Deux enfants, quatre parents : le dilemme impossible de PLAYING NICE

Deux enfants, quatre parents : le dilemme impossible de PLAYING NICE

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Être parent, est-ce les liens du sang ou du coeur ? Une question qu’interroge la mini-série britannique PLAYING NICE. Adaptée du roman Tu nous appartiens de JP Delaney par Grece Ofori-Attah à l’écriture et réalisée par Katie Hewitt. Cornouailles. Deux couples découvrent que leurs fils ont été échangés à la naissance et doivent faire face à un dilemme insurmontable : garder l’enfant qu’ils ont élevé et aimé ou reprendre leur enfant biologique ? Dans ce cauchemar éveillé, chaque couple se retrouve propulsé dans le monde de l’autre. Les deux couples semblent dans un premier temps s’accorder sur une solution, mais il devient vite évident qu’il existe d’autres motivations cachées. Jusqu’où chaque couple peut-il faire confiance aux vrais parents de leur enfant – ou même l’un à l’autre ? Poussés à bout, Pete et Maddie réalisent qu’ils ne reculeront devant rien pour garder leur famille unie.
Un choix impossible et un dilemme moral sont au cœur de ce thriller psychologique qui voit s’opposer le couple formé par James Norton (Granchester, Happy Valley) et Niamh Algar (Raised by Wolves) à celui de James McArdle (Sexy Beast, Mare of Easttown) et Jessica Brown Findlay (Harlots, Downton Abbey).

Pourquoi regarder la mini-série PLAYING NICE ?

Liens du sang ou du cœur ? C’est une question philosophique qu’interroge cette mini-série. Quand des bébés ont été échangés par erreur à la naissance qu’est-ce qui prévaut les liens du sang ou du coeur ? Deux couples font fasse à ce terrible dilemme moral…

Un casting parental remarquable ! Si James Norton  et Jessica Brown Findlay sont les plus connus, ils sont accompagnés des comédiens tous aussi talentueux qu’eux, à savoir Niamh Algar et James McArdle.

Un suspense psychologique à fleur de peau ! Aucun personnage n’est totalement innocent et aucune décision n’est simple. Ce dilemme moral fragilise les couples avec cette peur constante de perdre un enfant.

playing nice série avis
James Norton
© 2024 Playing Nice Series Ltd

 

Deux bons épisodes pour deux mauvais épisodes. C’est un peu le sentiment que j’ai eu en regardant Playing Nice. Les deux premiers épisodes parviennent à retenir l’attention et les épisodes 3 et 4 font basculer la mini-série dans tout autre registre celui du thriller où il y a un méchant mal léché…
Quand on comprend la raison d’échange d’enfant, il y a une pointe de déception car cela revient à échanger un enfant pour en faire souffrir un autre, c’est moralement discutable et aussi absurde ? Par ailleurs, Miles, antagoniste vire au ridicule et ses motivations semblent disproportionnées par rapport à l’affaire. Sa violence apparaît au grand jour dans les deux derniers épisodes et le rend étrange par rapport au récit antérieur. 
En définitive, en voulant dévier sur du thriller psychologique, Playing Nice tombe dans l’écueil du melodrama. Alors, que la promesse initiale, celle qui nous attrape au départ, est véritablement engageante mais elle se transforme manquant ainsi cruellement de profondeur sur la question éthique et l’émotion que cela pourrait susciter n’est pas au rendez-vous. Pourtant, le casting est solide même s’ils n’ont pas pu explorer leur palette d’émotions correctement de part cette écriture étrange scindée en deux parties inégales. C’est dommage car Playing Nice commence en jouant bien gentiment… mais finit par jouer un peu faux

Playing Nice (4×60′) est à voir sur Canal + !

Lubiie

Experte dans le domaine des séries, blogueuse passionnée depuis 2006, professionnelle de l'audiovisuel, reporter de festival, jury de festival et intervieweuse aux multiples questions en séries. Tout mon monde tourne autour de l'actualité des séries.

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