Et si les meilleurs dimanches sont ceux où on regarde des films tristes entre amis ? C’est une tradition dans la coloc de Charlie, Nelson et Louise. Ils vivent à Paris, ce sont trois colocataires qui cherchent leur voie entre rêves, doutes et tourments. Après Foodie Love, la réalisatrice catalane Isabel Coixet revient avec QUELQU’UN DEVRAIT INTERDIRE LES DIMANCHES APRÈS-MIDI. Portée par un trio de jeunes acteurs, Liv Henneguier, Clara Bretheau et Théo Christine, aux côtés de Jeanne Balibar et Tim Robbins, cette tragicomédie poétique explore l’amitié, l’amour, la jeunesse et le cinéma.
Je veux pas être une créatrice de contenu, ah l’horreur ! Je veux pas faire des vidéos sur Tiktok même si une seule de ses vidéos ferait plus de vues que toute la filmographie de Manoel de Oliveira. Je veux faire des films.
Louise (Live Henneguier)
Pourquoi regarder la série QUELQU’UN DEVRAIT INTERDIRE LES DIMANCHES APRÈS-MIDI ?
Une excellente série à voir le dimanche après-midi ! Au lieu d’interdire le dimanche après-midi autant l’utiliser de manière créative en regardant la série qui peut-être suscitera en vous cette envie de regarder des films tristes le dimanches après-midi comme nos trois colocs et moi, j’ai envie de suggérer des séries tristes aussi.
Un portrait poétique de la jeunesse ! Cela change de toutes les séries sur les jeunes qui se veulent outrageusement trash pour leur plaire soi-disant. Ici, la poésie et la sensibilité prennent le dessus et cela donne une série juste et touchante sur notre jeunesse.
Une ode au cinéma et à Paris ! Retrouver l’essence du cinéma à travers une jeunesse qui aime cet art. Puis, suivre Louise, c’est découvrir le vrai Paris, son chic et son côté plus brut.
Un trio de jeunes acteurs prometteurs ! Même Théo Christine a déjà prouvé son talent à maintes reprises sur grand et petit écran, c’est agréable de le voir dans ce registre poétique de l’univers d’Isabel Coixet aux côtés de deux jeunes comédiennes Liv Henneguier et Clara Bretheau qui sont de véritables révélations dans cette série.
C’est aussi une série parfait pour les dimanches après-midi. Il ne se passe rien de révolutionnaire dans Quelqu’un Devrait Interdire Les Dimanches Après-midi et pourtant, on se laisse embarquer par l’univers d’Isabel Coixet et ses personnages. Charlie, Louise et Nelson deviennent des colocs parfaits le temps de huit épisodes qui dressent le portrait d’une jeunesse légèrement à contre-courant qui aime le cinéma, surtout Louise.
Étrangement, même si sur ce blog, je parle tout le temps de séries, à travers la passion de Louise pour le cinéma, j’ai transposée la mienne pour les séries. Comme elle, j’ai l’impression que les séries, celles qui sont puissantes, marquantes, des chefs d’oeuvre, laissent la place à des contenus mainstream sans âme ni art. C’est pourquoi cette citation sur la création de contenu sur les réseaux sociaux en début d’épisode 1 a fortement raisonné avec mes questionnements actuels sur l’avenir des séries, celles qu’on ne regarde pas sur téléphone et sans être sur son téléphone. Comme Louise et son cinéma, moi et mes séries, je veux y croire…
Comme dit plus haut, le scénario n’est pas transcendant et parfois, il y a des dialogues un peu bavards mais Quelqu’un Devrait Interdire Les Dimanches Après-midi est une série poétique et sensible qui agit comme une parenthèse enchantée dans le foisonnements de contenu auquel nous sommes exposés quotidiennement. Les personnages sont bien écrits, bien joués et passionnants avec une mention spéciale à Liv Henneguier et Clara Bretheau, des visages moins connus du petit écran et qui gagnent à être connues. Ce sont les révélations de cette série. Comme quoi, peut-être Quelqu’un Devrait Interdire Les Dimanches Après-midi… mais certainement pas ceux passés devant cette série.
Quelqu’un Devrait Interdire Les Dimanches Après-midi (8×30′) est voir sur Arte !



