La guerre, un espace temps sans foi, ni loi. Dans ses ténèbres naissent parfois les expériences les plus folles comme la création super-soldats appelés LES SENTINELLES. D’après la série de bandes dessinées « Les Sentinelles » de Xavier Dorison et Enrique Breccia publiée par les Éditions Delcourt, la série a été écrite par Guillaume Lemans, Xabi Molia et Raphaëlle Richet et réalisée par Thierry Poiraud et Édouard Salier.
Au début de la Première Guerre mondiale, le soldat Gabriel Ferraud, grièvement blessé, est sélectionné pour participer à un programme de recherche ultra-secret de l’armée française qui vise à créer des combattants d’un genre nouveau. Après l’injection d’un sérum à l’origine mystérieuse, Gabriel se voit doté de capacités inédites. Désormais plus fort, plus rapide, plus résistant qu’un être humain normal, il intègre une unité d’élite composée de soldats augmentés : les Sentinelles. Mais il est très vite confronté à une réalité terrifiante qui risque de faire basculer le sort de la guerre.
Louis Peres, Thibaut Evrard et Kacey Mottet-Klein sont LES SENTINELLES : super-homme prêts à combattre ! Quant à Olivia Ross, elle joue Irène, une journaliste tenace prête à tout pour découvrir la vérité sur Les Sentinelles et le sort de son époux !
Interview Louis Peres & Olivia Ross, un sentinelle et son épouse !
Rencontre avec LES SENTINELLES
Kacey Mottet-Klein et Thibaut Evrard
Afin d’en savoir plus sur les secrets de fabrication de cette super production Canal +, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Thierry Poiraud, réalisateur des quatre premiers épisodes des Sentinelles !
Comment avez-vous travaillé par rapport à la BD Les Sentinelles ?
Thierry Poiraud : « La série est assez différente pour plein de choses, parce qu’en fait la BD, elle s’est axée vraiment sur des moments de la guerre bien précis. À chaque fois, c’était une bataille, un album, une bataille, un album. Taillefer était un professeur, ce n’était pas les mêmes personnages non plus. Et le graphisme de la BD permet d’être beaucoup plus excentrique. On travaille aussi sur les formes, ce qui n’était pas possible en costume. Même le méchant, les scaphandres étaient trop gros. Visuellement, c’était pas possible. J’avais peur de l’écueil film-BD en fait, qui peut arriver aussi, et c’est rarement une série très réussie. Enfin, Burton le fait très bien, c’est rarement réussi. Guillermo Del Toro c’est bien aussi, Il faut des moyens, du temps. Donc on est parti vraiment sur un univers ultra réaliste et référencé, des scaphandres de l’époque qui existaient déjà. On est parti sur de l’existant et par contre, on retrouve des éléments de la période Taillefer. Si on faisait des petits croquis, des caricatures, j’ai repris des éléments très typiques des gris, les yeux, ça c’est les Taillefer. Et donc on a quand même repris les éléments de la BD que je connaissais, mais on les a transformés dans l’idée de faire des choses très réalistes ».
Comment on travaille le fantastique ?
Thierry Poiraud : « j’ai baigné dedans,je fais généralement des films un peu fantastique, c’est un peu ce que j’aime, ce que je préfère. Je suis baigné aussi de références, de films que j’ai vu, mais avec des références de 1920 jusqu’à maintenant. Mais si on parle juste du pouvoir mentaux, parce que dans le fantastique lui-même des Sentinelles : il y a le fantastique un peu réaliste autour des sentinelles, tout est quand même très réaliste. Et le fantastique avec les pouvoirs un peu mutants, on est plus sur une autre écriture qui est plus les X-Men, des choses comme ça. De la BD où on travaille avec Gisèle avec le Baron. et ses pouvoirs, c’est Freaks. Nous, on a vraiment imaginé tout ça. On est parti à chaque fois un peu du réel pour le détourner, Et après,j’ai trouvé les effets petit à petit. On avait les tests, puis c’est venu surtout par le son. Le son est hyper important pour notre série, on fabrique beaucoup de choses avec le son ».
Quel message aimeriez-vous que le public retienne de la série ?
Thierry Poiraud : « Le plaisir. J’ai pas envie qu’ils voient le travail parce que le travail c’est notre boulot, c’est notre plaisir. Le plaisir ludique de voir quelque chose de genre, d’une proposition de genre. C‘est un peu un pari, parce qu’en France, le fantastique n’est pas très bien accueilli avec le fantastique. Les Français aiment beaucoup le fantastique anglo-saxon. C’est pas une question de c’est réussi ou pas. Je ne sais pas pourquoi c’est le public qui n’y va pas, beaucoup n’aiment pas trop. Donc, là j’aimerais bien qu’ils apprécient pour ce que c’est sans, se dire ça ressemble un peu à ci, à ça. C‘est une série avec une histoire ludique, il y a du fantastique, mais c’est pas spécialement une série fantastique, c’est une série tout court. Et qu’ils retiennent le plaisir. J’espère qu’ils vont avoir la réaction ».
Les Sentinelles (8×52′) est à découvrir sur Canal + !



