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THE COMEY RULE : une fiction politiquement gênante !

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Connaissez-vous James Comey ? Aux États-Unis, je peux vous assurer qu’ils le connaissent tous ! C’est un ancien directeur du FBI qui a été remercié par Donald Trump. Eh oui, Donald Trump, il vire les directeurs du FBI en un claquement de doigts. C’est le deuxième patron de l’histoire du FBI a être viré par le président des États-Unis. Accusé d’utiliser les ressources du FBI à des fins personnelles, William S. Sessions a été remercié par Bill Clinton. Rappelons que le FBI est une organisation indépendante et apoltique. Même si James Comey s’est évertué à le répéter encore et encore à Donald Trump en vain. Le 9 mai 2017, James Comey  donc viré de son poste de directeur du FBI par Donald Trump, une décision qui fait grand bruit dans le pays puisque le président est accusé de faire obstruction à la justice et de s’attaquer à la séparation des pouvoirs. Visiblement Donald Trump n’a pas apprécié la gestion de James Comey sur les enquêtes des emails frauduleux d’Hilary Clinton et l’implication des russes dans le résultat de l’élection de 2016 (affaire qui visait ce dernier). Mais, James Comey a peut-être pas pressenti sa destitution du FBI mais il a bien senti que Donald Trump ne tournait pas rond et donc, il a commencé à noter ses échanges avec le Président Trump. De là, est sorti un livre qui a défrayé la chronique intitulé “Mensonges et Vérités : une loyauté à toutes épreuves”. C’est ce livre de James Comey qui a inspiré la mini-série intitulée  The Comey Rule de Showtime et diffusée chez nous sur Canal +.

 

La mini-série que l’on n’ose pas diffuser !

Alors, c’est une mini-série qui a posé problème aux États-Unis. Quand Showtime a annoncé la date de diffusion après les élections présidentielles américaines, de nombreuses voix se sont élevées contre ce choix de la chaîne. En effet, la mini-série, qui est quand même très anti-Trump, il faut le dire, avait pour but de convaincre certains indécis de ne pas voter pour Trump. Quel est l’intérêt de faire une série sur l’un des plus gros scandales du mandat Trump pour la diffuser après les élections ? Showtime n’assume pas sa commande de série ? Il se murmure que le big boss de la Maison Blanche aurait suggéré une diffusion après les élections. Fake news ou pas, la date de diffusion après les élections américaines a été mal accueillies à Hollywood.

Billy Rae, le créateur de la série, s’est alors fendu d’une lettre d’excuses pour exprimer sa déception que sa mini-série ne soit pas diffusée avant les élections comme initialement prévu. Lui, qui avait tout mis en oeuvre pour que le tournage se fasse le plus rapidement possible malgré les conditions drastiques qu’impose la COVID. En plus, Jeff Daniels a abandonné le rôle Atticus Finch dans la pièce de Broadway To Kill A Mockingbird d’Aaron Sorkin pour jouer le rôle de James Comey. L’acteur furieux aurait alors refusé d’assurer la promotion de la mini-série.

Tout ce remue-ménage a eu du bon puisque Showtime revient sur sa décision et diffuse la série divisée en deux parties de 2 épisodes le 27 et 28 septembre 2020. The Comey Rule bat des records d’audience sur la chaîne câblée détrônant son précédent record détenu par Escape at Danmera datant de 2018. La chaîne compte 626 000 téléspectateurs qui ont vu la partie 1 en linéaire et passe le million le lendemain avec les différentes plateformes de Showtime. La partie 2 diffusée le lundi 28 septembre atteint 428 000 téléspectateurs allant jusqu’à 625 ooo le lendemain à travers les plateformes. The Comey Rule était une mini-série attendue aux Etats-Unis.

Brendan Gleeson © Showtime

 

THE COMEY RULE : une politique superficielle ?

En France, la diffusion de Canal + est cohérente. The Comey Rule s’intègre parfaitement dans la semaine américaine proposée par la chaîne privée à ses abonnés avant les élections US. C’est à ce moment-là que j’ai regardé la mini-série. J’étais très curieuse de voir cette mini-série tant attendue Outre-Atlantique et de comprendre un peu mieux l’affaire James Comey. La fiction propose une lecture particulière de l’affaire James Comey. Il faut le savoir, The Comey Rule a un point de vue anti-Trump très marqué. C’est une mini-série d’opinion qui propose une lecture politique de l’affaire. Il y a une tentative de faire connaître l’homme mais c’est trop superficiel. Peut-être que deux épisodes supplémentaires auraient été nécessaire pour raconter le scandale James Comey avec une connexion plus profonde avec l’humain. Visiblement, c’était un homme apprécié de ses équipes qui quitte le travail à 18h30 afin que ses collaborateurs ne se sentent pas obligés de rester au travail. Selon lui, il est important de profiter de sa famille.

En fait, même Jeff Daniels et Brendan Gleeson sont incroyables dans leur rôle, on a l’impression que l’affaire est traité de façon superficielle et à la va-vite. On n’a pas le plaisir de savourer l’escalade vers la destitution et de comprendre pleinement l’affaire. Comme si l’auteur Billy Rae était tellement obnubilé par son désir de faire passer un message politique qu’il en oublie de construire des personnages et une histoire captivante. Je m’attendais à plus à quelque chose de plus profond et construit. On sent une pression du temps. J’ai quand même dû vérifier un résumé de l’affaire une fois avoir fini la mini-série car je n’avais pas saisi tous les tenants et aboutissants de l’affaire James Comey. Cependant, mention spéciale à Brendan Gleeson qui fait un travail remarquable dans la peau de Donald Trump, la voix est quasi la même et la démarche aussi. C’est bluffant ! Dans le même genre et toujours chez Canal +, on préféra la série The Loudest Voice.

 

Ma note :

 

The Comey Rule sur Canal + et MyCanal

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