[VIDEO] DEAR EX-FRIEND : un trio envoûtant Manon Bresch, Carla Poquin et Pablo Pauly !

[VIDEO] DEAR EX-FRIEND : un trio envoûtant Manon Bresch, Carla Poquin et Pablo Pauly !

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Quelles sont les limites de l’amitié ? Est-ce qu’il y a des limites ? Avez-vous déjà vécu une rupture amicale ? Si c’est le cas, alors vous devriez écouter DEAR EX-FRIEND, la première fiction sonore inédite de l’autrice, scénariste et dramaturge Laetitia Germain-Thomas, coécrite avec Maud Ventura (autrice du roman « Mon mari ») pour Audible. Au casting de cette série audio originale, des talents français : Manon Bresch (Zoé), Pablo Pauly (Daniel) et Carla Poquin (Anna), qui prêtent leur voix aux personnages principaux de ce thriller psychologique immersif sur les dérives de l’amitié et les mécanismes de l’emprise. À la manière d’un enquêteur, les auditrices et auditeurs seront invités à lever progressivement le voile sur les secrets les plus inavouables de ce triangle amical et amoureux.

Manon Bresch, Pablo Pauly et Carla Poquin jouent les amis dans DEAR EX-FRIENDS !

Comme j’ai eu un coup de coeur sur cette série audio, j’ai voulu en savoir plus sur Dear Ex-Friends avec sa créatrice Laetitia Germain-Thomas ainsi qu’Elie Olivennes, qui l’a accompagnée à l’écriture mais qui a également participé à la coordination de coproduction entre Lacmé Production et Audible ainsi qu’à la direction des comédiens au tournage et le montage aux côtés du monteur Adrien Leblond. Avec ces deux talents créatifs, je vous en dis plus sur l’envers du décor d’une série audio !

Quelle est la genèse de la série DEAR EX-FRIEND ?

Laetitia Germain-Thomas : Au départ c’est parti d’une histoire d’amitié et d’une rupture amicale. Et j’avais hyper envie de parler d’une histoire d’amitié avec toutes ses complexités, toute la passion qu’il y a derrière, tous les remous, toutes les énergies un peu négatives aussi qu’il peut y avoir comme la jalousie, l’envie, le désir de possession, mais aussi la complicité, la légèreté et j’avais vraiment envie de le traiter à part entière et de laisser, ça se déployer sur le long court. Et en parallèle, j’ai été beaucoup témoin de relations d’emprise de mes potes à plus ou moins grande échelle, mais de violence psychologique et d’éloignement à travers le couple, surtout dans les autour de 25-30 ans. Cela arrive beaucoup et c‘était un joli motif de rupture amicale qui permettait vraiment de traiter l’histoire d’amour, mais par le prisme de l’amitié, et aussi de traiter l’éloignement d’une amie par le prisme de celle qui reste et de celle qui est témoin impuissante et qui vient juste se poser toutes les questions de mais qu’est ce qu’on fait ? Et jusqu’à où ? Est-ce que moi-même je deviens violente et possessive pour sortir de force mon amie d’une situation qui lui fait du mal ?

Pour Dear Friends, Laetitia Germain-Thomas a collaboré avec Maud Ventura connue notamment pour son roman à succès Mon Mari. La collaboration est venu d’un besoin d’accompagnement sur l’écriture comme l’explicite la créatrice : « C‘est mon premier projet d’envergure et j’avais très envie d’être accompagné sur sur l’écriture. » Maud Ventura a accepté malgré un emploi du temps surchargé, séduite par les quelques pages de scénario qu’elle a lu. Une aide précieuse comme le souligne Laetitia Germain-Thomas : « Maud a beaucoup travaillé la psychologie des personnages, les petits détails qui font super réalistes, les expressions aussi des différents personnages puisque c’est de l’audio. On en avait besoin pour que le tempérament des personnages transparaisse en audio« 

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Laetitia Germain-Thomas & Élie olivennes

 

Quel a été votre principal défi sur cette série audio ?

Elie Olivennes : « J’ai une espèce d’obsession en fiction audio, surtout sur ce genre de sujet : la manière dont Laetitia a conçu cette esthétique pour que tout paraisse le plus naturel possible. L’idée, c’est que ça joue comme si ce n’était pas écrit, comme si c’étaient vraiment des gens qui se parlent, de façon hyper naturelle. Et ça commence dès l’écriture. Il s’agit de créer des dialogues naturels, qui s’enchaînent de manière fluide, des scènes qui, elles aussi, s’enchaînent bien, avec des ellipses bien placées. Puis vient la diction au tournage, qui doit rester fluide, et cela jusqu’à la toute fin : la post-production et l’habillage sonore. Mais pour obtenir ce résultat, qui semble le plus naturel possible, il y a en réalité énormément de travail derrière. Pour ce genre de séries, c’est même la marque d’un travail bien fait : on ne voit pas le travail, on n’entend pas l’écriture. Alors qu’en réalité, c’est un énorme boulot. Par exemple, au tournage, c’est un vrai régal de voir les scènes les plus compliquées, celles qui font sept ou huit pages de scénario, où ça fuse, ça “ping-pong” entre les personnages, ça va très vite, ça s’embrouille, il y a des disputes, des ascenseurs émotionnels… et de voir les comédiens réussir, à un moment donné, à tout faire en une seule prise. Au final, c’est souvent cette prise qu’on garde. Elle paraît hyper naturelle, mais en réalité, elle est le fruit de semaines d’écriture, de quinze prises précédentes pour caler les comédiens. Réussir à capter le naturel, mais à partir d’un énorme travail. Moi, c’est mon challenge principal. »

Lætitia Germain-Thomas : « L’un des principaux challenges a été l’écriture du personnage d’Anna. C’est à la fois le personnage principal de la série, mais dont l’histoire n’est pas racontée de son point de vue. C’est un personnage très attachant, plein d’ambiguïtés, en train de découvrir sa propre trentaine, ses premières amitiés fusionnelles et l’une de ses premières histoires d’amour. En même temps, c’est quelqu’un sur lequel deux autres personnages cherchent à exercer un pouvoir. Il était donc essentiel pour moi d’en faire un personnage à la fois complexe et fort, malgré cette emprise, afin que le spectateur ne se détache pas d’elle en se disant qu’elle ne sait pas se défendre ou qu’elle se laisse trop faire. Au contraire, il fallait montrer, à travers un travail psychologique, la complexité de ces mécanismes : comment quelqu’un de plein de ressources et de vivacité peut malgré tout se retrouver pris dans une dynamique d’emprise. »

Mais DEAR EX-FRIEND, est-ce que c’est seulement une histoire d’amitié, ou y a-t-il une histoire d’amour  ? Il existe une certaine ambiguïté autour de Zoé. Qu’en pensez-vous ?

Laetitia Germain-Thomas : « C’est clairement une histoire d’amitié, dans le sens où il n’y a pas de désir entre elles, donc aucune ambiguïté à ce niveau-là. En revanche, nous avons voulu traiter l’amitié comme un véritable sentiment, avec toute sa complexité, presque comme une forme d’amour. Il ne s’agit pas d’un amour érotique, mais d’un amour riche, sinueux, fait de hauts et de bas. Je crois profondément que les relations amicales sont ainsi : vivantes, parfois instables, loin de l’image lisse d’un rendez-vous tranquille toutes les deux semaines pendant des années. Elles peuvent être passionnelles, intenses, parfois déroutantes, mais aussi extrêmement stimulantes. »

Elie Olivennes : « Quand je suis arrivé sur le projet et que j’ai lu les premiers textes de Laetitia, c’est vraiment ça qui m’a le plus happé. C’est là que j’ai trouvé l’originalité : ces deux aspects, cette relation amicale traitée presque comme un couple, mais avec le désir en moins. Il y a aussi le fait que tout se passe du point de vue de Zoé, qui assiste à tout cela sans être seulement témoin, puisqu’elle est aussi très actrice dans toute cette histoire. En fait, il aurait été assez évident de le raconter du point de vue d’Hannah, qui tombe dans une relation d’emprise particulière avec ce garçon. Mais c’est justement ce qui rend le choix de Laetitia tellement plus intéressant : elle adopte le point de vue de l’amitié, et je trouve cela vraiment passionnant. »

Laetitia Germain-Thomas : « Ce n’est pas non plus uniquement une histoire d’amitié. Dans le sens où l’un des deux personnages est très manipulateur avec l’autre, on ne peut donc pas parler d’une relation fondée uniquement sur le respect réciproque. Je pense que c’est important de le préciser. Zoé est un personnage que nous avons écrit comme étant un peu prise dans ses émois de fin de vingtaine, et qui n’est elle-même pas totalement en paix avec son rapport aux autres. Il est donc évident qu’elle n’a pas uniquement des sentiments respectueux à l’égard d’Anna. Finalement, on ne peut pas non plus qualifier cela simplement d’histoire d’amitié. »

Elie Olivennes : « C’est aussi ce que je trouve chouette chez Zoé : le fait qu’elle assume progressivement son propre côté malsain. De la même manière, cela en fait un personnage qui n’est pas manichéen, mais au contraire très ambigu, et qu’on découvre peu à peu. Moi, j’adore les histoires où le ou la protagoniste se révèle bien plus complexe qu’on ne le pense, jusqu’à parfois devenir une forme d’antagoniste. En tout cas, cela brouille les pistes, et c’est précisément ce qui rend l’ensemble si intéressant. »

Qu’est-ce que vous aimeriez que le public retienne de DEAR EX-FRIEND ?

Elie Olivennes : « Ce que j’aimerais vraiment, c’est que des auditeurs et auditrices qui n’ont jamais écouté de fiction audio découvrent ça et se disent : « Ah, la fiction audio, c’est cool, ça en jette, j’ai envie d’en écouter d’autres. » Qu’ils réalisent que ce n’est pas forcément moins bien que les séries qu’on regarde sur écran. C’est sans doute ce que j’espère le plus. »

Laetitia Germain-Thomas : « De mon côté, j’espère qu’ils en ressortiront avec de la sympathie pour le personnage de Zoé, et une certaine capacité à pardonner et à comprendre les contradictions des gens, ainsi que les comportements parfois maladroits qu’on peut avoir. Qu’ils se laissent entraîner dans son parcours, qu’ils saisissent les dilemmes moraux auxquels elle est confrontée, et qu’ils retiennent aussi une idée essentielle : on ne peut pas faire le bien des autres à leur place. Être ami avec quelqu’un, c’est aussi savoir respecter ses choix. »

dear ex-friends audible

Une exposition exclusive à la Galerie Joseph (Paris) pour plonger dans le livre audio À l’occasion de la sortie de cette fiction sonore événement, Audible invite le public à prolonger l’expérience audio en découvrant, au cœur de Paris, une exposition immersive gratuite dédiée à l’univers de Dear Ex-Friend. Elle mettra en lumière l’œuvreet proposera d’écouter des extraits audio. L’exposition sera ouverte au public les 19, 20 et21 mars prochains, à la Galerie Joseph (8, square Sainte-Croix de la Bretonnerie, 75004 Paris. De 10h à 19h).

 

À l’origine, je suis une sériephile attirée par l’image et pourtant, je me suis laissée embarquer dans cette série audio avec délice. La rupture amicale est peu traitée en fiction et celle-ci est intelligemment bien écrite et on ressent les émotions par l’audio. Le trio Manon Bresch, Carla Poquin et Pablo Pauly fonctionne hyper bien et on s’attache à leurs personnages et pour Dan, on adore le détester. Les comédiens ont fait un réel travail de jeu sur leur voix et l’accompagnement sonore est ultra immersif. La fin est dure à accepter mais réaliste et cohérente avec le récit ce qui est appréciable.

Dear Friends (10×30′) est à écouter sur Audible !

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