SERIES MANIA 2026 : Panorama international !

SERIES MANIA 2026 : Panorama international !

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Et si nous partions pour un tour du monde des séries ? C’est toute la promesse du Panorama international de Séries Mania. Quelles créations font vibrer les publics aux quatre coins du globe ? Quels récits et quelles thématiques s’imposent aujourd’hui sur la scène mondiale ? Cette section vous invite à plonger au cœur des séries qui s’annoncent comme les incontournables de demain.

Découvertes, inédits et coups de cœur se rassemblent dans un programme de 12 séries venues du monde entier, présentées en avant-première mondiale, internationale ou française. Prêts à embarquer ? Je suis enchantée de partager avec vous mes découvertes et mes premières impressions sur ce panorama aussi riche que fascinant !

 

BABIES

(Royaume-Uni – 6×60′)

Pitch : Le portrait d’un couple, face à la difficulté d’avoir un enfant. Entre espoir, désillusion et chagrin et malgré les moments sombres et la solitude qui les traversent, la vie de Lisa et Stephen suit son cours, unis par l’humour et l’amour. Une traversée qui révèle la force de leur lien et les rapproche plus que jamais.

Difficile de retenir ses larmes quand on voit les premiers épisodes de la série… Paapa Essiedu et Siobhán Cullen forment un couple merveilleux à l’écran, nous entraînant avec intensité dans leur tragédie. Le récit avance avec délicatesse, laissant une large place aux émotions. 

Avis :

 

BIENVENUE À KINGSTON-FALLS

(Canada – 6×43′)

Pitch : À KINGSTON-FALLS, l’inspecteur Gabriel Serpent voit ses vacances interrompues par la découverte d’un cadavre dans une position bizarre : des fesses dépassant du sol avec une roue de vélo enfoncée dedans. Son poste de police municipal étant menacé de fermeture, Gabriel veut mener l’enquête pour prouver sa nécessité. L’arrivée de Cynthia Quinn, surnommée « le chien pisteur », enquêtrice aux méthodes douteuses et aux problèmes d’alcool, bouleverse l’harmonie de l’équipe.

Même si le crime est original, c’est le moins que l’on puisse dire. Le récit oscille entre humour et drame sans réellement s’affirmer dans aucun des genres. Ainsi, le rire n’est pas pleinement assumé et on suit un héros emprunt à des états d’âme qui ne prétent pas au rire. Peut-être qu’il y a une volonté de jouer un décalage mais quelque chose ne fonctionne pas à Kingston-Falls.

Avis :

 

BREENDONK

(Belgique – 6×55′)

Pitch : Dans une ville d’Anvers meurtrie par l’occupation de 1942, Breendonk imagine un drame carcéral intense, au coeur d’une prison à ciel ouvert. C’est l’histoire de choix idéalistes qui s’avèrent tragiques, d’alliances inattendues et d’une quête désespérée : comment continuer à aimer dans un monde qui a oublié l’humanité ?

Les récits sur la Seconde Guerre Mondiale sont souvent éprouvants et cette série flamande ne fait pas exception. Malgré une réalisation soignée et une véritable immersion dans l’horreur, il reste difficile de s’attacher aux personnages et aux intrigues  proposés qui proposent des trajectoires un peu classiques dans le genre comme les amoureux séparés, le père et le fils enfermés ensemble. Seul le personnage de Kevin Janssens, également co-créateur de la série, parvient à se détacher en jouant le rôle d’interprète et guide pour le téléspectateur.

Avis :

 

BURDEN OF JUSTICE

(Suède – 8×45′)

Pitch : Sasha et Kalle, associés et pénalistes de renom, voient leur quotidien vaciller entre une affaire éprouvante de viol et la défense d’un gangster influent. Tandis que leurs jeunes recrues, Tilde et Oscar, découvrent les sombres coulisses du métier et, parfois, jouent avec les limites, tous sont confrontés à des choix éthiques difficiles et à des dilemmes personnels.

Rien de nouveau dans le genre de la série judiciaire centrée sur un cabinet d’avocats. Cette production suédoise se laisse toutefois regarder, enchaînant des affaires plus ou moins spectaculaires, portées par des avocats au charisme variables.

Avis :

 

ETHERNAL

(Belgique – 6×45′)

Pitch : Au hasard d’une expérience scientifique, les morts peuvent désormais communiquer avec les vivants via une borne : l’Ethernel. David Novack, ancien flic de la PJ hanté par la mort de sa femme, travaille dans une nouvelle brigade chargée de faire la déposition des victimes postmortem. Une enquête de routine va exploser ses certitudes, ravivant les fantômes de son propre passé.

Un concept futuriste et une idée troublante de faire revenir les morts. Pour que l’ensemble fonctionne, le récit y greffe une dimension policière; Si Michaël Abiteboul est impeccable dans le rôle principal, cette production belge reste néanmoins prévisible : les dérives technologies apparaissent évidentes et le mélange avec une enquête policière donne une impression de déjà-vu.

Avis :

 

PRISONER 951

(Royaume-Uni – 5×55′)

Pitch : En 2016, Nazanin Zaghari-Ratcliffe est arrachée à sa fille de 22 mois et emprisonnée à tort en Iran. À Londres, son mari Richard refuse de se taire et lance une campagne mondiale pour sa libération. Propulsée sous les projecteurs par des circonstances extraordinaires, cette histoire vraie est un vibrant témoignage de courage et de résilience face à l’injustice.

C’est un récit puissant et nécessaire qui entre en résonnance avec l’actualité. L’histoire de Nazanin frappe par sa brutalité : l’injustice qu’elle subit est révoltante comme son mari, le téléspectateur, entre dans le combat.  L’interprètation de Narges Rashidi est bouleversante, rendant palpable la détresse de son personnage ainsi que la confusion et son sentiment face à une situation inventée de toute pièce pour la retenir en captivité… 

Avis :

 

QUEEN OF MARS

(Japon – 6×49′)

Pitch : Et si une colonie martienne était l’ultime espoir de l’humanité ? En 2125, après quarante ans de colonisation sous la coupe autoritaire d’une agence de développement interplanétaire, la Planète Rouge est une poudrière. Lili E1102 est aveugle. Née et élevée sur Mars, elle s’est entraînée d’arrache-pied pour mériter sa place à bord d’un vaisseau en partance pour la Terre. Mais le jour du départ, un imprévu déclenche une série de machinations sur les deux planètes. Au cœur de l’intrigue se trouve un objet inexplicable qui, sitôt apparu, provoque des phénomènes surnaturels. Qui l’a créé ? Et qu’annonce-t-il pour l’espèce humaine : le salut ou la catastrophe ?

Pas certaine de vouloir vivre dans ce futur proposée par la série. On est sur un futur complexe auquel il ne paraît pas évident pour le téléspectateur d’adhérer. C’est de la science-fiction assumée, mais où les liens entre les différentes intrigues restent parfois difficiles à saisir. Puis, les décors soulignent parfois un peu trop le manque de moyens de la production.

Avis :

 

SMALL PROPHETS

(Royaume-Uni – 6×30′)

Pitch : Depuis la disparition inexpliquée de sa petite amie Clea il y a sept ans, Michael dérive. Lorsque son père déterre une ancienne recette alchimique, Michael tente le tout pour le tout : créer des esprits capables de prédire l’avenir. Aidé de son amie Kacey, il cultive ces créatures dans sa remise, espérant qu’elles répondront à son unique obsession : reverra-t-il Clea ? Mais en s’éveillant, les esprits déclenchent une série d’événements étranges.

La série laisse entrevoir une forme de magie, mais ne parvient jamais à prendre vie. À la fois mélancolique et décalée, la série reste coincée entre comédie, drame, et fantastique sans pleinement convaincre dans aucun registre. Pearce Quigley livre une performance solide, mais son personnage de Michael, souvent antipathique, rend l’identification difficile, le deuil n’excuse pas tout. Malgré quelques belles idées et une atmosphère singulière l’ensemble peine à captiver sur la durée.

Avis :

 

THE BEST IMMIGRANT

(Belgique – 5×45′)

Pitch : Flandre indépendante, futur proche. Un nouveau gouvernement d’extrême droite décrète l’expulsion de tous les résidents nés à l’étranger. Pour Muna et Jamal, l’arrestation signifie la séparation forcée et le renvoi vers des pays différents. Le couple risque le tout pour le tout en participant à « The Best Immigrant ». Dans ce jeu de téléréalité impitoyable, les candidats doivent s’affronter pour obtenir le sésame : un permis de séjour.

Un jeu de télé-réalité sordide mais très crédible dans cette série. La réalisation est si maîtrisée qu’elle instille un doute troublant, comme si ce cauchemar pouvait exister. Un scénario plus vrai que nature et une intrigue portée par la brillante actrice Jennifer Heylen qui est incroyable dans le rôle de Muna. L’actrice parvient à susciter une telle empathie pour son personnage, au point de nous faire espérer sa victoire, même si cela signifie, cruellement, qu’elle se ferait au détriment d’autres candidats tout aussi désespérés de pouvoir rester.

Avis :

 

THE FLAWS 

(Allemagne– 4×25′)

Pitch : Ce sont les failles des fonctionnaires allemands typiques : obéissants, discrets et incroyablement incompétents. Menacés de licenciement, un quiproquo les propulse dans un programme de formation avancée. À bord d’un bus autonome, ils entament un périple absurde, entre révolution en chariots élévateurs et une tentative très malavisée d’entrer au paradis, bref, un désastre professionnel total.

C’est un concept très particulier et le genre de série où l’on adhère ou pas du tout. Malheureusement, je n’ai réussi à adhérer au concept. Même si j’ai rigolé à certaines situations, rapidement le côté mime et esprit de troupe qui fait tout ensemble comme un bloc m’a vite lassée.

Avis :

 

THE SACRED VOWS

(irlande– 6×52′)

Pitch : Lors d’un mariage irlandais à Tenerife, les invités jonglent entre crises personnelles et festivités sous le soleil. Du prêtre faisant face à une catastrophe imminente, aux idylles secrètes des invités, en passant par des maladies cachées et des avances importunes : chacun dissimule un secret tout en essayant de tenir ses engagements. Une célébration où les apparences sont aussi fragiles que les vœux des mariés.

Une chouette comédie irlandaise savoureuse portée par une idée brillante : révéler les secrets les plus fous le temps d’un mariage. Dans cette série, les mariés passent au second plan, les véritables vedettes sont les invités et les mystères qu’ils cachent. Le tout est drôle, finement écrit et habilement construit, sous le soleil de Tenerife qui donne une couleur ensoleillée aux plus sombres des secrets !

Avis :  

 

VARIOLA VERA

(Pologne– 7×45′)

Pitch : Pologne, 1963. Alors que l’officier Lucja Winter rentre d’une mission secrète, une épidémie de variole frappe Wrocław. La ville est aussitôt isolée pour contenir ce virus qu’on pensait disparu. Tandis que la jeune docteure Weronika Przybysz mène la lutte médicale pour enrayer l’épidémie, Igor, un journaliste, cherche à découvrir la vérité sur l’origine suspecte de la maladie.

Une ville mise en quarantaine par une épidémie de Variole et une femme médecin ignorée par un système patriarcal dans les années 60 et qui va se rebeller : le point de départ a des airs de déjà-vu. Si la réalisation est soignée  et l’immersion dans l’époque particulièrement réussie, le scénario, lui, peine à se renouveler et reste assez peu audacieux.

Avis :

 

C’est un panorama 2026 permet un véritable voyage dans le temps explorant aussi bien le passé (Breendonk, Variola Vera), le futur (The Best Immigrant, Eternel, Queen of Mars) tout en s’interrogeant sur notre actualité (Prisoner 951, The Flaws). Dans cette sélection, Babies et The Best Immigrant sont les séries qui m’ont le plus marqué : la première pour son traitement délicat du désir d’enfant et la seconde par son réalisme sur un futur plus que proche de nous que ce que l’on croit. Prisoner 951 s’impose comme une série nécessaire et en prise d’actualité et tandis The Sacred Vows m’a agréablement étonné par son concept simple et efficace du mariage qui fait éclater les secrets des invités.

Lubiie

Experte dans le domaine des séries, blogueuse passionnée depuis 2006, professionnelle de l'audiovisuel, reporter de festival, jury de festival et intervieweuse aux multiples questions en séries. Tout mon monde tourne autour de l'actualité des séries.

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