Découvrez la première série en gaélique appelé An t-Eilean ou en anglais THE ISLAND (traduction : L’île). Sorcha Groundsell (His Dark Materials, The Innocents) incarne Kat Crichton, une jeune officier de liaison familiale, chargée par son supérieur, l’inspecteur-chef Ahmed Halim (Sagar Radia – Industry), d’une enquête pour meurtre à Lewis et Harris, des îles qu’elle a quittées dix ans plus tôt.
Le meurtre brutal de l’épouse du magnat local Sir Douglas Maclean (Iain Macrae – Bannan), dans un manoir isolé de l’île, semble d’abord relever d’un cambriolage qui a mal tourné. Mais Kat a un passé commun avec Sir Douglas et sa famille riche mais profondément dysfonctionnelle. Elle est convaincue que, malgré le fait qu’il ait lui-même été blessé lors de l’attaque, ce millionnaire autodidacte est forcément impliqué d’une manière ou d’une autre.
Entraînée au cœur de la complexité de la famille Maclean et de leurs quatre enfants adultes : Eilidh (Sinéad MacInnes – Outlander), Calum (Andrew Macinnes), Sìne (Meredith Brook) et Ruaraidh (Sam James Smith). Kat doit affronter son propre passé, remontant le temps jusqu’à une somptueuse fête du Nouvel An organisée dix ans plus tôt, où semblent se trouver les racines sombres du mystère. Bientôt, elle se retrouve engagée dans un dangereux jeu du chat et de la souris avec Sir Douglas, luttant à la fois pour traduire le meurtrier en justice et pour exorciser ses propres démons. Pour Kat, le retour sur l’île révèle une vérité inéluctable : sur une île, un ennemi l’est pour toujours…
Afin d’en savoir sur cette mystérieuse série THE ISLAND, j’ai interviewé à Londres, la productrice Arabella Page Croft, qui m’a confié quelques secrets de tournage qui éclaire sur la promesse de l’œuvre !

© 2024 Black Camel Pictures/Graeme Hunter PIctures
THE ISLAND : Arabella Page Croft dévoile les secrets d’un tournage hors normes
Quelle est la genèse de cette série gaélique ?
Arabella Page Croft : « J’avais cette idée pour une histoire que nous développions avec le scénariste, le créateur original, Nicholas Osborne, et nous avions imaginé une sorte de série policière centrée sur cette famille. Nous cherchions vraiment un cadre pour l’accueillir. Et il y a eu un appel à projets en gaélique. J’ai appelé notre scénariste et je lui ai dit : « Tu sais, c’est un peu atypique, mais que dirais-tu de situer l’histoire sur une île et de la faire en gaélique ? » Il a été très ouvert à l’idée, et il travaillait déjà sur quelques projets en deux langues. Il a donc dit : « Je pense que ça pourrait même être mieux que de faire quelque chose sur le continent », et nous avons le sentiment que cela fonctionne de façon remarquable. »
En terme de production, tourner sur une île doit être un enfer logistique ! Comment avez-vous géré cette contrainte ?
Arabella Page Croft : « Même s’il s’agit d’une île écossaise, il nous faut neuf heures depuis Glasgow pour acheminer l’équipe technique et les acteurs jusqu’à l’île. Évidemment, il y a beaucoup de talents locaux, ainsi que des ressources locales, notamment en matière de restauration et d’hébergement sur ces îles, mais pour nous, la majorité de l’équipe, comme pour une grande partie de l’Europe, est basée dans les villes de la Central Belt, à Édimbourg et à Glasgow. Ce n’est donc pas seulement coûteux : sur le plan logistique, c’est aussi un lieu très isolé, tant en raison du temps de trajet que du fait que tout le monde doit voyager en ferry. Et nous ne pouvions tout simplement pas faire repartir tout le monde de l’île en une seule journée. Il a fallu plusieurs jours, car nous étions environ une centaine de personnes à faire entrer et sortir, à déplacer tout ce monde. Donc oui, une logistique particulièrement complexe.
Puis, le château se trouvait au bout d’un chemin de 14,5 kilomètres donc une route unique. L’équipe devait emprunter ce chemin à l’aller et au retour chaque jour. Mais nous avons pris la décision de loger les acteurs dans ce château. C’était un peu comme lorsqu’on tourne un film d’horreur à petit budget : parfois, on installe tous les acteurs directement sur le lieu de tournage. Nous avons décidé de loger tous les acteurs sur place, et ils sont restés dans ces magnifiques chambres, dans cette demeure incroyable, pendant toute la durée du tournage ».
Pour vous, productrice, quel a été votre principal défi sur cette série ?
Arabella Page Croft : « Je pense que tu as identifié l’un des défis majeurs, à savoir le tournage dans des lieux isolés. Et je crois que l’un de nos principaux enseignements a été le fait de tourner dans deux langues, en gaélique, et de s’assurer que nous disposions d’un vivier d’acteurs capables de le parler avec aisance, tout en apprenant à maîtriser les nuances de la langue. En gaélique, beaucoup de personnes parlent la langue, puis passent naturellement à l’anglais. Il s’agissait donc de rester fidèle à une reproduction authentique de cette réalité linguistique. Cela a représenté un apprentissage très subtil pour nous. Et puis, bien sûr, il y a le sous-titrage et le montage dans une autre langue. Cela a été une expérience passionnante ».

© 2024 Black Camel Pictures/Graeme Hunter PIctures
Comment s’est déroulé le casting pour trouver des acteurs qui peuvent aussi parler gaélique, un vrai défi !
Arabella Page Croft : « Nous avons lancé un appel au casting très tôt. La directrice de casting a donc mené un travail approfondi et je pense que la chaîne a été très impressionnée par les personnes que nous avons trouvées, car il s’agissait de talents qu’elle ne connaissait pas. Historiquement, nous voulions absolument confier le rôle principal à Sorcha Groundsell. Dès la genèse du projet, nous pensions à elle, et nous avons été ravis lorsqu’elle a lu le scénario et a dit : « Oui, j’en suis. » C’était fantastique ! Évidemment, certains autres membres de la distribution, comme Sam James Smith, sont absolument formidables et extrêmement talentueux, des acteurs passés par des écoles d’art dramatique, avec beaucoup d’expérience. Quant à Andrew MacInnes, qui joue le plus jeune des frères, le deuxième, il n’avait jamais joué auparavant. C’est donc un acteur que nous avons véritablement révélé au cours du processus. Cela fait aussi partie de l’aventure : convaincre la chaîne de prendre un risque avec quelqu’un d’inconnu. Si nous voulons mettre cette langue à l’écran, il faut la développer, aller en profondeur. Je regarde beaucoup de séries britanniques, et je dois dire que, bien souvent, je ne connaissais aucun des acteurs auparavant. C’est pour cela que c’est parfois un défi sur le marché, mais nous avons choisi un positionnement budgétaire accessible, qui permet aussi de lancer de nouveaux talents. C’est ce que je dis à nos diffuseurs et à nos partenaires : nous accompagnons la prochaine génération de talents. Et c’est vraiment passionnant, de nouveaux visages, différents, pour des séries différentes ».
Qu’est-ce que vous aimeriez que le public retienne de The Island ?
Arabella Page Croft : « Cette brillante agente de liaison familiale qui est un personnage assez complexe. J’aimerais que le public ait envie de revenir pour en voir davantage, de la retrouver encore. C’est une question essentielle pour moi : avons-nous marqué les spectateurs aujourd’hui ? Auront-ils envie de revenir, de suivre de nouvelles aventures ? J’aimerais qu’ils aient le sentiment d’avoir découvert un drame qui les a surpris et qu’ils souhaitent en voir plus ».
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