Quelle jeunesse pour l’intrigante marquise de Merteuil ? La série MERTEUIL de Jean-Baptiste Delafon réalisée par Jessica Pallud s’interroge sur le passé de la plus célèbre des marquise ! Pour être l’héroïne de sa propre vie, elle va briser celle des autres. Orpheline sans fortune, la jeune Isabelle se laisse piéger par les fausses promesses du vicomte de Valmont. Elle jure alors de reconquérir sa liberté volée tout en se vengeant de lui. Guidée par la sulfureuse Rosemonde, elle plonge dans un Paris secret où fastes et cruauté se confondent. Elle complote, séduit, et ne tarde pas à conquérir le nom prestigieux de marquise de Merteuil. Aveuglée par son orgueil, virtuose sans limite de la manipulation et du mensonge, elle doit toutefois affronter ses sentiments troubles à l’égard de Valmont, tantôt allié, tantôt rival. Son irrésistible et dangereuse ascension, des bas-fonds libertins à la cour de Louis XV, l’entraîne alors vers un choix déchirant entre amour et liberté. Librement adaptée du roman « Les Liaisons Dangereuses » de Pierre Choderlos de Laclos.
Entre La Rochelle au festival de la fiction et Paris au sein de la sublime salle Wagram, j’ai eu la chance de rencontrer l’équipe de la série : Anamaria Vartolomei alias la jeune Merteuil, Diane Kruger alias l’énigmatique Madame de Rosemonde, Vincent Lacoste dans le rôle malicieux du vicomte de Valmont et Lucas Bravo dans l’extravagant Comte de Gercourt ainsi que le créateur Jean-Baptiste Delafon et la réalisatrice Jessica Pallud.
Invitation personnelle de la marquise de MERTEUIL !
Quand on incarne des personnages aussi emblématiques de la littérature française, est-ce que cela met une pression à l’acteur ou l’actrice qui l’incarne. Voici la réponse des talents à ma question :
Vincent Lacoste : « Valmont, c’est sûr que c’est un personnage un peu emblématique de la littérature française et même du cinéma mondial, parce qu’il a été très joué. Ce n’est pas qu’il y a une forme de pression, c’est qu’ il y a beaucoup d’exemples d’acteurs géniaux pour incarner ce personnage. Dans la série, c’est un peu une relecture de Merteuil, mais de Valmont, c’est-à-dire que c’est un personnage qui est moins dans le cynisme. Le point de vue sur Valmont était très neuf aussi dans la série. Donc, c’est ce qui m’a plu quand je l’ai lu et et après qui enlève une forme de pression parce qu’après j’ai lu le livre, je n’avais pas lu le livre et donc, je l’ai lu. Le Valmont que fait John Malkovich ou celui de Colin Firth, sont tous les deux très différents. D’une certaine manière, chacun s’approprie ce personnage. Mais c’est plutôt, excitant pour un acteur de d’incarner un personnage aussi mythique. J’ai été très content et après et je l’ai abordé comme comme un rôle comme un autre. Mais c’est vrai que la trajectoire du personnage dans la série était relativement différente par rapport au livre et aux autres adaptations. Il est beaucoup plus tourné vers Merteuil, c’est beaucoup plus assumé. C’est un pervers narcissique, quelqu’un d’assez mauvais qui se fait prendre à son propre jeu et qui tombe amoureux de Merteuil. Et ça, c’est assez clair dès le départ. Donc contrairement aux autres adaptations où on se demande un peu ce qu’elle est son but. »
Anamaria Vartolomei : » J‘ai eu un peu peur parce que c’est vrai que la personne originelle au cinéma, c’est Glenn Close et elle est parfaite dans le rôle. Moi, je trouvais intéressant, que sur une série, tu as la possibilité de développer un personnage sur plusieurs épisodes. Au début, je me mettais à la pression en me disant à la fin de la série, il faut que ce soit Glenn Close et toujours pas. La série s’arrête quand elle est encore jeune et avec Jessica (Pallud), on a pris la liberté d’adapter et de prendre le temps aussi de la faire devenir la Merteuil qu’on imagine et au moins qu’on a pu voir à l’écran, incarnée par des femmes dont Glenn Close. »
Lucas Bravo : « C’est un personnage qui est complètement absent dans la version originale. Donc, c’était une libre adaptation. Donc j’avais un peu la chance de m’attaquer à une œuvre qui était tellement familière et qui a bercé mon enfance et à la fois de pouvoir complètement m’approprier ce personnage et de partir un peu dans la fantaisie. Jessica m‘a ouvert un plateau qui était libre, et elle m’a laissé essayer des choses. Parfois, je me suis oublié tout seul et parfois, ça a été un petit moment de magie. Je partais dans des choses de plus en plus sombres et dérangeantes et, on s’est tous accordés aux yeux de Merteuil. Et puis on est partis, on a fait notre petite popote tous ensemble, et c’était complètement libre. La pression c’était surtout les textes qui sont costauds. On se regardait tous le matin en arrivant au maquillage avec une petite goutte le long du front, mais au final on s’en est sorti. Mais surtout, chapeau à Diane Kruger qui a fait dans une langue étrangère. »
Merteuil (6×52′) est disponible sur HBO MAX !



