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Sur le tournage Les Grands

Grâce aux équipes d’OCS, j’ai eu la chance de passer une jour de tournage à Tours dans un collègue/lycée sur le tournage de la série OCS signature Les Grands. Avec mes amis journalistes, nous avons retrouvés les bancs de l’école le temps d’une journée et même avec un passage à la cantine pour le déjeuner. Il s’agit de la journée du vendredi 13 novembre 2015 avant les attentats de Paris.

De quoi ça parle Les Grands ? Le pitch :

Rentrée des classes pour les élèves de 3ème d’un petit collège de banlieue. Pour Boogie, Hugo, Ilyes et Avril, c’est l’année des choix. Ils sont en 3ème, donc  officiellement les grands du collège. Séduire ? Etre les boss ? Seul Boogie semble en être convaincu… Cette rentrée des classes s’annonce comme les autres. A moins que… En classe, le nouveau principal justifie la présence du distributeur de préservatifs. Grâce aux statistiques, on sait qu’un quart des élèves feront l’amour pour la première fois cette année. Les chiffres ne mentent pas, sans prédire toutefois à qui cela va arriver. Et c’est l’angoisse pour nos ados qui se mettent la pression, tous seuls, comme des grands…

Retour sur une journée de tournage  dans la cour des Grands ! 

J’arrive en plein tournage en pleine photo de classe avec des élèves et un photographe particulier fan de Jacqui et Michel vu sa casquette ! Dans le rôle, Henri Debeurme, acteur et producteur de la Lazy Company entre autres et qui produit Les Grands.

La matinée sera consacrée à cette séance photo. Ce sont des jeunes comédiens en face du réalisateur Vianney Lebasque, alors entre les prises, ils lâchent un peu de leur sérieux d’acteurs : chahutent, papotent, rigolent, grignotent et d’autres répètent comme Grégoire Montana alias Boogie et sa scène de blague ratée en dessous de la ceinture lors de la fameuse photo de classe. Pour les aider dans leur rôle (dont pour certains c’est le premier), une coach les chouchoute et les fait répéter leurs scènes tous les soirs.

Pendant le tournage des groupes d’élèves viennent regarder le tournage. En effet, la production loue les locaux et le contrat est le suivant : le tournage ne doit en rien perturber le fonctionnement de l’établissement. Une des contreparties permettent aux élèves du dit collège de voir et comprendre la mécanique du tournage de série. En somme comme un cours mais un peu plus sympathique que le cours de maths ou français traditionnel.

Puis, sonne l’heure du déjeuner ! Direction la cantine qui sert de décor dans la série et également de véritable cantine pour l’équipe de tournage qui a le privilège de profiter de la salle de réfectoire des professeurs. C’est là entre deux bouchées que nous avons échangé davantage sur le projet Les Grands porté par Vianney LeBasque. Après enchaînement avec interview des comédiens avant leur retour sur le plateau, leur emploi du temps est chronométré.

L’après-midi, tournage de deux scènes centrées sur le personnage MJ, interprétée par Adèle Wismes, marginale et en dehors du groupe.

Interview du réalisateur 

Vianney Lebasque est le réalisateur de la série Les Grands. Plus que réalisateur, il endosse aussi la casquette de co-auteur : un besoin de s’approprier le projet jusqu’au bout. Rencontre avec un homme impliqué et enthousiaste sur son projet.

Comment êtes-vous arrivé sur le projet ?

Vianney Lebasque : « Henri (Debeurme) et Raphaël (Rocher) m’ont contacté au mois de juin et en fait, on se connaissait u petit peu avant, il avait vu mon film (Les Petits Princes), ils avaient beaucoup aimé le ton des ados et la sincérité dans le jeu des personnages. C’est ce que j’essaie de reprendre moi dans ce projet ».

Comment se déroule un tournage avec des ados ?

Vianney Lebasque : « J’ai passé beaucoup de temps sur le casting pour tous les aimer à la fois artistiquement et humainement et avoir un échange très agréable. Depuis le départ, ils travaillent très bien et dès qu’il y a une séquence de groupe, ça dissipe l’attention et c’est tout de suite plus fatiguant. Donc, je suis davantage plus obligé de faire le flic sur ces séquences-là mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus représentatif ».

Vous n’êtes pas uniquement réalisateur, vous avez écrit les Grands ?

Vianney Lebasque : « On a tout réécrit. J’ai réécrit avec deux auteurs présents sur la série. Les producteurs voulaient que je m’approprie le projet donc j’ai appuyé et redessiné des personnages. Je faisais le casting en même  temps donc, j’ai moi-même créer un personnage en fonction de quelqu’un que j’ai rencontré en casting. On a réécrit 10 épisodes en 2 mois et demi. Les deux co-auteurs ont été vraiment très bons ».

Est-ce que c’était une condition sinequanone que vous interveniez sur l’écriture ?

Vianney Lebasque : « J’aurais pas accepté le projet sans ça. Il faut que je ressente le personnage, que je ressente les scènes. Le ton n’était pas le mien et j’en ai fait ce qui me touche chez les adolescents. J’ai jamais réalisé quelque chose que je n’ai pas écrit. Je co-écris car il faut que je ressente chaque scène, chaque émotion ».

Qui dit adolescent, dit langage d’ado ?

Vianney Lebasque : « Je n’abuse pas des expressions d’aujourd’hui. Ça va rendre le projet hyper obsolète rapidement et il y a un côté kitsch par moment. C’est plus une façon d’interagir entre eux que des mots précis. Par exemple, je vais éviter tous les trucs très tendances d’aujourd’hui que je connais, je vais pas trop les utiliser, insister dessus, c’est plutôt des mots qui disent que nous on disait avant ».

Il paraît que vous avez beaucoup recours à l’improvisation ?

Vianney Lebasque : « Je vois une scène et je me dis qu’est-ce qui fait que j’y crois pas. Bon, je me dis les deux au fond, il faut qu’ils fassent quelque chose donc je dis que les deux au fond, il faut qu’ils se racontent une histoire et moi, ça me sert pour insuffler de la vie. J’essaie de créer des choses en plus de ce qui a écrit pour que les scènes soient naturelles et que l’on puisse s’enrichir des personnages qui sont plus petits qui puissent exister davantage. C’est aussi le rapport aux comédiens ce qui m’offrent davantage, je les utilise aussi davantage. J’ai créé l’évolution complète d’un personnage sur l’ensemble des dix épisodes en faisant que des improvisations car je n’avais pas de vraie évolution sur un des personnages adultes et il me faisait tellement rire que chaque matin, je prenais une demi-heure pour faire une improvisation avec ce personnage-là ».

Le personnage en question est un des professeurs : Monsieur Gennot (Thomas Scimeca), timide de nature.

Qu’est-ce qui vous fascine dans l’adolescence ?

Vianney Lebasque : « Ce qui me fascine, c’est que tout est possible et on a encore complétement le choix de qui on peut devenir et du coup, chaque événement que l’on va vivre va déterminer un peu plus l’adulte que l’on va devenir. Il y a une notion sur l’avenir et c’est le contraste car on n’est absolument pas conscient de cette notion-là car on est quelqu’un de complétement innocent et on cherche inconsciemment. C’est pour ça qu’on a rajouté cet endroit du toit : un endroit à eux, où ils peuvent se réfugier et ils n’ont pas les règles du collège. Ce toit car visuellement ça m’intéressait mais aussi tout simplement avoir l’horizon devant soit un canapé quand on a 14-15 ans, c’est l’image la plus parlante pour les années qu’ils sont entrain de traverser ».

La musique de la série sera électro-rock et pas des morceaux écoutés par les jeunes car sur le plateau, certains des jeunes écoutent du Georges Moustaki. Le générique va s’inspirer visuellement d’un clip de Justin Bieber avec un DJ.

Interview des élèves 

Pendant un temps de pause, j’ai pu interviewé en table ronde les jeunes acteurs de la série.

Présentez vos personnages ?

Adèle Wismes : « Moi, c’est le personnage de MJ qui est nouvelle dans le collège. Elle est un peu fermée sur elle-même très solitaire. Elle paraît un peu rebelle, dark mais finalement, elle se lie d’amitié avec quatre-cinq collégiens ».

Ilona Bachelier : « Juliana, c’est la fille qui a un peu l’habitude que tous les mecs regardent et elle voit en MJ une potentielle rivale. Il y a un garçon qui les relie et Julianna a peur qu’il se passe quelque chose avec. Finalement, on découvre une fille, un peu sensible derrière cette façade un peu dure ».

Sami Outalbali : « Je joue le rôle Ilyes, un garçon un peu renfermé qui a des bons amis mais qui est un peu timide. Il a une meilleure amie qui s’appelle Avril. Il découvre avec Achille qui est capitaine de l’équipe de basket, une homosexualité refoulée donc il est homosexuel ».

Henri Bungert : « Je joue le rôle d’Achille qui est assez populaire dans le lycée, assez ouvert d’esprit et qui se pose pas trop de questions par rapport à sa sexualité, il va embrasser une fille, il va embrasser Ilyes, pour lui il se laisse vivre ».

Des jeunes acteurs qui apprécient la liberté offerte par Vianney Lebasque qui leur permet de changer les dialogues donc une « soirée moisie » devient une « soirée pourrie » plus actuelle, plus jeune 🙂

Henri Bungert fait du doublage de voix dans des séries comme Bruce Wayne pour Gotham et Luke dans Modern Family.

Le plus gros challenge sur Les Grands ?

Sami Outalbali : « Que ça ne sonne pas faux, que ce soit des vrais ados ».

Ilona Bachelier : « Vianney nous dit ‘là, j’y crois pas‘ c’est sa grande phrase. Un jour avec Adèle on est arrivé et il nous a dit ‘votre arrivée j’y crois pas’. En général c’est ce qui dit donc on essaie d’être naturel entre nous comme des collégiens ».

Des jeunes comédiens en devenir qui souhaitent poursuivre leur carrière après le succès Les Grands.

Line-up séries françaises d’OCS 

OCS signature, la branche série française d’OCS, promet plusieurs projets alléchants voici un aperçu de ce qui vous attend :

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Alors, quel pitch vous intrigue le plus ? Personnellement, José me fait rire à la première lecture 🙂

 

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