[VIDEO] Adam John Richardson confesse THE SACRED VOWS !

[VIDEO] Adam John Richardson confesse THE SACRED VOWS !

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Et si, dans un mariage, ce ne sont pas les mariés qui attirent tous les regards, mais les invités… et surtout les secrets qu’ils cachent ? C’est l’idée de John Butler, créateur, auteur et réalisateur irlandais de la série THE SACRED VOWS parce que, comme il le confesse lui-même au micro de Lubie en Série : « il n’y a pas vraiment d’histoire avec un couple heureux, parce qu’ils sont heureux, et le bonheur est ennuyeux. » Le plus croustillant se trouve du côté des invités, famille des mariés incluse ! Et dans cette série irlandaise qui se déroule à Tenerife aux îles Canaries, les secrets sont savoureux…

Lors d’un mariage irlandais arrosé qui s’étend sur une semaine en Espagne, les invités jonglent entre les bons moments au soleil et des crises personnelles de plus en plus profondes. Le prêtre fait face à une catastrophe imminente, une romance interdite éclot, des maladies cachées et des avances indésirables provoquent le chaos. Chaque invité a quelque chose à cacher et une promesse à tenir. Au fil de la série, chaque épisode adopte le point de vue de l’un des cinq personnages clefs de ce mariage.

Parmi ces invités, il y a Cormac, interprété par l’acteur Adam John Richardson que j’ai eu la chance de rencontrer à Séries Mania et d’interviewer ! Je crois bien qu’il m’a révélé des sacrés secrets sur la série en vidéo…

Les secrets de THE SACRED VOWS avec son créateur John Butler !

The Sacred Vows est une série entièrement imaginée par John Butler de sa création à son écriture ainsi qu’à sa réalisation. Un seul créatif pour réaliser une sacrée série loin de son Irlande natale à l’île de Tenerife. John Butler m’a confiée les secrets de fabrication de sa série qu’il a autant aimé écrire que réaliser !

D’où vient cette idée de la série The Sacred Vows ?

John Butler : « C’est l’idée des mariages. Je suis déjà allé à beaucoup de mariages, et j’ai assisté à beaucoup de mauvais mariages voire des mariages avec des drames. Ce sont naturellement des environnements très dramatiques. Les gens les trouvent très stressants. Les gens boivent trop, les gens se disputent avec leur famille. Donc, c’est un peu le cadre parfait. Je suis étonné qu’il n’y ait pas plus de séries sur des mariages plus tristes !

C’est la première série que vous écrivez et réalisez, comment avez-vous géré ses deux casquettes ?

John Butler : « J’imagine que l’écriture est une activité très solitaire. On la fait dans sa chambre, alors que la réalisation est hyper sociale. Donc, l’une est un peu l’antidote de l’autre. Par exemple, après avoir écrit quelque chose, on rêve de parler à 150 personnes, et puis après avoir réalisé quelque chose, on rêve de pouvoir s’asseoir seul dans une pièce. Donc elles se complètent assez bien, c’est un peu idéal de pouvoir écrire quelque chose, puis le réaliser, puis aller le monter, et ensuite, espérons-le, recommencer. En revanche, cela demande des compétences très différentes. J’adore écrire, et j’adore réaliser, mais j’ai l’impression que ce sont deux parties différentes de mon cerveau. »

Est-ce que le fait de réaliser votre propre scénario change votre approche ? Et comment abordez-vous certaines scènes au moment du tournage ?

John Butler : « Je ne suis pas le genre de réalisateur qui oblige tout le monde à dire chaque mot exactement comme je l’ai écrit. Donc c’était vraiment agréable de travailler avec ces acteurs et de trouver leur manière à eux de donner vie à certaines scènes. Une grande partie de la manière dont j’ai écrit la série était déjà pensée en termes de mise en scène, telle que je l’imaginais. Mais il y a aussi eu des scènes qui se sont révélées différentes, avec une autre sensation, une autre tonalité. Quand j’ai travaillé avec Justine Mitchell sur l’épisode de Sandra, qui est le troisième, il est devenu beaucoup plus atmosphérique que je ne l’avais imaginé. Et puis l’épisode d’Ava, qui est le quatrième, est devenu bien plus lumineux et plus comique que prévu. Quand on réalise, on suit un peu le processus et on découvre les choses au fur et à mesure. Alors, c’était intéressant de découvrir quelque chose comme si je ne l’avais pas écrit moi-même. »

adam john richardson
Adam John Richardson est Cormac

 

Pourquoi avez-vous choisi d’écarter le couple de mariés de l’histoire et de vous concentrer uniquement sur les invités ?

John Butler : « Du point de vue narratif, il n’y a pas vraiment d’histoire avec un couple heureux, parce qu’ils sont heureux, et le bonheur est ennuyeux. Et moi, je m’intéresse toujours à la manière dont les mariages font ressentir les choses aux autres. Si vous êtes une femme célibataire dans la trentaine, un mariage est anxiogène, ça peut vous donner l’impression d’être jugée. Si vous êtes la mère de la mariée, vous pouvez vous demander si vous avez fait les bons choix dans votre vie auparavant. Si vous êtes un jeune homme gay catholique, vous pouvez regarder cela et vous dire : est-ce que c’est cette version du bonheur que vous devriez rechercher ? Il y a une sorte de cadre dans le mariage. Cela vous pousse à regarder votre vie et à vous demander : est-ce que vous la vivez de la bonne manière ? Les mariés, eux, ça va. Ils iront bien. Peut-être que je prendrai de leurs nouvelles dans 20 ans… quand ils se sépareront. »

Pourquoi avoir choisi Tenerife aux îles Canaries pour organiser une mariage irlandais ?

John Butler : « Parce que les Irlandais adorent l’Espagne. On va à Tenerife jouer au golf. On a des maisons là-bas. On dépense énormément là-bas. On part en voyages organisés là-bas. Il y a environ quatre vols par jour entre l’Irlande et Tenerife. Les Irlandais sont obsédés par les îles Canaries. Si tu vas aux îles Canaries, il y a énormément de pubs irlandais. C’est parce que l’hiver est très rude en Irlande. Donc les gens descendent là-bas et en décembre à Tenerife il fait 25 degrés. Les Irlandais aiment vraiment les Canaries. »

Et comment ce lieu de tournage a impacté votre réalisation ?

John Butler : « On utilise les ressources qui sont présentes sur place. Par exemple, il y a a une beauté naturelle : le ciel bleu, cette eau magnifique, le vert des terrains de golf. Il y a une palette de couleurs vers laquelle on est naturellement attiré. Et puis, au fur et à mesure, tu découvres la beauté de l’île. Et j’adore l’idée d’un cadavre en plein soleil. Un costume noir dans la piscine. Sous le soleil. Franchement, c’est génial. Donc c’était un endroit formidable pour filmer. Et ensuite, ça a été diffusé à la télévision en Irlande en février, alors qu’il pleuvait à verse, et tout le monde en Irlande se disait :  Je veux aller là-bas !« 

Qu’est-ce que vous aimeriez que le public retienne de la série ?

John Butler : « Que les Irlandais sont complexes, que nous ne sommes pas uniformes, que nous contenons une multitude de facettes. »

 

La série irlandaise The Sacred Vows (6×52′) a été diffusée en Irlande sur RTÉ mais n’a pas de diffuseur français pour le moment.

Lubiie

Experte dans le domaine des séries, blogueuse passionnée depuis 2006, professionnelle de l'audiovisuel, reporter de festival, jury de festival et intervieweuse aux multiples questions en séries. Tout mon monde tourne autour de l'actualité des séries.

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