’est une autre affaire. En effet, les chaînes ou même Hollywood devraient sûrement considérer la chose et améliorer ce point dans leurs structures. Des formations de management pour leurs talents, ça doit pouvoir se faire. Une bonne série, c’est un bon showrunneur avec la bonne équipe.

Ma note :

Lubiie

Plus de 16 ans d'expertise dans le domaine des séries, blogueuse passionnée, professionnelle de l'audiovisuel, reporter de festival, jury de festival et intervieweuse aux multiples questions en séries. Tout mon monde tourne autour de l'actualité des séries.

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