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[VIDEO] UNE LUEUR D’ESPOIR avec Bel Powley et Joe Cole !

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Vous connaissez l’histoire d’Anne Frank, mais connaissez-vous celle de Miep Gries ? Sans elle, le journal d’Anne Frank n’aurait jamais pu être publié par son père Otto Frank. Après avoir tout risqué pour cacher Anne Frank et sa famille à Amsterdam pendant la Seconde Guerre mondiale, Miep Gies apprenant qu’Anne Frank ne reviendra jamais des camps de concentration, donne à Otto Frank, le précieux journal de sa fille qu’elle a soigneusement conservé. La mini-série UNE LUEUR D’ESPOIR|A SMALL LIGHT imaginée par le couple Tony Phelan et Joan Rater met en lumière l’héroïne de l’ombre Miep Gies, ainsi que son époux Jan Gies, également actif dans la Résistance. C’est ainsi un autre regard que la mini-série offre sur le tragique destin d’Anne Frank et sa famille.

Lors du festival CANNESERIES, j’ai eu l’immense chance d’animer, aux côtés de mon collègue journaliste Romain Nigita, la discussion avec les talents Tony Phelan (showrunner), Susanna Fogel (réalisatrice), Amira Casar (Edith Frank), Bel Powley (Miep Gies) & Joe Cole (Jan Gies) suite à la projection d’Une Lueur d’Espoir en avant-première. Mais j’ai eu aussi l’opportunité d’interviewer ces talents excepté Amira Casar très demandée par notre presse française 😉

 

Interview Bel Powley et Joe Cole

Bel Powley est une actrice britannique qui a joué dans de nombreuses séries anglaises et qui se fait connaître du grand public avec la série The Morning Show. Quant à Joe Cole, il fait partie de la bande des Peaky Blinders et après il a été la figure de Gangs of London. Tous les deux forment le couple Miep et Jan Gies à l’écran pour Une Lueur d’Espoir.

 

 

UNE LUEUR D’ESPOIR : Le regard de Miep Gies sur le destin d’Anne Frank

Par la suite, j’ai pu m’entretenir avec Tony Phelan qui est l’origine de la mini-série Une Lueur d’Espoir avec son épouse Joan Rater, puisqu’il est créateur, showrunner, producteur exécutif, scénariste des épisodes 1,2 & 8 et réalisateur des épisodes 6, 7 & 8. Il était accompagné de Susanna Fogel qui a réalisé les trois premiers épisodes de la mini-série et donner le ton en terme de réalisation.

Qu’est-ce que le point de vue de Miep apporte à l’histoire d’Anne Frank connue de tous ?

Tony Phelan : « Je pense que nous avons entrepris de raconter ce que nous avons découvert, en faisant des recherches pendant de nombreuses années, que si nous connaissons tous l’histoire du passage à l’âge adulte de cette jeune fille dans cette annexe, il existe une autre histoire de passage à l’âge adulte d’une jeune femme de l’autre côté de la bibliothèque qui, de manière assez intéressante, vivait dans ces deux mondes. Elle vivait dans ce monde intérieur de personnes piégées dans un espace très restreint, ce que nous pouvons tous comprendre, puisque nous venons de vivre le Covid. Et pourtant, elle était capable de partir, de marcher dans la belle Amsterdam ensoleillée, avec des fleurs, de la vie, des bars, de l’alcool et faire des sauts dans les canaux. Où l’on peut choisir de ne pas le faire. Vous pouviez choisir d’ignorer les aspects les plus horribles de la guerre et dire que vous preniez simplement soin de vous. Pour nous, c’était tout à fait d’actualité. Au fur et à mesure de notre travail et de l’arrivée de Susanna, nous avons vraiment aimé cette idée de créer, de raconter l’histoire d’une personne qui a fait de très petits choix dans sa vie et que nous considérons aujourd’hui comme une héroïne. Et pourquoi ? Pourquoi a-t-elle fait ces choix alors que d’autres ne l’ont pas fait ? J’espère que nous pourrons répondre à cette question pour le public et que nous pourrons le mettre à sa place et l’amener à se demander ce qu’il ferait dans une telle situation. »

 

Tony Phelan, Bel Powley, Joe Cole, Amira Casar & Susanna Fogel

 

Pensez-vous que la mini-série est un moyen de faire connaître Miep du grand public ? Lui rendre ses lettres de noblesse en quelque sorte ?

Susanna Fogel : « J’en savais un peu plus sur elle parce que j’ai grandi dans une famille juive avec une mère qui avait passé du temps à Amsterdam après l’université. Je veux dire par là qu’elle voyageait en sac au dos et qu’elle vivait avec cinq personnes dans un appartement d’une chambre. Elle ne faisait rien d’historique, mais j’ai grandi en allant à Amsterdam avec elle et en parlant de l’histoire d’Anne Frank. Je connaissais au moins les noms de Miep et de Jan. Mais oui, j’espère que lorsqu’ils sont en présence de personnages historiques dont tout le monde connaît le nom, comme Anne Frank, les gens résument en une phrase ce qui s’est passé et se disent : ‘Oui, oui, je connais déjà cette histoire’. Et ils ne font pas vraiment la démarche d’y réfléchir s’ils en connaissent les bases. Mais lorsque vous présentez des personnages comme celui-ci, ce qui, je pense, était une sorte de concept de la série, les gens se disent : « Oh, je ne savais rien d’elle ». Ils doivent s’engager activement. Cela incite les gens à réfléchir à ce qui s’est réellement passé, alors que je pense que parfois, dans les histoires historiques, ils se contentent de dire : ‘Oui, oui, oui, je sais. Oui, oui, oui, je sais, je sais’. C’est un sujet sérieux. Oui, nous comprenons. J’ai lu ça à l’école, mais c’est différent. Donc plus on la rendra vivante, authentique et racontable, mieux ce sera. Tout simplement parce que les gens n’ont pas d’idées préconçues. Nous voulons lui rendre hommage, mais aussi lui donner le crédit qu’elle mérite, mais aussi ancrer ce qu’elle a fait dans une histoire vraiment humaine et racontable et la rendre terre à terre pour les gens afin qu’ils puissent elle peut être leur avatar pour leurs propres vies et choix, aussi. »

Tony Phelan : « Et je pense personnellement que le but de ces personnes dans l’histoire qui ont fait des choses que nous admirons. En disant que cette personne est un héros, vous mettez de la distance entre vous et elle. Vous mettez de la distance entre vous et eux. C’est vrai. Par opposition à cette personne qui a fait ces choix, que ferais-je dans ces circonstances ? Miep ne s’est jamais considérée comme une héroïne. Elle se voyait comme une personne très ordinaire qui faisait ce que n’importe qui d’autre ferait. Et je pense que nous sommes les mêmes. »

Susanna Fogel : « Ceux qui la jugent extraordinaire. C’est nous qui portons un jugement. »

 

Une Lueur d’Espoir| A Small Light (8×60′) est disponible sur Disney +

 

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