Plus de 20 ans plus tard, Malcolm et sa drôle de famille sont de retour pour un revival de 4 épisodes avec à la clef un grand événement : les 40 ans de mariage de Lois et Hal ! Disney + vous propose de participer à la fête et de raviver une certaine nostalgie pour quelques millennials dont je fais partie ![]()
Qui se rappelle de sa pause déjeuner devant les épisodes de Malcolm sur M6 ? Avec les nombreuses rediffusions des 151 épisodes soit 7 saisons de 22 épisodes, la série a fait le bonheur de la Fox aux États-Unis de 2000 à 2006 et celles du groupe M6 et ses chaînes en France pendant de très longues années. Maintenant, les sept saisons sont intégralement disponibles sur Disney + !
Comme vous le savez, les reboots/revival/sequel, c’est toujours un exercice périlleux… Il faut à la fois ne pas dénaturer l’ADN de la série d’origine mais aussi être capable de l’adapter à son temps et être force de proposition pour offrir une intrigue pertinente. C’est pourquoi Linwood Boomer, le créateur de la série, a mis du temps à revenir avec une idée valable comme il explique dans une interview à TVline : »« Je pensais simplement que j’avais dit tout ce que j’avais à dire. Il a fallu beaucoup de temps, et l’aide de Tracy (son épouse), pour trouver une idée qui me permette réellement d’écrire quelque chose que je jugeais digne d’être écrit. » En plus, cette idée de revival n’était pas de son initiative mais celle de Bryan Cranston, qui lui en a parlé alors qu’il était encore dans la peau de Walter White en train de tourner pour Breaking Bad. La clef d’entrée, c’est de faire de Malcolm, un père d’une jeune fille qui lui ressemble. C’est ainsi que le synopsis de ce revival est né : Après avoir protégé sa fille et lui-même de sa famille pendant plus de dix ans, Malcolm est entraîné malgré lui dans leur univers lorsque Hal et Lois exigent sa présence pour la fête de 40ème anniversaire de mariage.

Pour avoir vu les quatre épisodes avec enthousiasme, je dois dire que c’est une idée brillante. Le premier épisode est d’ailleurs, le meilleur des quatre. Cet épisode est extrêmement bien construit avec un cliffhanger hilarant ! Malcolm a volontairement éloigné sa fille de sa famille car il sait qu’ils le rendent fou. Il faut dire que la famille de Malcolm est très particulière et c’est ce qui fait aussi son charme, n’est-ce pas ? C’est un vrai plaisir de retrouver tous ces talentueux acteurs reprendre leurs rôles cultes et apprécier ces retrouvailles. En effet, cela se ressent à travers l’écran et la toute dernière scène du dernier épisode en est la preuve ultime. Puis, on découvre de nouveaux personnages comme Kelly, la petite dernière de la fratrie qui est « genderfluid » (il faut être à raccord avec l’époque 😉 mais aussi Leah, la fille de Malcolm et sa copine Tristan.
En revanche, Dewey est interprété par Caleb Ellsworth-Clark, un acteur qui a une ressemblance troublante avec Erik Per Sullivan, interprète original de Dewey. Mais, on regrette un personnage qui apparaît quasi uniquement à travers un écran. C’est parce que jusqu’au dernier moment, le retour d’Erik Per Sullivan avait été espéré et par conséquent, pour lui permettre de tout tourner en une demi-journée, il avait été mis en place ce système de présence à distance sur écran avec fond vert. Mais Erik Per Sullivan à qui il a été offert « des sceaux d’argent« * comme l’a confié Jane Kaczmarek (alias Lois), n’a pas voulu reprendre le rôle de Dewey préférant se consacrer à sa vie loin des plateaux et sur les bancs de l’université d’Harvard. Néanmoins, Linwood Boomer a décidé de conserver ce système de connexion à distance via écran dans le récit de ce revival. Un choix qui n’est pas très heureux d’autant plus que Caleb Ellsworth-Clark propose une performance digne du vrai Dewey et aurait pu largement assurer le rôle en présentiel avec le reste de la famille. Puis, quand on voit la transformation de Reese, Justin Berfield a bien changé depuis 2006, l’illusion de Caleb Ellsworth-Clark en Dewey est même plus que crédible que la réelle transformation de Justin Berfield, presque méconnaissable avec le temps.
Mais en dehors de cette présence par écran interposé, ce revival de quatre épisodes fonctionne à merveille. On y retrouve les personnages que l’on affectionne avec leur excentricité et ce retour est justifié par un récit pertinent et efficace mêlant habilement la nostalgie d’antan et une progression logique de l’histoire de cette tribu si unique. Enfin, fêter les 40 ans de Lois et Hal en famille, c’est une véritable joie ! Merci Malcolm de n’avoir rien changé !
Malcolm : Rien n’a changé (4×30′) est à découvrir sur Disney +



