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The White Princess : sacrifice au nom de la rose

The white princess

J’avoue j’ai toujours eu un petit faible pour les séries historiques et encore plus pour celles qui racontent l’histoire du Royaume-Uni. Pourquoi ? Parce que sur leur histoire que les anglo-saxons (même un peu américain) excellent plus que sur celles des autres (Versailles me semble un bon exemple d’une histoire française vue d’un angle trop anglo-saxon). L’histoire de The White Princess m’a séduite tout de suite. Même si j’ai manqué The White Queen dont on me dit que du bien, cela n’empêche pas de commencer l’histoire de The White Princess.

Ce que j’adore avec les séries historiques, c’est apprendre l’Histoire et vérifier les faits. Parfois, vous vous dites « non mais là c’est de la fiction » alors que c’est bel et bien la réalité historique. Je crois que parfois, j’oublie que ce sont des êtres humains, ces hommes et femmes qui ont fait l’Histoire.

Grâce à OCS, je suis à jour sur la diffusion de la série et donc, j’ai vu cinq épisode. The White Princess, elle a un nom Elizabeth d’York, fille d’Édouard IV d’York et d’Élisabeth Woodville. Son mariage avec Henri VII Tudor est forcé et scelle la fin de la Guerre des Deux-Roses. Les Tudors sont officiellement au pouvoir et Elizabeth doit épouser son pire ennemi. Comme il est précisé à chaque fin d’épisode « certains des événements historiques et personnages ont été modifiés dans le film pour des raisons dramatiques ». ( Oui oui, il est écrit « film » et ça me met en rogne mais passons). C’est une évidence pour une série qui ne peut pas s’appuyer toujours sur l’Histoire car celle-ci fait défaut par moment et l’imagination a du bon en matière de fiction. J’ai constaté certains faits non vérifiables mais les grandes lignes sont historiques. Puis, c’est la fiction qui nous fait apprécié The White Princess. En effet, j’ai subitement développé une passion pour Elizabeth d’York (Lizzie de son surnom dans la série).

Flirt avec l’ennemi

La série joue habilement avec l’histoire de cette princesse d’York obligée d’épouser son ennemi Tudor avec le roi Henry VII érigé sur le trône. Elizabeth doit se plier aux exigences du nouveau roi étant l’ainé des filles York et sa mère Elizabeth Woodville l’y encourage. C’est le prix de la guerre ! Les Tudors vainqueurs veulent s’assurer que la paix du pays soit retrouvé au plus vite et épouser une York du camp ennemi permet de réconcilier les deux peuples qui se sont affrontés lors de la guerre des Deux-Roses. C’est le principe de garder ses ennemis au plus près de soi et cela semble être la philosophie des Tudors pour mieux régner.

Elizabeth d’York est une femme assumée et se montrera impertinente auprès de son royal époux. Ce dernier a odieusement demandé à « vérifier » la fertilité de la princesse avant d’entamer toutes formes d’engagement. Elizabeth sera lui faire payer. Puis, la naissance d’Arthur change la donne. Elizabeth d’York doit faire un choix crucial : renier sa famille de naissance ou suivre sa famille de coeur. Elle choisit son fils et sa mère devient son ennemi :

She told me nothing. Because my mother no longer trusts me! She saw before I did myself that I am Tudor now. The birth of Arthur makes me so, whether I like it or not, because I will never stand against him. Our son puts me on your side forever. You may disbelieve it if you choose, but you are all I have now. Our family is all I have.

Lizzie

Elle ne me dit plus rien. Parce que ma mère ne fait plus confiance ! Elle a vu ce que j’étais avant et que maintenant je suis une Tudor. La naissance d’Arthur m’a rendue ainsi que je le veuille ou non, parce que je ne m’opposerai jamais à lui. Notre fils me met de ton côté pour toujours. Tu peux ne pas le croire si tu le souhaites, mais tu es tout ce que j’ai à présent. Notre famille est tout ce que j’ai.

Une choix difficile mais nécessaire et surtout passionnant pour le téléspectateur qui voit cette princesse de York se transformait peu à peu en Tudor. Pour l’amour d’un fils ? Pour l’amour de la Rose ?

Le moment où The White Princess dévie de l’Histoire

Comme je vous l’ai dit, j’ai une passion avec les séries historiques démêler le vrai du faux. Munie de mon Smartphone, je fais des pauses dans l’épisode pour vérifier quelques éléments historiques que je découvre au fil des épisodes. (Bon, j’avoue que je suis férue d’Histoire et j’en ai fait une petite spécialité à un moment de ma vie). Cette histoire de Richard, frère d’Elizabeth d’York m’a intrigué et j’ai donc creusé le sujet.

C’est alors que je découvre que c’est la partie non historique de la série car Richard de Strewbury dit Duc de York meurt très jeune enfermé dans la Tour de Londres avec son frère Edouard V. La série imagine que Richard a été caché par sa mère Elizabeth Woodville dans l’Abbaye de Westminster au moment où la garde des Tudors venaient chercher de force les York pour qu’ils fassent allégeance au nouveau roi Henri VII Tudor. Dans l’épisode 4, le fameux Richard que l’on croyait mort revient à la vie et compte réclamer sa place sur le trône. L’Histoire raconte qu’un certain Perkin Warbeck, flamand originaire de Tournai, se serait fait passer pour Richard de Strewbury. La dynastie Tudor menacée, Henri VII Tudor déclare cet homme comme un imposteur ce qui était vrai. Mais, le doute s’est installé pendant un temps parce que la mort de Richard de Strewbury n’a jamais été élucidée et Parkin Warbeck avait des partisans sérieux dans son camp.

 The White Princess ne joue-t-elle pas avec les incertitudes de l’Histoire ? Si sûrement ! C’est subtile et cela crée du pur bon drama donc on vote pour.

The White Princess est une série historique réellement captivante avec un casting brillant en particulier Jodie Comer merveilleuse dans le rôle de Lizzie, Jacob Collins-Levy dans le rôle d’Henry VII, Rebecca Benson dans le rôle de Maggie et l’époustouflante Michelle Fairley qui à défaut de mettre un de ses enfants sur le Trône de Fer dans Game of Thrones parvient à mettre son fils sur le trône d’Angleterre dans The White Princess. Son personnage de lady Magaret est remarquable avec cette foi indéfectible et en même temps bien arrangeante quand il s’agit d’assurer la légitimé de son fils sur le trône.

Lady Margaret: I am selfless. My only interest is the word of God.

Lord Stanley: How fortunate His will is so often in tune with yours.

Lady Magaret : Je suis désintéressée. Mon seul intérêt est la parole de Dieu.

Lord Stanley : Quelle chance ! Que sa volonté est si souvent en accord avec la vôtre.

 

Ma note :

 

 

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