Et si le fils de Pablo Escobar racontait son histoire en série ? Pas celle d’un père criminel fantasmé par Hollywood à travers la série Narcos mais son histoire à lui, celle de Juan Pablo Escobar, obligé de changer de nom en Sebastián Marroquín, pour ne pas avoir à porter le poids du nom de son père auquel il ne souhaite pas être associé. DEAR KILLER NANNIES est une série Sebastián Ortega, Sebastián Marroquín et Pablo Farina. Dix ans après le sacre d’El Marginal à Séries Mania, Sebastián Ortega revient et s’associe à Sebastián Marroquín, né Juan Pablo Escobar, pour un (auto)portrait saisissant du fils du roi de la cocaïne, d’après ses propres mémoires. C’est pourquoi l’avant-première mondiale de Dear Killer Nannies devait se faire à Séries Mania !
Dans le rôle du fils de Pablo Escobar, l’acteur Janer Villareal et dans celui d’une des ses nounous les proches et plus armées, la comédienne Juanita Molina dans le rôle d’Angie. J’ai réalisé une interview du duo venu parler de ce récit en série d’un fils de criminel qui a besoin de raconter sa vérité en série.
LE FILS DE PABLO ESCOBAR RACONTE SA VÉRITÉ !
Même si échanger en interview avec Juanita Molina et Janer Villareal fut l’occasion d’un chouette moment d’échange et discuter de la série, rencontrer Sebastian Marroquín, fils de Pablo Escobar, en conférence de presse, à quelque chose de puissant. C’est un homme qui ne sourit pas, qui porte une chappe de plomb, celle des crimes de son père et qui avoue « j’ai pleuré de nombreuses fois. » en voyant les épisodes sur grand écran à Lille. C’est « un fils de… » qui s’est excusé auprès des victimes de son géniteur. À travers cette série Dear Killer Nannies, il raconte son enfance telle qu’il l’a vécue et cherche à rétablir une forme de vérité. Lui qui qualifie la série Narcos comme « une invention d’Hollywood qu’une réalité que nous avons vécue. C’est totalement différent, et je crois que ce sont des histoires et des séries qu’on ne peut pas comparer » ajoutant : « ils font un excellent travail en glorifiant l’activité de mon père, en incitant les jeunes à croire que le chemin vers la criminalité est celui qu’ils vont suivre. » Alors, Sebastián Marroquín a souhaité avoir une toute autre approche pour Dear Killer Nannies comme il le dit : « Cette série cherche justement à désamorcer cette attitude chez les jeunes, pour qu’ils comprennent que cette histoire doit être regardée avec respect. Nous avons consacré beaucoup plus de temps à réfléchir au message final que le public allait retenir. » Enfin, le fils de Pablo Escobar envoie un tacle bien pensé à Narcos en insistant : « Cette série n’est pas crédible. Elle a inventé des choses sur mon père. Elle a inventé beaucoup de mensonges.«
Néanmoins, Sebastián Marroquín reconnaît que cela n’a pas été évident d’imaginer la série car il confesse : « D’une certaine manière, j’ai eu le rêve de créer cette histoire, de raconter cette histoire. Et je n’ai pas osé le faire parce que je sentais que c’étaient des histoires très vulgaires, grotesques, tragicomiques, qui pouvaient offenser les victimes de mon père. Mais comme vous le savez, je me suis consacré à me rapprocher de toutes les victimes de mon père, à leur demander pardon pour le mal qu’elles ont subi. » Alors, il s’est entouré d’âmes bienveillantes comme Pablo Farina, avec qui, il avait déjà édité une bande-dessinée parue en 2023 intitulée « Escobar, une éducation criminelle ». Puis, avec la rencontre avec Sebastián Ortega, le trio a créé la série Dear Killer Nannies.
Même si c’est bien une série, Sebastián Marroquín confie que lors de l’avant-première mondiale à Séries Mania où il a pleuré à de nombreuses reprises « parce que j’ai cessé de voir une fiction et que j’ai recommencé à revivre la réalité de ces moments, en prenant conscience de l’énorme danger que j’ai traversé étant enfant. » En véritable communionavec son interprète à l’écran, le comédien Janer Villareal, le fils Escobar raconte : « Janer me touchait la main et moi je le remerciais, parce que… il m’a fait revivre ces moments et je ne distinguais plus que je regardais un acteur. Je voyais le miroir de ma propre vie.« . Un moment fort en émotion pour celui qui voit sa vie à l’écran.

D’ailleurs, pour rendre cette série authentique et attachante pour le public, l’auteur Sebastián Ortega explique qu’il a fallu faire des ajustements comme sur le nombre de nounous armées qui entouraient le fils Escobar : « Plus de 50 nounous sont passées dans la vie de Sebastián. Mais pour installer les personnages, nous devons choisir un groupe restreint, qui sont ceux présents dans la série. Elles sont tous basés sur les caractéristiques des différentes personnes qui ont traversé sa vie. » Ainsi, le personnage d’Angie représente plusieurs nounous en une comme l’a également expliqué en vidéo Juanita Molina.
Enfin, une des forces de Dear Killer Nannies, c’est la voix-off qui est celle de Sebastián Marroquín. Cela donne une authenticité au récit comme si le narrateur nous guidait dans sa propre vie telle qu’il a véritablement vécue. Ce n’était pas l’idée de départ d’avoir en voix off Sebastián Marroquín, comme l’explique Sebastián Ortega : « Au fur et à mesure que je lui montrais du matériel, des scènes déjà préparées, il se mettait à me raconter des choses et des détails qui se prêtaient bien mieux à une narration avec sa voix. J’ai alors pensé que c’était une bonne idée, ne serait-ce que d’essayer le procédé de la voix off avec la voix du véritable protagoniste, afin de nous aider à mieux comprendre l’histoire. Après l’avoir testé et constaté que cela fonctionnait bien, nous avons même décidé d’intégrer Sebastián pour qu’il participe comme acteur au début de la série. » Même si Sebastián Marroquín est conscient qui ne rachètera pas les atrocités de son père, il tient à déglorifier ce père criminel qui est son fardeau quotidien…
Dear Killer Nannies (8×35′) est disponible sur Disney +



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