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The Terror : Infamy : Quand l’horreur revisite l’Histoire !

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The Terror est une série d’anthologie d’horreur comme sur le principe de American Horror Story, la plus célèbre. Qui dit anthologie, dit une saison, une nouvelle histoire complètement différente de la saison précédente. The Terror : Infamy correspond à la saison 2 de la série The Terror. La première saison n’avait pas sous-titre supplémentaire intitulée tout simplement THE TERROR. Alors que dans la saison 1, on suivait une expédition britannique inquiétante dans les eaux troubles de l’Arctique, The Terror: Infamy nous embarque à une époque totalement différente celui de la Seconde Guerre Mondiale aux États-Unis après l’attaque de Pearl Harbor.

Vous l’avez compris, la saison 1 et 2 de The Terror sont complètement indépendantes donc si vous préférez commencer par le sujet de la saison 2 qui s’intéresse au camp d’internement des japonais sur le sol américain alors vous êtes libre de lancer The Terror : Infamy sur Amazon Prime Video. En aucun cas, vous ne serez perdu puisque c’est une toute nouvelle histoire qui débute. Et quelle histoire ! Déjà flippé des oreilles, coton-tiges ou autres objets qui s’introduisent dans une oreille, accrochez-vous ça démarre fort et c’est quasi insoutenable. Si vous avez le même traumatisme aux oreilles que Lena Dunham dans Girls alors bonne chance ! C’est même plus horrible que cette histoire de fantôme qui va occuper une partie de l’intrigue. Bref, passons au coeur de cette seconde saison qui explore une partie de l’histoire américaine dont on parle peu... Le saviez-vous ? Après l’attaque de Pearl Harbor, les Etats-Unis tombent dans un hystérie anti-japonais et c’est le résultat de l’ordonnance d’incarcération de 120 000 japonais-américains dans des camps d’internement. The Terror : infamy met la lumière sur ces camps d’internement.

 

Le genre de l’horreur pour raconter l’Histoire !

Je n’ai vu que le pilote de The Terror : Infamy lors d’une avant-première Amazon Prime Video. Étrangement, même si je n’étais pas rassurée par ces histoires de fantômes entre deux époques où je m’attendais aux moindres coups de flip (et cette scène du début qui m’a traumatisée) à tout moment, les camps d’internement m’ont limite plus horrifié. Je crois que les effets surnaturels on peut tout se dire ça n’existe pas mais ces camps d’internement eux ont bel et bien existé. J’avoue j’étais ignorante sur ce pan de l’histoire américaine et je suis ravie d’avoir appris cette histoire grâce à une série. De toute façon, j’ai toujours pensé que l’on peut apprendre l’Histoire avec les séries ! Même si ce pilote est très lent et longuet et va sûrement en dérouté plus d’un après la saison 1 de The Terror, il y a une véritable intelligence à mettre le genre de l’horreur au bénéfice de l’Histoire. Racontez une réalité horrible car ces camp d’internement sont clairement une abomination et jouer sur le plan du genre horreur pour amplifier le contexte. La saison 1 avait également utilisée le même procédé et c’est la force de cette série. Une combinaison idéale avec deux genres, historique et horrifique, pas si éloignés au final.

 

The Terror : Infamy : les faits historiques

Pour votre information historique, le sous-titre de Infamy est un choix audacieux de la chaîne AMC (qui diffuse la série aux Etats-Unis car chez nous, c’est sur Amazon Prime Video). Il fait référence au discours du président des Etats-Unis, Franklin D.Roosevelt, au lendemain de l’attaque de Pearl Harbor où il prononce le fameux mot : “Yesterday, December seventh, 1941, a date which will live in infamy, the United States of America was suddenly and deliberately attacked by naval and air forces of the Empire of Japan”. (“Hier, Décembre septième, 1941, une date qui vivra dans l’infamie, les États-Unis d’Amérique a été soudainement et délibérément attaqués par les forces navales et aériennes de l’Empire du Japon”). Le 19 février 1942, le même président promulgue le décret présidentiel 9066 qui demande aux citoyens ayant des ancêtres japonais de rejoindre des camps d’internement.

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