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THE EDDY : Ode au jazz à Paris !

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Aux prises avec de dangereux criminels, le patron d’un club de jazz parisien, Elliot Udo et ancienne gloire du milieu s’efforce de protéger son affaire, son orchestre, et sa fille de 16 ans. The Eddy, c’est le nom du bar et le titre de la première mini-série de Damien Chazelle, réalisateur oscarisé pour le film Lalaland. Une réalisation et une production partagée avec Alan Poul, le créateur de Six Feet Under et le scénario a été écrit par Jack Thorne (The Accident, His Dark Materials, National Treasure). À la musique, Glen Ballard qui est connu pour son travail avec la chanteuse Alanis Morissette. Cette joyeuse troupe a imaginé The Eddy, une série américaine pour Netflix en plein Paris avec au casting Leïla Bekhti et Tahar Rahim pour nos frenchies aux côtés du talentueux André Holland.

 

Pourquoi regarder THE EDDY ?

Après l’oscar avec Lalaland, Damien Chazelle fait une série pour Netflix ! Après le succès international de Lalaland (2017), Damian Chazelle réalise un film et surtout il fait un deal avec Netflix pour produire sa première série. Bien sûr qu’il faut être curieux de voir le travail de ce réalisateur de cinéma très prometteur dans le monde de la série. Faire un film et une série, ce ne sont pas les mêmes exigences. Damien Chazelle réussit-il ce pari audacieux ?

Le Jazz dans toute sa splendeur. Si vous souhaitez vous familiarisez avec le jazz, The Eddy est la série idéale. D’ailleurs, la chanson phare intitulée tout simplement “The Eddy” vous restera en tête. Peut-être la seule mais elle est cool ! En fait, avec cette série Damien Chazelle fait un bel hommage à une musique qu’il affectionne tout particulièrement lui qui aurait voulu être batteur dans un groupe de jazz au lycée. Il créé son jazz mais en série cette fois-ci.

Mini-série américaine mais un peu française quand même ! Leïla Bekhti et Tahar Rahim représentent fièrement la France dans cette superproduction pour Netflix. D’autres acteurs français sont aussi à découvrir dans The Eddy. Puis, entendre le brillant acteur américain André Holland parlait français, c’est tellement charmant tout comme l’interprète de sa fille, la prometteuse Amandla Stenberg. Voir Paris, ses rues, son décor et son ambiance avec un petit son américain, c’est un délice. La superproduction américaine du réalisateur oscarisé a su s’adapter à la culture locale à merveille.

 

Cependant, pour une mini-série qui parle de musique, le rythme n’est pas au rendez-vous. Le pilote est long et les risques de décrochage sont multiples. C’est après l’incident avec Farid que les choses démarrent un peu dans ce premier épisode. À la fin du premier épisode sans être totalement convaincu, on continue. L’épisode 2 est correct et l’épisode 3 porté par Leila Bekhti est peut-être le meilleur. À vrai dire 3 personnages sortent du lot : Elliot, sa fille Julie et Amira jouée par Leila Bekthti. Les autres servent à étoffer la galerie de personnages en vue de quelques interactions supplémentaires avec ces personnages clefs. C’est étonnant que cette association magique Damien Chazelle + Alan Poul + Jack Thorne ait choisi une découpe de scénario aussi classique et facile à savoir un épisode, un personnage. Le problème, c’est que les trois premiers épisodes tiennent la route car les personnages mis en avant ont quelque chose à raconter et ils sont construits en profondeur mais le reste, c’est plat et il faut attendre le dernier épisode pour retrouver le niveau de 1,2,3. Malgré des bons atouts comme Alan Poul et Jack Thorne, Damien Chazelle propose une mini-série sans réelle prise de risque mais qui reste dans son univers musical et jazzy.

Ma note :

 

The Eddy est disponible sur Netflix

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