Celeste, star mondiale de la pop, a-t-elle fraudé le fisc espagnol ? Sara, contrôleuse fiscale chevronnée, accepte de mener l’enquête… CELESTE est une série espagnole imaginée par Diego San José brossant le portrait d’une inspectrice à l’éthique irréprochable, interprétée par Carmen Machi (La mesías) et récompensée du prix de la meilleure actrice de la compétition panorama international de Séries Mania 2025.
Le jour de son départ à la retraite, Sara Santano, inspectrice des impôts chevronnée, se voit proposer un ultime défi : enquêter sur Celeste, chanteuse mexicaine mondialement célèbre, soupçonnée de devoir 20 millions d’euros au fisc espagnol. Ébranlée par l’échec d’une précédente enquête sur une star du football, Sara se montre d’abord réticente, mais finit par accepter. Cette mission pourrait en effet la tirer de l’ennui dans lequel son récent veuvage et la fin de sa vie professionnelle sont en train de la plonger. Pour coincer Celeste, Sara va devoir prouver que la star a vécu plus de six mois en Espagne au cours de l’année écoulée…
Pour tout savoir sur la série Celeste, j’ai interviewé l’actrice Clara Sans à Séries Mania et qui joue le rôle de Dani, la jeune collaboratrice de Sara Santano et grande fan de la pop-star Celeste. Puis, j’ai également échangé avec le créateur de la série, Diego San José, rencontré en Italie au Italian Global Series Festival.
Clara Sans est Dani, fan de Celeste et de ses impôts !
Diego San José parvient à écrire une série haletante sur… les impôts !
Quelle est l’origine de la série ?
Diego San José : « Cela n’avait aucun sens de faire la série, parce que personne ne voudrait jamais produire une série dont la protagoniste serait une inspectrice des impôts de 62 ans. Et, en tant que scénariste, je pense qu’accepter le défi de faire quelque chose qui n’a aucun sens est très motivant. »
Le prix décerné à Carmen Machi de meilleure actrice de la compétition panorama au festival Séries Mania 2025 ne souligne-t-il pas l’importance de donner davantage de visibilité aux actrices plus expérimentées sur nos écrans ?
Diego San José : « J’aimerais que ce soit ainsi. Mais la réalité est que cela ne se produit pas. Autrement dit, je crois que, surtout pour les actrices, à partir d’un certain âge, c’est beaucoup plus difficile que pour les acteurs hommes. La maturité est quelque chose dont on nous dit culturellement qu’elle est positive chez les hommes. Et, au contraire, la maturité chez les femmes est perçue comme quelque chose de négatif. L’une des raisons de faire Celeste était justement cela : prendre une femme normale, avec un physique qui pourrait être celui de ma mère, de ma tante ou de ma voisine, et la placer comme protagoniste. Parce qu’il est vrai que nous exigeons des femmes, des actrices, une beauté que moi, ensuite, je ne vois pas dans la rue. Donc, bien sûr, Carmen Machi est une femme normale, et c’est plus remarquable que la grande beauté. »
Pourquoi avoir choisi comme titre le nom de la pop-star Celeste car on pourrait croire que c’est le nom de l’héroîne ce qui n’est pas le cas ?
Diego San José : « Figurez-vous que cette question m’a été posée de nombreuses fois à la chaîne de télévision. Pendant les premiers mois, on me disait : « Mais pourquoi cela s’appelle Celeste si la protagoniste est Sara ? » Et je répondais toujours la même chose : dans Moby Dick, la protagoniste n’est pas la baleine, c’est le capitaine qui veut chasser la baleine. Donc, pour moi, c’était un peu comme Moby Dick : Celeste, c’est la baleine que l’inspectrice veut capturer, mais la protagoniste, c’est Sara. Celeste est l’obsession de Sara. »
Quel a été votre principal défi dans l’écriture de la série ?
Diego San José : « Il y avait un défi très, très, très ambitieux : prendre comme point de départ les impôts, qui est le monde le moins propice aux surprises, aux rebondissements, aux cliffhangers, et transformer cet univers en quelque chose qui ressemble au FBI essayant de désamorcer une bombe. Et c’est compliqué. J’ai dû lire énormément de choses sur les impôts. J’ai dû aussi lire beaucoup sur des célébrités en Espagne qui ne paient pas leurs impôts, pour comprendre comment on les attrapait. Et j’ai rencontré de nombreux inspecteurs des impôts. J’ai pris des cafés avec beaucoup d’inspecteurs des finances publiques. Et cette partie a été la plus compliquée : comprendre comment fonctionne ce monde que personne ne nous explique jamais. »
Quel lien faut-il voir entre Celeste et la chanteuse bien réelle Shakira ?
Diego San José : « Beaucoup de gens pensaient que, comme le titre est Celeste et qu’il s’agit d’une star latine mexicaine, ils pouvaient croire que c’était une série sur Shakira. Alors, pendant toute la promotion en Espagne, je me suis chargé de bien préciser que ce n’était pas le cas. Parce que si les gens s’attendaient à voir une série sur la presse à scandale autour de Piqué, Shakira, la nouvelle petite amie de Piqué, ils allaient être déçus, car la série n’est pas du tout cela. En fait, je dirais même que la série est à l’opposé. On ne voit pas Shakira : on suit plutôt une inspectrice des impôts seule chez elle avec un chien. Donc, Shakira ne m’a jamais vraiment beaucoup intéressé. On aurait pu faire la série sur Shakira, mais nous ne voulions pas faire une série sur Shakira. À vrai dire, je n’ai même pas vraiment suivi l’affaire Shakira et Piqué. »
Qu’est-ce que vous aimeriez que le public retienne de la série Celeste ?
Diego San José : « Pour moi, une chose qui serait très belle, et qui me rendrait très heureux, serait que les gens comprennent que derrière un inspecteur des impôts, il y a quelqu’un qui essaie de faire le bien et non le mal. Autrement dit, tout ce qui nous entoure et qui semble gratuit : la santé, les routes, l’éducation, ce n’est pas gratuit. Il y a quelqu’un qui a fait en sorte que cela soit financé. Et les inspecteurs des impôts, au lieu de les voir comme des diables, nous devrions les voir comme des anges. »
Qui aurait cru qu’une fraude fiscale et une inspectrice des impôts pouvaient provoquer à la fois rire et tendresse. Diego San José joue avec les codes du genre du thriller pour nous emmener dans une chasse à la fraude fiscale avec une Carmen Machi, remarquable dans le rôle de Sara Santano et Clara Sans à ses côtés promet un duo piquant.
Celeste (6×30′) est disponible sur arte.tv



![[VIDEO] Clara Sans est fan de CELESTE !](https://lubieenserie.fr/wp-content/uploads/2026/03/clara-sans-celeste-serie-avis-scaled.png)
