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[DIGITAL SERIE] La Chienne aux multiples vies et game over !

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Lubiie

Plus de 10 ans d'expertise dans le domaine des séries, blogueuse passionnée, professionnelle de l'audiovisuel, reporter de festival, jury de festival, intervieweuse aux multiples questions en séries ou chroniqueuse radio. Tout mon monde tourne autour de l'actualité des séries.

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    Un des premiers films de Jean Renoir, «La Chienne» (France, 1931) n’est pas encore le fruit abondant du cinéma de Renoir. Poinds déjà le socialisme vaquant, c’est davantage la condition de l’artiste dans l’hypocrisie de la bourgeoisie que Renoir traite aux côtés de son trio d’acteur. Introduient par Guignol, les personnages forment un triangle amoureux vaudevillesque mais aux agissements et aux conclusions critiques. Michel Simon, sensibilité semblable là à Chishû Ryû, interprète un travailleur ordinaire passionné par la peinture. Berné par «la chienne» Lucienne (Janie Marèze) et son maquereau André (insupportable Geroges Flamand qui comble la mesure de tous ses gestes pour en assurer outre la vigueur), le personnage de Simon : Legrand se voit la risée de tous. Renoir filme un monde irrespectueux de ses artistes, embourbé par la sclérose perverse de la bourgeoisie, et fascinant grâce aux décors somptueux et une générosité essentielle de Renoir pour ses personnages. Hormis l’interprétation grandiloquente de Flamand, les jeux d’acteurs résonnent justes dans le vaudeville et fondent avec la réalisation renoirienne, une image réussie du réalisme poétique français. Ne tournant qu’avec cinq personnages, l’intimisme de l’intrigue s’ouvre soudainement in fine pour inscrire l’anecdote du commun dans les rouages de la société. Une société au jugement erronée, fruit qui tient là plus du raisonnement scénaristique que de la vraie valeur sociale. Œuvre qui pendant encore sur ses bouts de ficelles lorsque le rideau s’abaisse sur l’histoire, «La Chienne» et son drame personnelle touchera par la sensibilité de son anecdote idyllique mais aussi par son écho aux dimensions sociales. Seul le jeu de Flamand et l’écriture théâtrale du vaudeville freine la grandeur de «La Chienne» qui aurait pu en faire une œuvre aussi essentielle du cinéma de Renoir que «La Règle du jeu» (France, 1939).

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