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THE STAND : Les acteurs vous conseillent la série en pleine pandémie !

Si vous avez lu THE STAND ou Le Fléau en français de Stephen King, vous vous dites que l’auteur avait sûrement un temps d’avance. Publié en octobre 1978 et revisité en 1990 par Stephen King, lui-même, qui y a ajouté des éléments alors supprimé par l’éditeur dans les années 70. Stephen King avait déjà imaginé le scénario de la pandémie… de grippe, plus précisément. Ce virus mutant, surnommé Captain Trips, aurait été créé en laboratoire et  se répand à travers les États-Unis en emportant la plus grande partie de la population. Les rares survivants vont alors se scinder en deux camps aux buts diamétralement opposés, reproduisant ainsi la lutte éternelle du Bien contre le Mal. Ce Bien et ce Mal ont des noms : le Bien prend la forme de Mère Abagail (Whoopi Goldberg), 108 ans, et le Mal est Randall Flagg (Alexander Skarsgård), l’homme noir au sourire mortel et aux pouvoirs indescriptibles. The Stand a déjà eu un traitement en mini-série en 1994 mais cette nouvelle version 2020 de The Stand (9 épisodes), disponible sur Starzplay, se conclura avec une nouvelle fin écrite par  Stephen King lui-même !

Alors que nous venons de passer une année 2020 éprouvante à cause du Covid-19, il faut être motivé pour regarder une série sur une pandémie en 2021 ! Mais, si ce n’était pas justement le meilleur des remèdes ? Les acteurs et actrices de la série ont donné leurs avis sur le sujet et ils ont tous des arguments intéressants pour vous convaincre de regarder The Stand en pleine pandémie. Sachez que pour eux, le tournage s’est interrompu à cause du Covid et ils ont dû reprendre le tournage en s’adaptant à toutes les mesures sanitaires nécessaires. Une vraie épreuve qui valait le coup selon eux ! Rencontre en visio avec les Etats-Unis côte Pacifique en pleine nuit avec James Marsden, Odessa Young, Jovan Adepo, Amber Heard , Greg Kinnear et le showrunneur de la série Benjamin Cavell.

 

 

GREG KINNEAR : The Stand la lueur d’espoir !

L’acteur Greg Kinnear joue le rôle de Glen Bateman, un professeur de sociologie de 57 ans, veuf.

Greg Kinnear : “Si vous cherchez vraiment une lueur d’espoir dans cette pandémie, je vous encourage à lire The Stand et vous verrez à quoi pourrait ressembler une horrible pandémie. De toute évidence, la sienne est  apocalyptique à tous les niveaux. Alors je ne sais pas. C’est une version beaucoup plus intense, évidemment, que ce que nous avons tous vécu. Et pourtant, je pense, que les comparaisons et les gens qui feront le parallèle, sont inévitables. Je ne pense pas que ce soit exagéré pour les gens, au cours des neuf derniers mois et après ce qu’ils ont vécu, pour ceux qui pourraient regarder la série d’y voir certains parallèles. Je veux dire, nous avons tous dû nous adapter. Nous avons tous dû réévaluer des situations que nous n’aurions jamais pu imaginer […]

Je pense que l’objectif central du livre de Stephen, qui a vraiment subsisté avec le temps, c’est finalement cette étude de quelques personnes qui survivent, comment elles doivent s’adapter et comment elles doivent changer avec les personnes qui les entourent. Oui, il y a l’homme noir et il y a l’élément fantastique. Mais pour moi, la partie la plus intéressante est tout simplement ces relations humaines et ces connexions internes entre les personnages de cette histoire et comment ils changent, deviennent jaloux ou en colère ou frustrés au contact des gens autour d’eux et comment ils gèrent cela. Ce qui ne semble pas être un énorme décalage par rapport à notre situation actuelle. Alors il y a peut-être quelques petites comparaisons”.

 

JAMES MARDSEN : La pandémie n’est pas le coeur de la série !

James Mardsen joue le personnage Stu Redman, leader du groupe et un résident de la ville fictive Arnette au Texas.

James Mardsen : “Il est impossible d’ignorer les parallèles. Mais je dirai que je n’ai jamais vu ce livre comme un film sur une pandémie. La pandémie, ce sont les allumettes qui mettent en lumière une plus grande histoire, qui est, si nous retournons à une page blanche et que l’humanité doit recommencer, à quoi cela ressemble-t-il  ? Et qu’est-ce que cela révèle sur qui nous sommes en tant qu’individus, qui sont ces personnages spécifiques qui y ont survécu ? Et la seule chose qui semble immunisée contre la pandémie est la bataille séculaire  du bien et du mal. Alors, oui, c’est le moment d’insérer votre adjectif ici. Malheureux. Stephen a écrit le livre en 1978. Benjamin (Cavell) et Taylor (Elmore, producteur) et Josh (Boone, scénariste) y travaillent depuis trois ans maintenant. Et donc évidemment personne n’a vu cela venir. Mais il est certain que nous allons regarder cette série sous un angle différent. Et donc mon espoir, c’est que l’histoire que nous racontons n’est pas sur la pandémie, c’est sur le bien contre le mal, c’est sur ce que cela révèle sur notre caractère quand il y a ce genre de crise apocalyptique. Et puis j’espère que c’est aussi un bonne voyage. J’espère que c’est une bonne évasion et que nous en profiterons pour le genre de spectacle proposé”.

 

AMBER HEARD : Bon timing pour The Stand !

Amber Heard joue le personnage de Nadine Cross, une jeune femme orpheline à l’âge de 4 et demi devenue institutrice, elle a pris sous son aile un peu garçon muet qu’elle appelle “Joe”.

Amber Heard : “C‘est certainement un timing intéressant. Nous avons tourné une histoire très différente de ce qui se passe maintenant, bien sûr. Mais c’est le cas. Vous savez, c’est basé sur une pandémie mondiale qui anéantit la majeure partie de la population de la Terre et laisse avec elle le meilleur et le pire de l’humanité et les illustre dans une bataille ultime pour la meilleure survie de notre espèce. Que ferons-nous, comment  ne pas simplement survivre, mais comment nous prospérons et nous nous unissons pour le faire. Donc, je pense que c’est un timing intéressant”.

 

ODESSA YOUNG : The Stand, une réflexion sur la nature humaine

L’actrice Odessa Young joue Frannie Goldsmith, une jeune étudiante qui décide de suivre Harold Lauder dans sa quête de survie de la pandémie.

Odessa Young : “Je crois que certaines personnes veulent voir à quel point cela pourrait être mauvais et être reconnaissants que ce ne soit pas si grave ou certaines personnes veulent réellement glaner des conseils pour savoir comment ont-ils fait ? Cela fait partie de notre nature d’avoir une sorte de fascination morbide avec ces choses sombres, avec les côtés sombres des choses que nous traversons. Nous étions tous inquiets quand la pandémie a frappé, notre pandémie, je veux dire la vraie pandémie, nous étions tous inquiets que personne ne voudrait regarder la série, si elle devait diffuser plus tard cette année. C’était du genre, oh, mon Dieu, et si nous sommes tous morts de toute façon ? Et nous sommes très content et je touche du bois que nous ne le soyons pas. Mais est-ce que quelqu’un veut revivre ces expériences ? Ce qui est si fascinant dans The Stand, c’est qu’il ne s’agit pas nécessairement de la pandémie. C’est une sorte d’exercice de réflexion utilisant une situation comme la pandémie pour plonger au coeur de la nature humaine et pourquoi les gens font les choses qu’ils font et pourquoi ils décident des choses qu’ils décident et quelle est réellement notre force directrice dans un monde où peut-être aucune de nos actions n’a d’importance. Beaucoup d’isolement cette année et beaucoup de … Je sais que j’ai traversé environ quatre crises existentielles depuis mars. Qu’est-ce que la nature humaine et pourquoi sommes-nous ici et pourquoi nous comportons-nous comme nous le faisons? Vous savez, la pandémie est un catalyseur pour ces choses. Et je pense que les gens veulent voir, où allons-nous à partir d’ici ?”

 

 

JOVAN ADEPO : The Stand une forme de thérapie !

Jovan Adepo incarne Larry Underwood, un musicien immature qui va se révéler lors de la pandémie.

Jovan Adepo : “J’aimerais penser que le fait de travailler sur cette série l’année dernière m’a aidé à me préparer, mais je mentirais et je ne veux pas vous mentir. Cela a été un défi pour nous tous simplement d’essayer, de faire ce qui est juste et de garder tout le monde autant que possible en sécurité. Mais aussi de rendre chaque jour intéressant et garder votre votre espace mental dans un bon état d’esprit. Je pense que c’est peut-être une forme de thérapie pour le public quand ils la regarderont, car cela peut être amusant et intéressant à voir. Il y a tellement de personnages intéressants dans cette histoire que ça pourrait être sympa ou ce sera amusant pour le public de voir quelqu’un dans l’histoire qui lui ressemble, qu’ils ont l’impression que, OK, je peux m’identifier à cette personne. C’est ainsi qu’ils réagiraient dans ce genre de situation. Je ne sais pas si je ferais la même chose ou peut-être que je ferais quelque chose d’un peu différent. Je pense que ce serait amusant pour les gens de se plonger dans cela. Mais filmer cela pendant, alors que nous y travaillions, je pense que la pandémie et où elle se trouve maintenant, je ne pouvais pas la voir venir”.

 

BENJAMIN CAVELL : The Stand, un prétexte pour Seigneur des Anneaux aux Etats-Unis !

Benjamin Cavell partage la casquette de showrunner de The Stand avec Josh Boone (également réalisateur sur la mini-série). Benjamin Cavell est connu pour être le créateur de la série SEAL TEAM.

Benjamin Cavell : “C‘était certainement surréaliste de terminer, de tourner et de diffuser la série au beau milieu de ce que nous traversons tous. Vous savez, The Stand pour nous n’a jamais été une pandémie. Je veux dire, il y a une pandémie dedans, mais c’est vraiment à propos de la lutte élémentaire qui s’ensuit entre les forces de la lumière et les forces des ténèbres. Ces deux camps qui se forment autour de Mère Abigail et Randall Flagg et qui vont ensuite s’inscrire dans ce conflit. Captain Trips dans le livre est vraiment un mécanisme qui a pour but de vider le monde afin que nous puissions avoir notre Seigneur des Anneaux aux États-Unis et nos personnages, nos héros peuvent marcher vers Mordor. C’est la fonction qu’il sert. Quand nous avons commencé cela, il y a trois ans, lorsque je suis arrivé à bord de ce projet, nous voulions l’aborder ainsi. Comment raconter ce livre d’une manière vraiment cartésienne et crédible afin que tout paraisse exactement comme les gens réagiraient de nos jours. C’était la tâche que nous nous étions fixée. Je suppose que les gens devront juger par eux-mêmes si cela ressemble à quelque chose avec tout ce qu’ils ont vécu. Mais je pense aussi qu’il est important de se souvenir, en fait, il est heureux de se rappeler que la Covid n’est pas le Captain Trips et que c’est un monde qui a été touché par cela au lieu de celui par lequel nous avons tous été frappé. Et, vous savez, évidemment, aussi grave que cela soit, cette chose qui s’abat sur eux dans le livre est bien pire. Et c’est conçu, franchement, pour n’être qu’une machine à tuer. Je veux dire, c’est un virus artificiel qui sort d’un laboratoire et qui anéantit 99,99% de l’humanité. Mais j’espère aussi que les gens retiendront l’espoir de l’histoire, car je pense que The Stand est finalement un livre plein d’espoir. Et il s’agit de ces gens qui réussissent et triomphent face à cette horreur inimaginable”.

 

J’espère que vous êtes convaincu ! The Stand, c’est bien plus qu’une histoire de pandémie mondiale. Je peux vous l’assurer après avoir vu les quatre premiers épisodes en avant-première. Rendez-vous sur Starzplay pour découvrir la série !

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