THE GRAY HOUSE : la mini-série qui révèle des héroïnes de l’ombre de la Guerre de Sécession !

THE GRAY HOUSE : la mini-série qui révèle des héroïnes de l’ombre de la Guerre de Sécession !

Inspirée de faits réels, THE GRAY HOUSE met en lumière le rôle déterminant et longtemps resté dans l’ombre de femmes audacieuses dont l’engagement au sein d’un réseau d’espionnage, au cœur même du pouvoir confédéré, a contribué de manière décisive à infléchir le cours de la guerre de Sécession en faveur de l’Union.

Au centre du récit, une mondaine de Virginie, sa mère au caractère inflexible, une alliée autrefois réduite en esclavage et la courtisane la plus célèbre de Richmond. Opérant au plus près des cercles du pouvoir confédéré, ces quatre femmes transforment progressivement leur réseau du chemin de fer clandestin en une organisation d’espionnage redoutablement efficace, risquant leur liberté et leur vie pour préserver l’avenir de la nation et défendre la démocratie américaine.

Dévoilée en avant-première mondiale en juin 2024 en ouverture du 63ᵉ Festival de Télévision de Monte-Carlo, la série historique américaine The Gray House s’apprête à rencontrer le grand public américain avec sa sortie sur Prime Video. La série n’est pas encore disponible en France.

Interview Mary-Louise Parker parle de The Gray House !

 

Lors de la conférence de presse, The Gray House s’est dévoilée à travers le récit des acteurs présents Mary-Louise Parker, Daisy Head, Amethyst Davis, Ben Vereen ainsi que les producteurs exécutifs Leslie Greif, Lori McCreary et le célèbre Morgan Freeman

Il s’agit d’une mini-série relatant une histoire vraie, incroyable, mais largement oubliée au cœur de la Guerre de Sécession américaine. Le projet a mis beaucoup de temps à voir le jour et s’est avéré particulièrement difficile à monter, comme l’a confirmé le producteur Leslie Greif : « La guerre de Sécession n’est qu’un décor. Il nous a fallu neuf ans pour arriver au bout de ce parcours, pour réunir des financements ! Neuf ans de refus ! “Ce n’est pas le bon moment”, “Personne ne veut raconter cette histoire”. Notre œuvre utilise un cadre historique, une époque donnée, mais c’est en réalité un récit contemporain. Malheureusement, nous savons tous ce qui se passe aujourd’hui dans le monde. Nous connaissons tous la folie ambiante, y compris dans notre pays, l’Amérique. Et cette série est une manière d’éclairer ces enjeux, de les rendre compréhensibles pour les jeunes générations. Beaucoup de gens ne connaissent pas l’Histoire. Grâce à ce récit, on peut interroger : comment certaines personnes arrivent au pouvoir ? Comment les sociétés se divisent-elles ? Pourquoi y a-t-il des conflits internes dans un pays ? Cela ne concerne pas que l’Amérique : on le voit partout dans le monde : en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe de l’Est. C’est terrible. Mais cette histoire est racontée à travers le regard de quatre femmes héroïques, ce qui est inhabituel, parce que leurs perspectives n’ont presque jamais été mises en avant. Elles sont héroïques, justement parce qu’elles ont dû surmonter encore plus d’obstacles que les hommes de leur époque. C’est surtout une histoire sur tous ceux qui risquent leur vie et défendent leurs convictions. Nous avons fait de gros efforts pour ne pas dire “toi, tu es mauvais”, “toi, tu es bon”, mais plutôt présenter les deux points de vue. Nous ne sommes pas toujours d’accord avec eux, mais au moins nous cherchons à les refléter. L’acteur Ben Vereen insiste sur ce point de raconter l’Histoire, la vraie, à travers la fiction est nécessaire comme il dit : « L’histoire est très importante. Si vous ne connaissez pas votre histoire, vous ne savez pas d’où vous venez. C’est pour cela que The Gray House est si important : nous racontons une histoire qui appartient à toutes nos histoires, pas seulement à la communauté noire ou blanche, mais à l’humanité. Nous avons tendance à nous tourner vers la violence ? N’est-ce pas étrange que ce soit devenu une source de divertissement ? Mais lorsque le divertissement devient éducatif, alors il acquiert une vraie valeur pour la société, et nous progressons, espérons-le, vers un monde de paix et d’harmonie. Mais il semble que beaucoup de nos récits s’orientent du côté destructeur, et ma prière est que The Gray House mette en lumière quelque chose qui s’est produit dans l’histoire et que nous avons occulté. »

Par ailleurs, j’ai demandé aux acteurs comment les costumes leur ont permis de rentrer dans leurs personnages. Daisy Head répond : « Pour moi, incarner un personnage est quelque chose de tellement important. Nous entrons littéralement dans la peau de quelqu’un d’autre. Les vêtements sont une sorte de seconde peau, et le fait de se sentir aussi authentique parce que les costumes sont faits main, pour la plupart, est extraordinaire et fidèle à l’époque. Le simple fait de les porter et de me sentir tellement plus proche de mon personnage grâce à eux, est un privilège. » Mary-Louise Parker qui a apprécié ma question a tenu à ajouter une petite quelque chose : « Les costumes, immédiatement, ils amplifient tout, la manière dont vous parlez, dont vous vous tenez, ce que vous ressentez, même votre façon de respirer. Cela rehausse absolument tout. »

The Gray House a été étrangement tourné en Roumanie pour des questions de budget. C’est un tournage de 100 jours dans un pays bien loin de la guerre de Sécéssion américaine comme l’a constaté Ben Vereen sur place : Lorsque je suis arrivé en Roumanie, je n’ai pas vu beaucoup de personnes noires. À chaque fois que j’en voyais une, je disais : “Prends une photo » Et puis j’arrive sur le plateau… et là, je me retrouve avec 600 Roumains noirs. Ce qui est merveilleux dans un tournage international : nous avons la possibilité d’échanger nos histoires, d’emmener ces acteurs dans un endroit où ils ne sont jamais allés, et de voir leurs visages lorsque, soudain, ils réalisent que leur arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère, assise autour d’un feu en Afrique, a vu partir un neveu ou un frère qu’elle n’a jamais revu et que, plusieurs générations plus tard, ces descendants se retrouvent en Roumanie, tandis que ce neveu est parti en Amérique.Nos histoires sont tellement similaires. Nous venons tous de quelque part, d’un peuple, d’une souffrance. » The Gray House, c’est un hommage à des combattantes de l’ombre.

Lubiie

Experte dans le domaine des séries, blogueuse passionnée depuis 2006, professionnelle de l'audiovisuel, reporter de festival, jury de festival et intervieweuse aux multiples questions en séries. Tout mon monde tourne autour de l'actualité des séries.

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