Lubie en Série

Sweetbitter : trop doux pas assez acide !

La fille qui quitte sa ville natale pour New-York un grand classique. Sweetbitter traite de cet éternel sujet, la petite jeune fille pommée qui se retrouve dans la grande ville qui vit à mille à l’heure. Le prétexte de cette montée sur New-York, c’est de découvrir l’univers des grands restaurants à travers les yeux de la jeune Tess (Ella Purnell).

Cette série est disponible sur Starzplay via Apple TV et la saison 2 est tout juste arrivée. J’ai eu la chance de voir l’ensemble de la saison 1 ainsi qu’en avant-première les 3 premiers épisodes de la saison 2. La saison 1 compte 6 épisodes de 30 min et la saison 2, 8 épisodes. Il y a 13 producteurs dont Brad Pitt en producteur exécutif. SweetBitter est une adaptation du livre de Stephanie Danler. Le restaurant dépeint dans la série s’inspire de celui de Danny Meyer à Unin Square Garden, New-York.

Les américains ne devraient pas trop toucher à la grande cuisine car ils nous servent souvent des séries très tièdes. Dans SweetBitter, il y a une vision très particulière du milieu allant jusqu’à la caricature avec le personnage d’Howard. Puis, citer des mots français à tout va pour montrer une pseudo maîtrise du vignoble français pour faire chic, ça va deux secondes mais à la longue ça en devient irritant. Il y a vraiment un désir de rendre le lieu de l’histoire élégant sans réellement y parvenir. On y découvre surtout des clients exigeants et tordus.

Alors peut-être que la force de Sweetbitter c’est les personnages ? Mais en dehors de Tess qui nous sert de clef d’entre dans cet univers. Le reste est assez stéréotypé : la fille parfaite rigide, le gay meilleur ami, le latino macho ou bien le bogoss en plein mal être. Heureusement qu’Elle Purnell, l’héroïne Tess, parvient à créer un lien avec le téléspectateur.

SweetBitter est le genre de série sympathique mais où on nous raconte rien. En fait, il manque beaucoup de matière dans cette série. Les épisodes de 30 min paraissent en faire 60 min et les personnages n’ont pas assez d’enjeux conséquents pour captiver. Honnêtement, je suis étonnée qu’il y est une saison 2 et comprenant 2 épisodes de plus que la première. Peut-être qu’avoir Brad Pitt en producteur exécutif aide. Je recommanderai davantage un binge-watching ce qui permet de mieux rentrer dans l’univers de la série et de s’y concentrer.

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