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The Cry : cri et pleurs d’une mère…

the cry série avis

« C’est thriller psychologique. C’est tellement sombre ! C’est très dur à décrire. Cela traite d’un couple normal qui fait face à des circonstances inimaginables. C’est tout ce que je peux dire en réalité. On explore l’effondrement psychologique d’une femme et le mythe de la maternité » répond Jenna Coleman à ma question sur The Cry au Comic Con. En effet, décrire The Cry sans trop en dévoiler n’est pas une mince affaire à expliquer. Il faut le voir pour le croire et comprendre ce qui arrive à Joanna, le personnage de Jenna Coleman dans The Cry.

Cette mini-série sera diffusée sur M6 et elle est présentée à Séries Mania en avant-première. D’ailleurs, comme je la présente j’ai vu en amont cette mini-série et je ne peux que vous la recommandez. C’est un triller psychologique puissant qui captive dès les premières minutes et pose beaucoup de questions sur le rôle de parent. Jenna Coleman y est splendide et son camarade de jeu, l’acteur Ewen Leslie, qui joue Alistair, lui rend bien la réplique. Néanmoins, pour réaliser une critique un peu plus complète, je dois rentrer plus en profondeur dans l’histoire et donc, passez par quelques spoilers. Vous êtes prévenu 😉


© BBC – Lachlan Moore

The Cry avis

« Whoever took my son from me made me think I had failed to protect him. Made me think was a bad mother. I was a good mother. I know I loved my son ».

« Celui qui a pris mon fils m’a fait croire que j’ai échoué à la protéger. M’a fait croire que j’étais une mauvaise mère. Je suis une bonne mère. Je le sais, j’aimais mon fils ».

Ces phrases prononcées par Joanna devant le tribunal résument assez bien The Cry. En anglais, le terme « the cry » peut vouloir dire « le cri » ou « les pleurs ». Ceux d’un enfant, celui d’une mère. Joanna n’apparaît pas dans l’épisode 1 comme la meilleure des mères. Epuisée, impuissante, incapable de calmer son enfant, Joanna est une jeune mère perdue qui ne sait comment répondre aux attentes de son nouveau-né Noah. Alors que dans les bras d’un autre, le rejeton paraît bien plus apaisé. L’épisode 2 vous laisse imaginer que Joanna a de quoi se reprocher des choses. Elle et son époux Alistair montent une supercherie. L’épisode 3 vous interpelle pensant que vous avez raté un épisode ? Mais, non c’est un rêve sauf que c’est la réalité. La raison de la mort de Noah est dévoilée et Joanna est définitivement considérée comme la pire des mères. Mais, elle a le compagnon le plus cinglé du monde qui lui proposera la pire des tromperies. Ah l’art de la communication ! Il est fort le Alistair sur ce coup-là, il connaît son métier. Cependant, il devient de plus en plus détestable au fil des épisodes. D’ailleurs, cliffhanger de l’épisode 3 même si on s’en doutait, Alistair n’est plus et Joanna comparait pour tentative de meurtre devant le tribunal. L’épisode final nous révèle que Joanna est une bonne mère, le fautif c’est le père. C’est tellement plus facile d’accuser la mère ou de reposer la faute sur sa moitié. Alistair est l’être vil, le mauvais père….

Dans The Cry, ce qui est incroyable, c’est comment les scénaristes vous mettent les idées à l’envers d’un épisode à l’autre. L’écriture est intelligente avec la bonne révélation choc placée au bon moment en fin d’épisode. Un bon scénario (adaptation du roman d’Helen Fitzgerald) qui est mené à bien par d’excellents acteurs. Le plein d’émotions est au rendez-vous et The Cry mérite 4 heures de votre attention.

Ma note :
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