La joie est un art et Modesta compte bien le cultiver ! Inspirée du phénomène littéraire et best-seller italien de Goliarda Sapienza, L’ART DE LA JOIE ( L’arte della gioia) est une mini-série, située dans la Sicile rurale, qui retrace l’histoire de Modesta et sa lutte pour dépasser ses origines modestes. Le désir brûlant de Modesta est de changer son destin, d’abord dans un monastère, puis à la cour. Son comportement libre et sans retenue entre en collision avec les règles de la société méridionale de l’époque, et Modesta devra faire des choix radicaux pour obtenir ce qu’elle veut. L’Art de la Joie est réalisé par Valeria Golino et Nicolangelo Gelormini (épisode 5) et la réalisatrice a participé à l’adaptation du livre avec les scénaristes Luca Infascelli, Francesca Marciano, Valia Santella & Stefano Sardo. Modesta est interprétée par Tecla Insolia et la comédienne franco-italienne Valéria Bruni-Tedeschi joue la fantasque princesse Gaia Brandiforti.
Pourquoi regarder la mini-série L’ART DE LA JOIE ?
La série historique à l’italienne ! Dans le genre historique, les italiens excellent et cette mini-série dénote dans la maîtrise de ce genre. En effet, la plongée dans la Sicile rurale du XXème siècle est complète avec des costumes et décors somptueux participant à l’évasion temporelle.
Un récit romanesque et hypnotique ! C’est une véritable ode à autodétermination avec une héroïne affranchie qui va défier son monde. Modesta nous embarque dans son aventure sans difficulté et son ambition devient la nôtre.
Tecla Insolia, une actrice prometteuse ! L’actrice joue le rôle titre et sa Modesta est féroce et vengeresse mais son talent permet de créer l’empathie avec ce personnage guidée par une furie intense. C’est une jolie révélation pour une comédienne dont c’est la troisième série et qui a débuté sa carrière en 2020.
C’est la première série inédite étrangère achetée par la chaîne T18 !
Il faut savoir que si les Anglais sont des experts de la série historique, ils sont suivis de près par les Italiens qui aussi excellent dans la matière. Mais il y aura toujours cette touche italienne avec une image plus vaporeuse et un peu plus d’érotisme. Alors, même si je n’ai pas lu le livre L’Art de la Joie, que la mini-série m’a donné envie de lire, visiblement l’érotisme est inhérent à l’œuvre.
Même si Modesta n’est pas une héroïne commode voire redoutable, on se laisse assez vite embarqué par son désir de vengeance. Née pauvre et orpheline trop jeune, la jeune femme va monter les échelons de la société quitte à sacrifier certaines âmes sur son chemin… Modesta prend toute son ampleur lorsqu’elle s’occupe du destin de la mère Supérieur Leonora de son couvent. Même si on pressentait quelque chose, Modesta ose et on la suit.
Son histoire est romanesque subliment filmée par la caméra de Valeria Golino. Il paraît qu’en Italie, la mini-série a été projetée en salle de cinéma parce qu’elle était considérée comme du grand cinéma et méritait plus qu’un écran de télévision. Même si je pense que la série se voit très bien sur le petit écran, cela marche aussi sur grand (vu au festival Dolce Vita à Paris) car il y a une véritable qualité de l’image et un travail sur les différents plans.
Puis, il y a cette révélation la jeune comédienne Tecla Insolia qui porte la série sur ses épaules avec brio. Les face-caméras avec l’actrice sont saisissants, on voit toute la furie de la vengeance se mettre en œuvre. Mention spéciale à Valéria Bruni-Tedeschi qui est remarquable dans le rôle de la belle-mère de Modesta. Impitoyable, les deux femmes vont se livrer à des échanges puissants. J’ai encore du mal à évaluer si Modesta a trouvé la joie mais son récit est captivant et mérite d’être vu peu importe l’écran !
L’Art de La Joie (6×60′) est à voir sur T18 !




